REFLEXION

LE CANCER A MOSTAGANEM, ‘’DES MORTS JUSQU’A QUAND ?’’ : Une mère pleure son enfant !

J'ai perdu mon petit enfant, l’ange de ma vie, il y a quelques mois, d'un cancer fulgurant et douloureux. J’ai vécu sa maladie et son décès avec douleur et une grande colère... un sentiment d'injustice. Après que j’ai tant lutté pour sauver mon bébé de la gueule de ce cancer criminel, j’ai échoué devant la volonté d’ALLAH. Mais, aujourd’hui, raconte, madame Fatima Zohra, larmes aux yeux , cette séparation de mon enfant me donne encore du courage et de l’énergie pour lutter contre le cancer des enfants. Ma nouvelle vie je l’ai dédiée aux enfants de Mostaganem et des autres wilayas , je serai à leurs cotés , et je hurlerai encore plus haut pour secouer les âmes des responsables de la wilaya pour donner un coup de pouce à ces malheureux cancéreux, et doter Mostaganem d’un centre anti-cancer bien équipé , qui reconsidère l’image du valeureux algérien , qui a payé 1,5 millions de martyrs pour son indépendance. Voici les mots et le message du cœur d’une femme qui a perdu son enfant et qui a décidé de sacrifier sa vie pour sauver les autres enfants cancéreux !



En effet , la disparition de jeunes enfants et adultes,  tous âges confondus, enregistrée quotidiennement au niveau des hôpitaux en charge des cancéreux, n’est pas sans effet, sur les citoyens qui déplorent la mort d’innocents, foudroyés par le cancer. Cette tragédie continuelle dénoncée par presque tous les médias et qui décrit ce drame humain, fait des ravages au niveau de cette catégorie de malades. C’est dans ce contexte, que Mme Anteur Fatima Zohra dite Mazouri  une citoyenne résidente à Mostaganem, qui vient de perdre son fils, s’est présentée à notre journal très désemparée , sollicitant un espace pour lancer un appel de détresse aux autorités concernées pour prendre en charge ces enfants malades, en matière de  certaines  prestations qui font défaut à l’hôpital de Messerghine d’Oran, tel que les scanners, l’ANAPAT pour les analyses des ‘’biopsies’’. Une absence de structures qui oblige les parents des malades toutes catégories sociales confondues à recourir aux services des privés pour effectuer des examens et bilans où ils doivent débourser des sommes colossales. À titre d’information l’hôpital de Messerghine accueille des malades cancéreux de toute l’Oranie, jusqu’au fin fond du Sahara, pour ne citer que Timimoun, Adrar, Bechar etc… ‘’Mon intervention dit cette dame, c’est d’implorer les autorités pour intervenir et alléger la charge qui sature cet établissement sanitaire et le doter également des structures énumérées ci-dessus et qui font défaut et ce, dans le but de sauver des vies ». Cette citoyenne ajoute qu’il arrive souvent où des médicaments  tels que le ‘’Skinone et le Perenitol’’ essentiels pour la chimiothérapie se raréfient de temps en temps, ce qui engendre un autre problème pour les familles des malades, une tracasserie et une course contre la montre pour se le procurer et à quel prix ? Cette femme s’adresse aussi à tous les citoyens algériens en âge de donner leur sang dans le cadre d’une solidarité à l’effet de sauver ces malades qui nécessitent une grande quantité de sang, presque tous les 2 jours, car  il s’agit en effet de patients dont le taux de plaquettes, et hématies  diminuent considérablement après les séances de chimiothérapies. Pour avoir une idée de ce fléau, notre interlocutrice nous a présentées quelques photos d’enfants ayant souffert ou souffrent du cancer. En ce qui concerne notre wilaya, les spécialistes du secteur peuvent se prononcer et dire que Mostaganem comptabilise depuis 2009,  1500 nouveaux cas de cancer tous types confondus, un chiffre impressionnant qui fait peur et crée le désarroi chez ces professionnels de la santé et même parmi les citoyens concernés.  Il faut ajouter à ce nombre, 300 cas de cancers qui sont apparus durant les 9 mois de l’année en cours. Quelques minutes  après, elle replonge dans son chagrin, avec quelques larmes qui ressuscitent son passé douloureux, Mme Fatima Zohra retienne encore la force de dire,  mon fils avait peur de la maladie et de la mort.   Je me sentais seule au monde et en même temps différente. J'avais la chance d'être entourée de l'amour de mes voisins et de mes petits enfants  que j’essaye de préserver de mon chagrin, mais c'est difficile de cacher à ses proches son désespoir. Par le moment, je crois avoir refait surface et puis un souvenir, un objet me rappelle mon enfant  et je le pleure... mes amis et ma fille ainée  me disent "courage tu vas en avoir pour un moment à remonter la pente mais le temps t'aidera, non pas à oublier mais à diminuer ta peine". Aujourd’hui, je me suis séparée de mon mari, j’ai sacrifié ma vie pour me libérer et me consacrer à ma nouvelle conquête  contre le cancer, je ne serais pas seule beaucoup vont m’aider, car chacun de nos familles ont vécu l’expérience, car nul n’est à l’abri de cette maladie, espérant que nos responsables comprendront que eux aussi pourront être touchés un jour..! A cet effet, moi et toutes  les victimes de cette maladie du siècle,  nous demandons aux autorités de la wilaya de Mostaganem à ce qu’un centre d’oncologie et de radiothérapie soit construit à Mostaganem afin de prendre en charge  et soulager un tant soit peu le calvaire des patients cancéreux ne serait-ce qu’en leur évitant les déplacements éreintants et coûteux.

 

B. Adda
Mercredi 12 Novembre 2014 - 17:29
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