REFLEXION

LE DIKTAT DES LIQUIDATEURS A MOSTAGANEM : 70 entreprises étatiques toujours fermées …Pourquoi ?

Alors que le chômage gangrène la société Mostaganémoise par le manque d’entreprises productives capables d’absorber le désœuvrement des jeunes dont de plus en plus sont des diplômés, soixante-dix (70) établissements étatiques (usines, entreprises et sociétés) qui ont fait l’objet de liquidations il y’a plusieurs années de cela, restent dans l’ambiguïté malgré les instructions de la tutelle à les délivrer de leur sort qui reste accroché au bout du stylo du liquidateur qui ne veut les libérer. N’Y a-t-il pas anguille sous roche ?



LE DIKTAT DES LIQUIDATEURS A MOSTAGANEM : 70 entreprises étatiques toujours fermées …Pourquoi ?
Après tant d’années passées dans la suspicion, il y a de quoi se poser la question, elle de savoir les raisons qui retardent ces liquidateurs à libérer ces sociétés pour rendre à César ce qui appartient à César, si ce n’est que pour continuer à se voir rémunérés quotidiennement à la hauteur de la coquette somme de 5.000 dinars, voire pour une année. Combien toucheront-t-ils alors ?  Près de 180 millions si les comptes sont bons. Selon des sources bien informées, plusieurs investisseurs ont déposé leurs demandes pour exploiter ces sites fermés et ils disent être prêts à relancer des sociétés promotrices, capables d’embaucher des centaines de chômeurs et de soutenir le marché national par une production en mesure de conquérir  même le marché international. Or, face au diktat de ces liquidateurs et en l’absence d’une main ferme du gouvernement, les 70 entreprises perdurent à rester fermées.
 
70 entreprises étatiques toujours fermées
Pour la wilaya de Mostaganem, qui n’a pas échappé à cette règle qui ne dit pas son nom, pas moins de 70 entreprises étatiques demeurent  fermées et leur sort reste inconnu à ce jour. Plusieurs secteurs ont été touchés à l’exemple du textile, de l’agro-alimentaire…etc. Il y’a lieu de rappeler que pour la liquidation de  ces entreprises, le gouvernement a chargé des liquidateurs pour assainir la situation de ces entreprises,  dans un délai bien précis, sachant pertinemment que ces derniers sont payés à raison de 5000 milles dinars par jour. Une fois le travail achevé,  le liquidateur doit déposer le bilan de l’entreprise au niveau de la wilaya. Or, c’est le contraire qui se passe, plusieurs entreprises croulent à ce jour dans l’oubli, du fait qu’aucune opération de liquidation n’eut abouti à son but , qui est d’assainir la société et rendre les clés à la wilaya pour les céder à des investisseurs capables de lancer des projets productifs rentables à la société et la production nationale. Donc, le travail non achevé est à l’avantage du liquidateur qui trouve son compte dans la pérennité de la situation. Cette situation qui prévaut  à travers l’ensemble du pays ne peut que démontrer le non suivi de la politique de privatisation prônée par le Gouvernement. Et pourtant, le peu d’entreprises publiques qui ont été privatisées ont donné leurs fruits, et se voient aujourd’hui employer des centaines voire des milliers de travailleurs.
 
Il y’a des investisseurs capables et qui n’attendent que le feu vert
 L’entreprise CELPAP de Mesra en est un exemple idoine. Cette entreprise qui a été reprise  par l’industriel, M.Koubibi , patron du groupe industriel Sidi Bendhiba , s’est spécialisée dans la production  de câbles en cuivres et tourne actuellement avec un effectif de 300 travailleurs. Ses objectifs à moyen terme en matière d’emploi, est de tourner avec un effectif de 800 employés. Ce modèle de réussite doit encourager les pouvoirs publics à revoir leur politique en matière d’emploi et ne pas laisser dans les oubliettes plus de 70 entreprises pour la seule wilaya de Mostaganem, qui n’attendent que le feu vert  pour qu’elles soient reprises par des investisseurs nationaux et mêmes étrangers, seules issues pour pouvoir résorber le chômage qui touche  une frange importante de jeunes diplômés des universités.
 
Rappel 
C’était dans les années 90 quand le prix du baril a atteint son plus bas niveau que soudainement l’Algérie s’est retrouvée les caisses vides et sur les bras une dette colossale de 26 milliards de dollars à rembourser. Pour sortir de l’ornière, le gouvernement de l’époque qui était sous l’égide de Ouyahia, devait abdiquer et appliquer les directives du FMI à la règle. Ceci s’est répercuté sur la situation de milliers d’entreprises qui ont mis les clefs sous le paillasson, et le départ massif de milliers de travailleurs, soit en départ volontaire, soit en retraite anticipée. Et depuis cette époque, se sont des milliers d’entreprises dans plusieurs secteurs d’activités économiques qui restent  fermées.  Toutes les wilayas ont été touchées par ces mesures draconiennes du FMI. 
 

Riad
Mercredi 12 Décembre 2012 - 00:00
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MOSTAGANEM
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