REFLEXION

LE DEPART DES CLANDESTINS VERS L’AUTRE RIVE : Un syndrome ou une faille politique !?

Au moment où l’Europe se construit, au moment où le Japon et les Etats-Unis font concurrence au monde entier, au moment où les pays voisin du Maghreb vivaient une stabilité économique.



LE DEPART DES CLANDESTINS VERS L’AUTRE RIVE : Un syndrome ou une faille politique !?
Les Algériens (à l’exception de la minorité) s’affrontent, s’endettent et s’appauvrissent. Notre pays vit toujours une crise qui menace son existence depuis 1962. Les multiples gouvernants ont conduit notre pays à une impasse politique, économique, sociale et culturelle. Notre jeunesse est une nouvelle génération, munie d’une liberté menaçante et violente, usée à tort et à travers par l’oisiveté, l’agression et la violence. Elle ne cesse d’apporter à notre pays destruction, marginalisation, sous-développement, déstabilisation, menace et insécurité. Désoeuvrée et livrée à elle-même, une grande partie de cette jeunesse constitue une véritable bombe à retardement, pour le présent et l’avenir de notre pays, si le régime élu démocratiquement ne trouve pas une solution d’ici là.
Ainsi, l’Algérie est menacée –incroyable, il faut le dire- par des…Algériens. L’oisiveté, le manque de conscience , l’incivisme, le non respect d’autrui, le non respect des institutions et des lois, l’ignorance en matière de religion et des valeurs de l’Islam, la violence, les agressions physiques et verbales, le je m’en foutisme ont métamorphosé les jeunes. Où est le citoyen Algérien qui cherche en premier lieu l’intérêt de son pays ? l’Algérien aujourd’hui, ne cherche que son profit au détriment de tout et de tous quand un ensemble dénué de toute notion patriotique et nationaliste rejette tout ce qui ne satisfait pas ses intérêts personnels et fait que son pays chancelle –il faut le dire- au bord de l’abîme. Le créneau du travail est repris par les étrangers , ces nouveaux « maîtres »même les assainissements, pris par les Chinois après les chantiers de construction. Que reste t-il aux Algériens sinon le chômage qui se caractérise de jour en jour et transforme l’être humain en « sauvage »

La place de l’Algérie est connue.
Un pays riche pour une majorité pauvre.

La place de l’Algérie est connue, mais elle ne peut s’en sortir avec des individus qui ruinent son économie, et dilapide son argent, détruisent sa stabilité. Des centaines de ces individus sans scrupules installés dans des postes importants de responsabilité, par leurs connaissances et non pas par leurs bagages d’instruction. En réalité l’analphabète, a plus de chance de devenir une « personnalité» qu’un docteur qui a usé ses pantalons dans les universités pendant des années. Corruption, dilapidation, trafic, contrebande, spéculation, destruction, violence, assassinats et agressions sont notre lot quotidien. Que de débats passés sous silence ! Que de projets morts nés. Que de discours dans le vide.
Lors d’une rencontre des médias Arabes, nous n’avons pas pus répondre à nos confrères arabes, quant ils nous ont demandés les raisons des départs des jeunes clandestins à bord de chaloupes de fortune, vers l’autre rive de la méditerranée. Alors que ces confrères désignaient les Algériens une population riche dans un pays riche. Quelle réponse leur dire??
Ce sont les options politiques qui font que le marasme que vivait la majorité n’est guère médiatisé. Les Algériens qui se battent pour l’avènement d’une ère de paix et de prospérité, pour les pratiques démocratiques, pour les droits de l’homme, pour une véritable liberté d’expression sont et méritent un encouragement. Ce combat va prendre du temps. Mais c’est le seul combat qui peut réconcilier l’Algérie avec elle-même. Tout en procédant un nettoyage à sec pour se débarrasser des corrumpus qui tôt ou tard deviendront des coprophages. C’est donc une réaction de survie face à un système qui a, apparemment, décidé de ne pas bouger. L’Algérie d’aujourd’hui ne peut être dirigée convenablement par un parti ou deux. L’Algérie est plurielle et toute gestion du pays qui fait fi de cette réalité ne mènera nulle part..
Le mouvement de contestation de la cherté de la vie, du pouvoir d’achat qui se dégringole tous les jours, veut apporter une autre culture politique dans le pays et n’ose, ne serait-ce qu’en l’espace d’un seul instant, imaginer l’utilisation de la force.
Pour de nombreux hommes politiques, le pouvoir n’est pas dans l’ignorance de ces périls même si les outils institutionnels qui lui permettent d’être suffisamment informé se sont fortement érodés. Le véritable problème réside dans les présupposés de lecture de ces informations et dans le préalable structurel de la préservation du système- Pouvoir. De ce point de vue, les signaux qui arrivent sont totalement appréhendés sous l’angle de la menace. Et comme on ne se résout pas à la mise en place de mécanismes d’expression et de régulations démocratiques et transparentes des revendications, la seule réponse apportée est de type autoritaire.
Cela les nouvelles générations d’Algériens, qui ont une autre conception du patriotisme, ne peuvent s’en contenter contrairement à leur parents qui acceptaient tout du nouvel Etat national né d’une douloureuse guerre de libération.. Le pouvoir continue à gérer la société de 1962 en ignorant que celle qui existe est, d’un point de vue quantitatif et qualitatif, totalement différente.

A. Ben Brik
Dimanche 9 Mai 2010 - 10:38
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