REFLEXION

LE CNES DENONCE LA DEVALORISATION DE L’UNIVERSITE PUBLIQUE: Les enseignants veulent des états généraux sur l'université

La Coordination nationale des sections CNES qui dénonce la dévalorisation de l’université public, appelle à la tenue des états généraux sur l’université, selon un communiqué de la Coordination rendu publique samedi 12 mars.



LE CNES DENONCE LA DEVALORISATION DE L’UNIVERSITE PUBLIQUE: Les enseignants veulent des états généraux sur l'université
La coordination exprime également son soutien au mouvement de protestation des étudiants.Réunie vendredi 11 et samedi 12 mars 2011, au siège du SNAPAP à El Harrach (banlieue d’Alger), la Coordination accuse le ministère de tutelle d’avoir « imposer (…) sans concertation ni débat » un nouveau système d’enseignement (LMD) « aux seuls fins d’obtempérer aux désidératas » de l’Union Européenne.« Ce chamboulement vient d’être approfondi par la remise en cause de la hiérarchie des grades au sein de l’université algérienne en marginalisant les critères scientifiques objectifs les plus importants », s'inquiète cette organisation.Reprochant aux enseignants d’être des « complices passifs sinon actifs de ce nouveau système », la même coordination juge que cela « n’a pu être possible qu’avec la mise à mal de l’organisation syndicale et le refus de la gestion démocratique au sein des établissements universitaires.»La Coordination y voit dans les reformes opérées depuis 2004 un « programme d’ajustement structurel de l’université algérienne dont la finalité est de dévaloriser l’université publique nationale et de la remplacer par des universités privées ».A la conférence des chefs d’établissements, la Coordination des sections CNES lui dénie « le droit de se transformer en instance pédagogique et scientifique », en rappelant que « la question des équivalences ne peut se traiter que dans des instances scientifiques loin de toute surenchère administrative ou politique.» Le ministère de l’Enseignement supérieur avait chargé la conférence des chefs d’établissements de tenir des ateliers de travail afin de mettre en place les correspondances entre l’ancien et le nouveau système.A ce titre, la Coordination exhorte les enseignements de «refuser de s’inscrire dans le processus » récemment lancé par le ministère de l’enseignement supérieur et les appellent à « tenir des assemblées générales pour définir les actions nécessaires à même de faire respecter les critères scientifiques et pédagogiques »Par ailleurs, la Coordination qui soutient le mouvement de protestation des étudiants, s’insurge contre « les manipulations ayant pour but de monter les étudiants les uns contre les autres » et met en garde « quand aux conséquences graves qui peuvent en découler ».« Ces agissements ont pour but d’imposer les nouvelles mesures iniques et faire avorter la nouvelle dynamique d’organisation autonome des étudiants », souligne le même communiqué. En guise de solution pour sortir de « l’impasse », la Coordination nationale des sections CNES exige la tenue des « états généraux sur l’université ( …) pour établir un état des lieux critique et parvenir à l’élaboration d’une politique permettant à l’université algérienne de répondre aux besoins du développement du pays ».Proposition déjà formulée par des enseignants des universités de Bejaia et de Bab Ezzouar. « Cette solution ne peut avoir de sens que si elle intègre la nécessaire révision de tout le système éducatif », conditionne toutefois la Coordination des sections Cnes.

Ismain
Lundi 14 Mars 2011 - 10:47
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ACTUALITÉ
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