REFLEXION

LE CALVAIRE DE DEUX VEUVES : La famille Redouani, voisins des morts depuis plus de 40 ans

Depuis plusieurs décennies, la famille Redouani vit un réel calvaire de logement, un calvaire qui sort de l’ordinaire, il ne s’agit pas d’un bidonville, ni d’un habitat précaire, ni même d’un logement menacant ruine.



LE CALVAIRE DE DEUX VEUVES : La famille Redouani, voisins des morts depuis plus de 40 ans
Le défunt Redouani Abdelkader, est décédé le mois de février de l’année passée à l’âge de 84 ans, en laissant derrière lui deux veuves et trois enfants (deux garçons et une fille). En effet, la famille Rédouani demeure dans une baraque constituée d’une pièce et une cuisine, située à l’intérieur du cimetière de Sidi Benhaoua, depuis plus de 40 ans, les deux veuves se considèrent comme des voisines puisque les autres voisins ne sont que des morts. Cette baraque si on peut l’appeler ainsi, qui n’est qu’une tombe pour des êtres vivants, qui ne contient même pas un toit à part quelques planches de bois et des baguettes de fer, l’absence des toilettes, d’électricité (ce qui les oblige à se nourrir de repas froids. Le gout d’une eau fraiche ? ils l’ont carrément oublié, car ils vivent sans aucun matériel électroménager, même pas un le réfrigérateur) pas d’eau potable, ce qui nous confirme qu’il s’agit d’une tombe. En outre, le défunt Abdelkader Redouani a passé toute sa vie dans ledit cimetière, en travaillant comme gardien, sous l’autorité de l’APC de Mostaganem, et qui, d’une part a frappé toutes les portes afin de bénéficier d’un logement, et, d’autre part, l’une de ses épouses, « Oum El Khir », qui a travaillé pendant plus de 20 ans dans les cuisines de l’université, a tenté, pour sa part aussi, de bénéficier d’un logement de fonction, mais sans résultats. Le calvaire de cette malheureuse famille ne s’arrête pas seulement là, le soir, tout le monde dort tranquillement, même les souffrants de l’habitat précaire et ceux d’autres cas, mais ce n’est pas le cas de cette pauvre famille, qui a mis deux chiens de garde devant sa porte par crainte d’être attaquée par des animaux sauvages comme nous a confirmé, Oum El Kheir et sa rivale El Alia: « On a subit plusieurs attaques de serpents qui vivent dans le cimetière ». Le malheur de cette famille malchanceuse est arrivé à un point où même la réception par les autorités locales n’a pas été permise, malgré les dizaines de lettres qui ont été adressées, la famille Redouani est certaine que ces lettres ne sont pas arrivées à destinations (bureaux des autorités locales). Cette famille vit dans le désespoir en attendant que Dieu le Miséricordieux leur accorde sa clémence. Oum El Khir, a ajouté que le désespoir est arrivé au point où le fils ainé, « Affif », élevé par l’autre veuve Al Alia, puisque cette dernière n’a jamais eu d’enfants, s’est engagé dans l’armée, dans l’espoir de sauver un jour sa famille de ce calvaire qui a duré depuis plus d’une cinquantaine d’années, ce qui reste pour ces pauvres veuves que le jeune « Lakhdar », âgé de 19 ans, l’homme de la maison. Y aurait-il un jour un entendant ?

Réda Bentounès
Mardi 23 Août 2011 - 11:14
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MOSTAGANEM
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