REFLEXION

LA ZAOUIA D'OUZERA DE MASCARA : La confrérie Religieuse "LES AISSAOUAS"



LA  ZAOUIA D'OUZERA DE MASCARA : La confrérie Religieuse "LES AISSAOUAS"
La confrérie des Aissaouia Dérivée de l'ordre des Chadoulia, fût crée par Sidi M'hamed Benaissa Chérif El Idrissi, dans le courant du neuvième siècle Hégirien. Cheikh M'hamed Benaissa, qui était né dans le sud Marocain à la fraction des Ouleds Sibai du groupe des Ouleds Cha El Mokhari en 872 de l'hégire, il avait complété ses études à Meknes (est du Maroc), très jeune, il avait entrepris le voyage vers l’orient allant même jusqu'aux Indes. Là, au contact des fakirs et des aselles, il disciplina sont être, avant d’acquérir une puissance de suggestion incomparable, il devient un stoïcien accompli. De retour au pays natal, sa grande piété et ses réelles connaissances scientifiques tant médicales qu'astrologiques et autres, groupèrent autour de lui une foule d'adeptes, mais le Sultan Marocain, auquel sa popularité croissante portait ombrage, le chassa de Meknès avec ses gens. Ce fût alors la fuite précipitée au hasard de l'Erg occulte et désertique, si bien qu'un jour, ses disciples, mourant de faim, implorèrent son secours. " Nourrissez-vous, leur dit il impérieusement de ce que vous trouvez sous vos pas", or il n'y avait là que pierres, scorpions et vipères, et dans l'ardeur de leur foi et surtout par amour pour le maître, les disciples suggestionnés avalèrent sans conséquences fâcheuses d'ailleurs, débris et reptiles. Après cette expérience, le renom thaumaturgiques du cheikh Bénaissa fût incommensurable de tous les points de l'Ifrikya, voire même de l'Orient, les admirateurs affurent et le Sultan de Meknès ayant rappelé le puissant chérif dans sa ville natale, le combla de présents, de faveurs et de privilèges qu'il étendit à ses disciples. Il est dit que parmi ces présents royaux se trouvait une superbe peau de Panthère que Cheikh garda pour lui en guise de "Tapis de prière", cette précieuse fourrure fût apportée en Algérie par les premiers descendants du Maître. Cheikh Bénaissa institua à Mekhnès un conseil suprême composé d'adeptes autorisés dont il fixa le nombre à quarante, de la façon suivante : Un jour de réunion rituelle, alors que par centaines, les fidèles empressaient autour du cheikh, celui-ci tira un long couteau de sa gaine et proclama qu'une révélation divine lui avait ordonné d'offrir en sacrifice le plus d'hommes possible «lequel d'entre veux s’offrir en sacrifice » « lequel d'entre vous dit- il », une voix répondit "moi" alors Bénaissa le fit entrer, avec lui dans sa maison dont il renferme la porte, puis on entend un grand cri et un filet vermeil se répondit sur le seuil. Le purificateur réapparut tenant en main son couteau ensanglanté et cria "Un autre" un second fidèle s'avança et ainsi de suite jusqu'à quarante, mais personne ne répondit au quarante et unième appel. Les hommes de peu de foi restaient muets devant les marches toujours plus rougies par le sang des victimes tant d'effroi et de sourire d’apôtre qui méprises, enfonça l'huis décorant ainsi ces fidèles souriant béatement tandis, qu’auprès d’eux quarante moutons. Tel fut l’origine de la composition du majlise de Aissaouas dans les exhibitions rituelles, l’Issaoui endurci par une excessive sobriété et une abstinence extrême, obtient l’anéantissement totale de son être en une catalepsie éphémère, il est même parfois storiste sur la mort, surtout lorsqu’il est sous le fluide magnétique de son Cheikh, c’est ainsi que l’exclusif commandement d’Allah ghaleb «Dieu Vainqueur » il s’immole avec un abandon complet de choses d’ici bas. L’Humilité est dans la confrérie des Aissaouas les meilleures préfences a l’amour de Dieu, d’ailleurs son fondateur a dit « la fréquentation de la folle enlève au front de l’homme sa candeur, l’image de celui qui aura aimé le monde paraîtra au jour du jugement dernier comme la lune éclipsé Cheikh Benaissa a apris une vie passée dans la prière et l’abstinence, ayant au suprême de grés exalté son esprit et torturé son corps après avoir surtout imposer à tous ses adeptes les doctrinés Soufi ses, mourût à Meknes en 1523 Après J.C) soit le 928 de l’ère du prophète il laissait en même temps que des mandements poétiques