REFLEXION

LE BRACONNAGE REGNE EN MAITRE A MASCARA : Espèces animales en voie d’extinction

Tout le monde se permet de chasser et de vendre des oiseaux sans se gêner, certaines espèces sont au stade de l’extermination comme le chardon par exemple. Le braconnage règne en maitre à travers la région de Mascara.



Il se pratique généralement au détriment de la gestion durable des ressources naturelles car hors comptage et pouvant être source de disparition rapide locale ou totale d'une espèce, notamment quand il vise une espèce vulnérable au nid, en migration, en période d'hibernation, en saison sèche autour des points d'eau ou dedans, ou quand il y a mauvais temps, etc. En éliminant des espèces clé ou des espèces ingénieurs ou des espèces fondatrices, on risque de dégrader le fonctionnement d'un écosystème entier, Les animaux ne sont pas « égaux » face au braconnage. Les femelles gestantes par exemple fuient moins facilement, de même pour les espèces-cibles des braconniers dont certaines sont dépendantes de points d'eau ou d'alimentation, de cols ou couloirs de migration où il est facile de les « cueillir » et ainsi menacer la population entière. Ainsi, dans une zone braconnée les animaux changent de comportement devant l’homme et fuient parfois toute la région mais peuvent y retourner dans le cas du manque d’eau et de nourriture. Le braconnage perturbe les systèmes organisés de gestion (quotas, agrainage, restauration ou réintroduction de population…) du gibier ou de certaines espèces protégées. Il est parfois source de troubles sociaux ou socioéconomiques. Dans certains pays, il s'apparente à un pillage organisé, effectué par des groupes armés, qui ne respectent pas les systèmes de régulations qui existaient chez les populations autochtones (chasse et pêche coutumières), et alimentent des systèmes mafieux. Il se fait au détriment du trésor public, il contribue à appauvrir les  régions de leurs faunes animales. De nombreuses techniques utilisées par les braconniers (poison, collet, filet…) sont peu sélectives et peuvent affecter des espèces non-ciblées mais menacées. La vente et la déportation de certaines espèces d’oiseau se multiplie assez rapidement comme le cas du chardon, dans tous les magasins et toutes les maisons on trouve une ou plusieurs cages, ces oiseaux sont destinés à la vente illégale. Où sont passés les services de la protection des animaux protégés comme ceux des forêts par exemple ? On a pu remarquer que certains jeunes se permettent d’aller le plus loin possible au sommet des montagnes pour chasser le chardon sans être inquiétés. 

B. Boufaden
Dimanche 6 Décembre 2015 - 16:56
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