REFLEXION

LE CHU D’ORAN : Pannes de courant et pénurie de vaccins



LE CHU D’ORAN : Pannes de courant et pénurie de vaccins
Lundi dernier, le CHU d’Oran a vécu une journée des plus sombres marquant encore une fois l’ampleur de ses tares et de son dysfonctionnement. Dès les premières heures de la matinée, tous les services hospitaliers ont été plongés dans l’obscurité suite à une coupure de courant d’électricité. Une panne causée nous dit-on par une défaillance technique du poste principal de distribution relevant de la Sonelgaz. Ces coupures devenues intempestives et trop fréquentes, ont contraint la direction de l’hôpital de doter l’établissement d’une demi douzaine de groupe électrogènes munis d’un système d’inversion automatique que l’on disait fiable et efficace. Un système devant permettre comme on le sait de déclencher le groupe à la seconde même où l’électricité est coupée sur le réseau public. Mais ce qui s’est passé lundi dernier au CHUO relève de certaines anomalies techniques qui posent de sérieuses interrogations. Au moment où les agents concernés « pensaient » que la Sonelgaz avait rétabli le courant, d’autres coupures ont été enregistrées et un groupe électrogène d’une grande capacité a été endommagé. Un groupe de secours a pu être heureusement déclenché. Mais l’inquiétude des responsables reste palpable et tous les techniciens répartis dans les différents secteurs étaient sur le qui vive. Et ils avaient bien raison d’être là. Enfin d’après midi, un respirateur de réanimation installé au pavillon 5 « diabétologie » a été sérieusement endommagé au cours de son déplacement. L’ascenseur qui transportait l’appareil en question s’est subitement déclenché avant que le respirateur ne soit complètement installé à l’intérieur. Car au moment même où les agents étaient en train de transporter l’équipement, l’entreprise ENASC, chargée de l’entretien des ascenseurs était en train de travailler sur place. Comment l’ascenseur a pu prendre le départ alors que les portes étaient encore ouvertes ? pourquoi a-t-on ordonné le transport de cet aspirateur coûtant la bagatelle d’un million de dinars au moment où des travaux de maintenance se déroulaient sur l’ascenseur ? Pourquoi le réseau d’alimentation électrique par des groupes électrogènes a connu de telles défaillances ? Pourquoi la stabilité du courant au niveau de l’établissement hospitalier pose toujours de sérieux problèmes aux équipements médicaux les plus sensibles et les plus coûteux ? Et parfois même de simples frigidaires subissent des dégâts ou restent de longues journées à l’arrêt après une coupure d’électricité et un mauvais fonctionnement du groupe électrogène. Ce qui entraine évidemment la détérioration des vaccins et d’autres produits rendus inutilisables par la rupture et la chaîne de froid, c’est aujourd’hui le cas pour l’établissement public de la santé ( EPS) d’Es Seddikia qui est depuis plus d’une vingtaine de jours sans la moindre dose de deux vaccins très importants, le vaccin contre la poliomyélite et le HIB un peu à l’image de la cité, le vieux CHUO poursuit son cahoteux parcours jonché de carence de dysfonctionnement et de douloureux paradoxes !

N. Bentifour
Jeudi 30 Septembre 2010 - 00:01
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