REFLEXION

LE G8 ET LE G20 ET APRES ? : Quel avenir pour les pays émergents ?

Une nouvelle rencontre, car elle n’est ni la première ni la dernière, vient d’avoir lieu à Toronto (Canada) au cours de laquelle plusieurs sujets d’actualité ont été abordés par les grands de ce monde, sous le regard inquiet des sept dirigeants africains invités à assister à des réunions parallèles au sommet.



LE G8 ET LE G20 ET APRES ? : Quel avenir pour les pays émergents ?
Tout d’abord quels sont ces sept pays africains au sommet du G8 ? Il s’agit, avant tout, des Etats initiateurs, de projets come le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), à savoir: l’Algérie, le Nigéria et l’Afrique du sud . Sera également présent à Muskoka (Canada) le Sénégal avec son projet Oméga qu’il a accepté de joindre à celui du Népad. Les autres pays sont : l’Egypte, l’Ethiopie et le Malawi. Les grands sont venus pour débattre de problèmes d’ordre économique qui sont à l’origine des nouvelles crises économique provocant un dérèglement de la finance, suivi d’une croissance qui semble ne pas vouloir décoller. Venu au sommet avec des idées toutes faites, le président américain, Barak Obama, a tenté de dissuader les dirigeants européens de prendre les mesures nécessaires tendant à faire repartir la croissance économique mondiale, sans se soucier des préoccupations de ses interlocuteurs. Entrant de plain pied dans le vif du sujet, tout en devançant les débats qui allaient suivre, Obama a voulu montrer aux européens qu’elle était la position des USA et leur indiquer qu’il était plus que déterminé à imposer sa politique concernant la reprise de l’économie mondiale, tout en faisant mine d’ignorer les conséquences de la crise financière grecque qui, en retour, s’est répercutée sur l’économie européenne et qui, jusqu'à l’heure actuelle, n’a pas trouvé d’issue favorable pour émerger. Les divergences entre les américains et les européens sont visibles. Pendant que les uns parlent de croissance économique, tout en envisageant de mettre sur pied de nouveaux mécanismes pour la relancer, les autres se contentent de parler de rigueur budgétaire, comme unique solution permettant de parvenir à un règlement en décidant de réduire au maximum, les déficits engendrés par la dernière crise financière. Ceci dans un but précis : compromettre le projet américain qui vise à stimuler la croissance par la consommation. « J’espère que nous pourrons nous appuyer sur ces progrès en coordonnant nos efforts pour favoriser la croissance économique, continuer les réformes financières et renforcer l’économie mondiale », s’était empressé de dire, le président américain. Indirectement, Obama tente de dicter aux européens la ligne à suivre pour parvenir à un éventuel règlement de la crise financière actuelle. Allant dans le même sens des idées soutenues par Obama, M Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, se montrant rassurant vis-à-vis des américains, estime, pour sa part que si les européens entendaient réduire leurs déficits, ils le feraient en donnant « la priorité à des stratégies favorisant la croissance », ajoutant par ailleurs qu’il s’agit là d’un signe de « confiance » mais les européens ont tendance à voir le problème sous un autre angle. La Chancelière allemande. Angela Merkel, intervenant au sommet du G20, a tenu à réaffirmer la position de l’Europe en avançant qu’il était « temps de réduire les déficits », entendant par là défendre la politique économique européenne .A travers cette déclaration elle remet les américains à leur place. eux qui ne pensent qu’à une chose : relancer la locomotive de la croissance économique qui leur profiterait plus qu’aux européens. Il est clair qu’en deux jours de tels problèmes ne peuvent trouver leurs solutions si au départ les uns et les autres se rencontrent à chaque sommet avec des idées préconçues. Pour leur part, les chefs d’Etats des sept pays africains ont fait part de leurs préoccupations récurrentes à savoir : la stabilité, la sécurité, la paix et la santé dans le continent africain, comme pour responsabiliser les chefs d’Etats européens et américain sur les conflits et les problèmes que connaissent les pays africains. Mais il se trouve que cela fait des années entières que les mêmes problèmes reviennent sur la table des discussions du G8. M Abdelaziz Bouteflika a, dans son communiqué, indiqué clairement que le sommet de Muskoka fera une évaluation « de la mise en œuvre des engagement consignés dans les plate-formes de partenariat adoptées à l’occasion des sommets successifs du G8 ». Pendant que les chefs d’Etats africains continuent de rappeler, lors de chaque sommet leurs préoccupations, les membres du G8 semblent ne pas entendre leurs revendications, car préoccupés, eux aussi, par leurs propres problèmes. Peut-être qu’il y a lieu de changer de discours pour mieux se faire entendre ? Certes, des propositions avaient été faites lors des précédents G8 et des engagements avaient été pris dans le cadre d’un véritable partenariat avec l’Afrique. Pour l’heure, le projet du Nepad, malgré sa vision lointaine et l’importance accordée à la stratégie développée par ses initiateurs, il demeure pour ainsi dire un projet opaque. Il s’agirait, selon nous, de simples propositions non tenues, car que faudrait-il faire pour décider les membres du G8 à respecter et surtout honorer leurs engagements? Pendant ce temps là les problèmes soulevés auparavant demeurent les mêmes. Certains se sont aggravés comme le chômage ou la pauvreté par exemple. Que sont donc devenus les 60 milliards de dollars US d’aide avancée lors de la conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement à Monterry (Mexique), en 2006 ? Pire encore : le G8 avait même fait la promesse de doubler son aide au profit de l’Afrique. Ne serait-il pas plus sage que les chefs d’Etats africains pensent à un autre moyen d’entre-aide interne au lieu d’avoir à attendre des promesses qui n’aboutissent pas ? Car pendant que le temps passe, les problèmes restés en suspens auront tendance à s’aggraver davantage.

M. Bentahar
Mardi 29 Juin 2010 - 10:44
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ACTUALITÉ
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