REFLEXION

LE CURAGE DES AVALOIRS A ACHAACHA : Une opération indispensable à la veille de l’automne



LE CURAGE DES AVALOIRS A ACHAACHA : Une opération indispensable à la veille de l’automne
Prévention, voilà un terme qu’on aime évoquer à chaque occasion et à divers niveaux de responsabilité. Prévention des catastrophes naturelles, prévention des risques sanitaires ou encore d’accidents de la route. Il existe un nombre incalculable et varié de situations pouvant contribuer à mettre en danger la vie des citoyens comme il existe, d’autre part, un arsenal de lois, décrets et arrêtés destinés à prévenir les calamités et les catastrophes de toutes natures et même lorsqu’elles surviennent, à faire en sorte qu’elles aient le moins d’impact possible sur la vie de la population. En théorie, et en théorie seulement, tout semble avoir été prévu par le législateur pour parer à toute situation de crise extrême ou exceptionnelle, mais sur le terrain la réalité est toute autre. Elle est parfois amère et difficile à digérer. Après le dernières pluies, plusieurs rues et artères de nos villes et villages ont été inondés provoquant d’innombrables désagréments à la population. En un lap de temps, les pluies ont transformé certaines voies en de véritables marécages. En raison des avaloirs obstrués, le même scénario est constaté en différents lieux où la chaussée est submergée à cause de l’accumulation de la gadoue qui engorgeait les canaux d’évacuation. L’obstruction des avaloirs, indique-t-on, est pour beaucoup dans des situations des plus désagréables. Les tragiques inondations survenues à Bab El Oued et Ghardaïa illustrent parfaitement la furie de la nature face aux graves insuffisances en matière de prévention des risques de catastrophes naturelles. C’est le moment propice pour le curage des avaloirs et des égouts d’assainissement avant les premières pluies de l’automne. Censé avoir lieu au mois d’août, l’opération curage a démarré tardivement dans la plupart des communes de la wilaya. Dans d’autres, l’opération n’a pas encore eu lieu. Dans les avaloirs, on trouve différents types de détritus : des gobelets, des sachets en plastiques, des morceaux de tissus et du papier en tous genres. Ces déchets, une fois mouillés, forment un véritable cataplasme qui ne laisse filtrer la moindre goutte d’eau, et bonjour les dégâts ! L’incivisme des citoyens a sa part de responsabilité dans l’entassement des déchets dans les avaloirs. L’entretien périodique, suivant un programme étudié et étalé sur toute l’année, des réseaux d’assainissement est fortement recommandé par les spécialistes mais la défaillance des autorités locales dans ce domaine n’est pas à démontrer. Même si le curage aura lieu, il est souvent fait de manière aléatoire. «Cela aurait pu être évité si...» C’est une phrase qu’on entend souvent au lendemain d’une catastrophe, de la bouche de ceux dont le métier est de prévoir, prévenir et épargner à une population, déjà éprouvée, des calamités de plus. Heureusement que le pays dispose toujours (on ne sait pas pour combien de temps?) d’un confortable matelas financier qui lui permet de panser les blessures et d’anesthésier les mémoires. Quant aux responsables providentiels, on les attend toujours.

Abdelwahab Adda
Mercredi 22 Septembre 2010 - 00:01
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