REFLEXION

LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DE MOSTAGANEM, VIENT D’ELIRE UN SUCCESSEUR : Retrait de confiance au bâtonnier



LE CONSEIL DE L’ORDRE DES AVOCATS DE MOSTAGANEM, VIENT D’ELIRE UN SUCCESSEUR : Retrait de confiance au bâtonnier
L’absence perpétuelle du bâtonnier dans les différentes réunions programmées avec les instances judiciaires et même aux différentes activités officielles et notamment son absence lors de la visite du ministre de la justice et garde des sceaux à la cour de justice de Mostaganem, a exhorté le conseil de l’ordre des avocats à l’élection d’un nouveau bâtonnier en l’occurrence M. Boukhort après évincement de l’ancien bâtonnier M.Krim Amar.
En date du 06 juillet 2010 à 14 h de l’après midi, le conseil de l’ordre des avocats, a organisé une réunion de travail en son siège auprès du tribunal de Mostaganem. La réunion consistait à étudier la situation conjoncturelle de l’ordre des avocats et les moyens existants, pour sa gestion et éventuellement les problèmes, dont il est confronté : A savoir : L’absence continue du bâtonnier de l’ordre des avocats M. Krim Amar, d’où les répercutions des conséquences sur la gestion et sur les affaires, en souffrance, de par la négligence et le laxisme envers les collègues, ces derniers qui ont formulé des demandes depuis des mois sans qu’elles aboutissent à la moindre réponse. Il y a lieu aussi de faire remarquer, que l’activité a été paralysée, depuis son installation et ce par le non respect des différentes réunions du conseil de l’union et son abstention d’informer les membres du conseil de l’ordre des avocats sur les résultats des différentes décisions prises en l’absence de consultation avec ces derniers. Les griefs retenus sont nombreux, de par l’absence même d’un programme ou plan de travail, concernant l’ordre des avocats, que ce soit dans le domaine professionnel ou judiciaire, d’où la gestion anarchique, dans la programmation des réunions de l’ordre des avocats, notamment pour ce qui est de l’invitation, celui-ci a toujours fait fi du statut excluant la présence des membres, les privant ainsi des différentes réunions, dont le déroulement, ne se faisait que très tard, ou sans le quorum. Le retard et l’absence du bâtonnier à chaque fois et ce ,au moment du démarrage des travaux de l’union nationale, qui débutait aux alentours de midi, après s’être assuré du départ du grand nombre de collègues, qui on avait marre d’attendre la venue de celui-ci. Il a été aussi constaté selon le procès verbal de réunion, que des dépenses de sommes d’argent importantes, ont été enregistrées sans l’aval ni la connaissance du conseil encore moins sans la moindre approbation et ceci en infraction avec les textes et les articles 43 et 46 du droit professionnel. L’assemblée dans sa réunion extraordinaire, reproche au bâtonnier, d’avoir marginalisé le conseil de l’ordre et lui reproche d’avoir délaissé le bâtonnat, sans omettre qu’il a été enregistré plusieurs dépassements commis dans la prise de décision unilatérale à conséquences graves et qui se sont répercutées sur quelques collègues qui ont fait l’objet d’éviction et de réintégration, sans la moindre connaissance du conseil, ceci en infraction avec l’article 56 du droit professionnel , ainsi qu’il a été constaté, la mise à l’écart des délégués et l’obstruction à leurs travaux, à savoir : Prise de décision unilatérale par le délégué, à l’insu des autres membres du conseil pour toute participation au congrès des avocats Arabes, qui s’est déroulé en Syrie, notamment pour étudier le point noir, relatif à l’incendie volontaire de l’emblème algérien ,par les avocats égyptiens. Manquement délibéré d’informer les membres du conseil de l’ordre des avocats des différentes activités programmées , à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, ce qui a contraint le conseil, à manquer toutes les activités. Absence de prise en charge réelle aux différentes interrogations d’ordres professionnelles relevées, par les confrères, ni même une facilitation de la tache des membres du conseil, pour le faire. Fermeture du bureau de l’ordre des avocats et blocage, du fonctionnement du conseil de discipline, une situation qui a engendré d’énormes problèmes et par conséquent, un recul de confiance des confrères quant à la légalité