REFLEXION

LE CASSE-TETE DE LA CIRCULATION AUTOMOBILE A ORAN : Le code de… l’audace



LE CASSE-TETE DE LA CIRCULATION AUTOMOBILE A ORAN : Le code de… l’audace
Au temps où furent construites les routes à l’intérieur du tissu urbain, Oran comptait au maximum quelques 400.000 habitants qui possédaient en tout et pour tout pas plus de 200 véhicules. Les rues étaient pratiquement vides, on pouvait rouler à une vitesse élevée sans risque d’accident, et on pouvait se garer exactement devant la maison ou le commerce de son choix. L’automobiliste qui passait du rond point du lycée Lotfi pour se rendre à la place du 1er novembre (ex place d’Armes) via le boulevard de l’ALN, (Front de mer) ne s’arrêtait pas. Il ralentissait seulement en arrivant devant le siège de la Sonelgaz faisant face au théâtre de verdure Chekroun Hasni. Il y avait rarement plus de trois voitures arrêtées devant un feu rouge, et l’implantation d’un signal « Stop » n’était même pas envisageable, car non indispensable. Il n’était pas nécessaire non plus de réserver des voies à sens unique. Le nombre très faible des véhicules ne pouvait causer d’embouteillages. Ce qui réduisait également le trafic, était bien le tramway électrique, utilisé par de nombreux Oranais qui ont déploré sa disparition vers la fin des années 50. En effet, les voies ferrées du « tram » implantées dans les pavés (comme à Paris) sillonnaient allègement la ville d’Oran, avec des terminus au niveau de différents quartiers périphériques, et ne gênaient en rien la circulation, alors d’une densité insignifiante. Pour leur malheur, les rails ont été tout simplement recouverts d’asphalte, et on en fabrique d’autres actuellement... laissant croire que le tramway est une « création »originale. Mais le problème n’est pas là. Ce qui rebute les usagers du réseau routier urbain, est bien la difficulté de pouvoir circuler normalement et de pouvoir stationner à proximité de son lieu de travail ou dans les environs d’un service public auquel il a à faire. L’augmentation de la population du nombre d’habitants à Oran, qui est une métropole et la plus grande commune d’Algérie, ajouté à celui des milliers de visiteurs qui affluent chaque jour, rend le trafic impossible. Les travaux entrepris sur différentes artères, et le comportement agressif de nombreux chauffards compliquent davantage les déplacements. Devant cette situation, certains déplorent la mise en place d’un nouveau plan de circulation qui tiendrait compte de ces bouleversements qui semblent s’inscrire dans la durée. Des tunnels ont été effectivement réalisés, contribuant certes, à fluidifier le trafic routier, mais seulement à la périphérie, le centre élargi aux différents est de plus en plus sous tension. Par ailleurs, certains estiment certains ouvrages qui ont coûté les yeux de la tête, n’ont apporté aucun changement. C’est le cas du pont surplombant le rond point d’El Bahia qui aurait dû être orienté vers le sud-est, à la sortie d’Oran, plutôt que vers l’ouest, qui ne va que dans une seule direction : la frontière algéro-marocaine. Or, s’il avait été orienté vers le sud-ouest, il déboucherait sur l’autoroute du sud menant vers toutes les régions du pays. Si bien que lorsqu’il ya un seul véhicule qui passe sur le pont, il y a une bonne cinquantaine qui se disputent le passage autour du fameux rond point. Finalement, beaucoup déplorent le fait que le résultat obtenu ne justifie en rien le coût de revient exorbitant de l’ouvrage. Si bien que le seul moyen pouvant apporter une amélioration de la circulation serait la mise en place de feux tricolores. Un dispositif qui devrait d’ailleurs être étendu à tous les ronds points où chaque automobiliste veut être le premier à passer au mépris royal de la priorité accordée par les panneaux de signalisation. Toute une étude, sérieuse » à entreprendre car le parc auto ne fait qu’augmenter, et le code de la route est de plus en plus ignoré par des effrontés qui l’ont allègrement remplacé par le code de... l’audace.

A. Salim
Mardi 22 Juin 2010 - 11:12
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