du genre de celui-ci «les cœurs sont des jardins dont les prières sont des arbres et les mots une eau vivifiante » une Oucia sévère et sa Sedjara, telle qu’elle existe encore à Meknes. Quant aux quatre fils du cheikh, l’aîné Sidi Aissa, eut dix garçons : M’Hamed ben Sidi Aissa s’installa à Mendes près de Tiaret et mourut en cours de route vers l’Orient et fût enterré à Guerouaou non loin de la ville de Boufarik, où son tombeau est encore visité. A la mort du fondateur de l’ordre, la Direction des Aissaoua avait été confiée à son fidèle Naib Berrouahil El Maadjoub puis les fils du maître étant en âge de reprendre le pouvoir, eux et leurs descendants le conservèrent désormais. Pourtant, quelque temps après la mort du Cheikh Mohamed Bénaissa, les Sultans Marocains tentèrent de nouveau d’annihiler ou tout au moins d’amoindrir le prestige de la confrérie, ce fût ce qui détermina M’Hamed Ben Aissa, qui était particulièrement pris à partie à s’expatrier pour se réfugier au Maghreb Central. Vers l’an 975 de l’hégire, ayant parcouru les Angad et les Tessala, incognito, il arriva jusqu’à Tlemcen où a donné de ressources, il a dû, pour vivre enseigner le Coran au cachet mais, peu après des hommes du Sultan Marocain le dénoncèrent au Souverain Zianide qui tenta de l’encercler. Aussitôt m’Hamed Ben Sidi Aissa, sans le pouvoir bienfaisant de l’Aïeul, devint invisible et se réfugia dans le Rhossel, exactement à Ranchi où une Zaouïa fût longtemps à sa direction. Cependant, ses persécuteurs l’ayant dépisté, il attira sur eux le châtiment céleste et prenant une Outre Il commença à souffler dedans, en déclarant aux sbires du roi de Tlemcen, lancés a sa poursuite « Au fur et à mesure que ma Guerba s’emplira d’air, votre Malik gonflera jusqu’à éclater. Inquiet, et subjugués, les émissaires retournèrent en hâte rapporter les menaces a leur souverain qui, déjà envahi par un œdème général devient plus sage d’envoyer, présents et promesses à cet homme si terriblement doué, mais dédaigneux de toutes faveurs, le Cheikh pardonner sans vouloir rien accepter, puis quitter le pays, il s’enfonça plus avant dans l’est et atteignit le beylik de Titteri, où les gens l’accueillirent généreusement en dhif Allah, s’étant donné comme Fellah, il obtint de devenir le Khammès d’une riche Maraboutha qui bientôt découvrant en lui son seigneur. Et maître, le détermina à s’installer dans le douar Ouzera ou elle possédait un vaste domaine, qu’elle lui légua en mourant. Dés lors, le Cheikh M’Hamed ben Sidi Aissa révéla sa personnalité et reprenant bientôt les pratiques de son aïeul. l’importante Zaouïa mère d’Ouzira, existant encore à quelques cent mètres du Centre de LOVERDO (Berrouaghia) cette maison, sous l’habile direction, de ces chefs, prospéra rapidement et forma bientôt, en même temps que d’excellents Tolba instruits dans les doctrines Chadouliennes, des Mokadems fort bien, stylés qui allèrent un peu partout créer des groupements d’affiliés, lesquels pratiquèrent dès lors les exercices rituels. Au moment où les Français entrèrent à Médéa, c'est-à-dire en 184O, c’était Hadj moussa Ben Allel qui dirigeait la Zaouïa d’Ouzira et qui après avoir accordé comme tout bon Musulman son concours tant Financier que Spirituel à l’Emir Abdelkader chef du Djihad, comprit que sont intervention serait heureuse, dés lors, il se rangea sous la bannière, sans jamais s’en écarter. Peu après, la Direction de l’ordre en Algérie. Èchait au fils de Hadj Moussa Sid El Hadj Ali qui devait être un chef puissant d’une bonté d’âme appréciée même et surtout par les colons européens qu’il secourût lors de Laam Chaar (l’année de la famine) et protégea de son mieux à la cour de l’insurrection. Sid Hadj Ali dont la vie fût un exemple d’austérité, de pitié et de sacrifice mourût fort vieux d’aucuns disent centenaire, au Ramadhan 1315 (1896), il avait survécu prés de trente années. Après, son fils Sidi Mohamed, lequel lui avait laissé un garçon élevé par l’aïeul qui était : El Hadj Mohamed Chérif, mort en 19O3 laissant lui-même deux fils Si Abdellah, et Si Benyoucef, qui habitaient à Ouzira ainsi le chef actuel de l’ordre des Aissaouas Algériens.

B.Boufaden
Dimanche 24 Octobre 2010 - 00:01
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