du conseil. Annulation de l’expérience, « meilleure plaidoirie » propre aux avocats stagiaires, une opération, qui a connu une grande réussite, sans consultation du conseil de l’ordre. Abandon des avocats stagiaires et absence, d’une prise en charge réelle, leur garantissant les conditions et les moyens nécessaires, pour bien assumer leur stage, car à ce jour même le serment, n’a pas été prononcé, par des stagiaires qui ont terminé leur cycle .aucune initiative n’a été prise, pour le démarrage du stage, et le comble c’est que plusieurs parmi eux sont , à la recherche du directeur de stage. Blocage de la mise en route de la revue de l’avocat, qui était prête à décoller. Aussi les membres du conseil de l’ordre affirment ,qu’ils ont été témoins des appels lancés, à l’adresse du bâtonnier l’avertissant des risques, que peuvent engendrer ce genre de comportements irresponsables et les répercussions néfastes ,qui peuvent nuire à l’image du conseil de l’ordre des avocats. Après discussions, le conseil a confirmé, qu’il y avait un manquement incontestable quant à la gestion du poste de bâtonnier ,qui n’a jamais été présent, alors que celui-ci devait en principe œuvrer, au bon fonctionnement, mais il s’est avéré, que ce dernier n’a rien fait ,durant ce mandat ou fournit d’effort, quant à la gestion des affaires, du bâtonnat , qui demeurent en souffrance . En conformité des textes relatifs à l’article 45 du droit professionnel, qui donne des prérogatives au conseil de l’ordre d’élire un délégué, le conseil a décidé de congédier Maitre Karim Amar, de ses fonctions et décider de le remplacer par Maitre Boukhort Mohamed, qui a été élu à l’unanimité, comme le représentant officiel du bâtonnat de la région de Mostaganem. Le nouveau délégué, a présenté après son élection les différents points de son programme, au conseil pour approbation. Après accord du conseil, le nouveau délégué a demandé aux membres de préparer des rapports sur la situation générale de la corporation, qui a été soumise au conseil de l’ordre, ce 10 juillet 2010 à 9 h 30. Le rapport de l’ordre des avocats confirme malheureusement et livre, dans celui-ci une note de présentation, qui est loin des conclusions espérées et conclut, que seul le choix d’un système alternatif, a vocation de regrouper l’ensemble des avocats. Cette analyse selon le rapport dressé par l’assemblée, conforte une solution unique et contraignante, pour l’assemblée, dont la confiance a été retiré à l’ex bâtonnier par ses pairs lors, au cours d’une assemblée extraordinaire qui s’est tenue à cette même date, pour désigner un successeur, qui vient d’être investi. Selon le nouveau président : « il s’agit de réactiver le syndicat des avocats, qui a été longtemps marginalisé et qui doit être actif , après une longue hibernation, d’où la création d’un portail d’accès, pour tous les avocats sous contrôle d’une gestion intelligente, avec la participation effective, des autres membres du bureau et de l’assemblée constituante, qui doit être informée ce qui n’était pas le cas » et d’ajouter : il y a lieu de signaler que le syndicat à longtemps souffert, des dérives d’un bâtonnier , qui n’avait de respect pour aucun et avait décidé de travailler tout seul sans consulter personne. la léthargie constatée a paralysé complètement le fonctionnement de cette instance. Elle a toujours été dirigée unilatéralement dans le sens des errements qu’aurait confiné l’autisme de son président; qui témoignait du mépris à l’égard des confrères ,qui ont droit à une totale transparence. Il en va aujourd’hui de la crédibilité et de la représentativité du syndicat, pour défendre les intérêts des avocats, qui ont été marginalisés durant ce mandat, qui a été celui de l’arbitraire et du comportement inadmissible, alors que son président devait être le rassembleur, pour aller de l’avant dans le cadre de la représentativité du droit à la défense. Et d’ajouter nous sommes enclin, à regarder la réalité, car nous vivons, dans un monde ou le client attend de nous d’être présent et aujourd’hui plus que jamais, car le droit est omniprésent dans la vie quotidienne, surtout pour un avocat, ce qui influera certainement sur les choix personnels et professionnels.

Benyahiya Aek
Lundi 12 Juillet 2010 - 00:01
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