REFLEXION

LA WILAYA ABRITE AUJOURD’HUI ET DEMAIN LES FESTIVITEES NATIONALES : Mostaganem capitale de l’enfance

Le Premier Ministre vient de décider pour la première fois de fêter la journée nationale de l’enfant depuis la promulgation de la loi portant protection à ce frêle être en juillet 2015. Un évènement de portée nationale en collaboration de 23 départements ministériels, qui a été confié à la wilaya de Mostaganem ayant ainsi le mérite de mettre en exergue tout son apport pour mettre en relief la promotion des droits de cette couche vulnérable de la société.



L’événement d’importance capitale pour le gouvernement algérien ayant ratifié pas mal de lois portant sur la protection de cette frêle couche sociale souvent assujettie à une violence inouïe, est en fait une projection de projecteur sur toute l’éthique que respecte le gouvernement à ce sujet épineux qu’est le droit de l’enfant et son respect sur le terrain du quotidien. Une circonstance dont se charge la wilaya de Mostaganem et qui sera selon nos sources rehaussée par la présence de plus d’un ministre, lors d’un programme chargé pour deux jours à partir d’aujourd’hui, sous le patronat de monsieur le Premier Ministre avec un thème conjoncturel : « parole à l’enfant ». 
L’importance de cet évènement a vu la préparation à travers les festivités plusieurs haltes traduisant tous les ponts que l’Algérie a traversés, à travers les dispositions générales en matière de protection des enfants en danger, des règles relatives aux enfants délinquants, de la protection de l'enfance à l'intérieur des centres spécialisés, des dispositions pénales ainsi que les dispositions transitoires et finales, pour porter à bon port la sécurité de l’enfant qui nécessite encore une promotion de par l’ensemble de la société à la vue de tant de drames en ces temps douloureux. Une avancée qui selon l’Unicef, des efforts louables ont été consentis par les pouvoirs publics pour mettre en adéquation la législation algérienne avec la Convention relative aux droits de l’enfant. Une loi qui est venu après un forcing des associations de protection de l’enfance, en particulier celles militant pour les droits de l’enfant et la lutte contre l’exploitation, sous différentes formes, des enfants. Car, faut-il le rappeler au risque de passer le rappel pour un pléonasme, beaucoup oublient qu’un mineur est toujours un enfant aux yeux de la loi. Ainsi cette loi définit comme enfant « toute personne n’ayant pas atteint dix-huit ans révolus ». Cette loi prend également soin de bien détailler le type de danger auquel l’enfant peut faire face.
Pour quand l’application de la peine de mort ?!
D’où pas mal de programmes et de concours ludiques à la destinée des enfants dans le but de les initier au respect de l’autre, des avis différents et de la diversité dans le but de de les préparer à la démocratie et à la paix demain quand ces enfants seront les citoyens de la relève. L’exemple de l’Assemblée Populaire de Wilaya qui leur sera organisée à l’occasion afin d’assimiler mieux le monde de demain. Les deux journées du thème « parole à l’enfant » sera marquée en outre, ça et là, par l’organisation de débats mixtes entre parents et professionnels, des ateliers pour enfants et d’autres pour les parents sous des thèmes inhérents à : La protection des enfants contre les violences sexuelles et contre les risques d’Internet, en marge d’ateliers pratiques à travers des jeux comme : Comment l’enfant va apprendre et connaître ses droits. Les enfants vont s’exprimer autour de ce thème à travers le dessin. Il y aura aussi un débat sous le thème : comment l’enfant vivra sa citoyenneté, son bien-être à travers ses droits.  Car de ces droits, souvent les plus élémentaires sont bafouées de par les sévices des uns et les violences des autres dans ce bas monde de jungle lorsqu’on se rappelle de tant de frêles anges victimes des plus abominables pratiques. L’exemple de la pauvre petite Nadia, ou des 4 petits scouts de Sidi Ali, ou de tant d’autres qui sont passé sous l’anonymat du tabou ! Des crimes qui ne cessent de choquer mais que l’Etat ne semble pas sérieusement vouloir sanctionner en mettant en veille l’application véritable de la peine de mort que la population ne cesse de demander en vain, parait-il.
Carnage par un 1er novembre 1994
1er novembre 1994. 40e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération. Jour de fête, jour de célébration, pour les anciens mais également pour les enfants, pour qui c’est l’occasion de s’approprier cette mémoire d’une Algérie encore jeune, déjà meurtrie mais fière. Ce jour-là, au cimetière du village Sidi Ali dans la wilaya de Mostaganem, des jeunes scouts participent à la commémoration. La télévision nationale est là, on s’en étonne un peu puisque d’autres festivités autrement plus importantes et spectaculaires ont lieu dans tout le pays, mais les participants sont flattés de l’attention qui leur est portée. Les quelques images diffusées montrent des petites filles et petits garçons, tête haute, chanter avec ferveur l’hymne national. Il est 10 h 30 quand soudain retentit une explosion... Les images diffusées dans la soirée montrent des corps d’enfants déchiquetés, ensanglantés, des gens sous choc. Bilan : Quatre enfants tués. Mohamed Chawki Ayachi (7 ans), Mehdi Boualem (9 ans), Mohamed Hachelaf (8 ans) et Abdallah Chouarfia (12 ans). Dix-sept personnes sont blessées, pour certaines grièvement.
Nadia, 2 ans, enlevée, assassinée et jetée devant le domicile
De mémoire de journaliste, jamais au grand jamais la colère et la consternation n’abandonneront l’âme et la mémoire au rappel de la toute petite Nadia âgée à peine de 2 ans !  Comme Haroun et Brahim de Constantine, la petite Nadia de Mostaganem dans le quartier populaire de Tijditt, a été enlevée à sa famille, dans les circonstances les plus affreuses ! Jeudi 25 juillet 2013, vers 13h30, la petite Nadia Belmokhtar sort jouer, comme à son accoutumée, dans la ruelle-impasse à côté du domicile parental, à Kaddous El-Meddah, au bas de l’antique quartier de Tijditt.
Passé l’après-midi, la maman s’inquiète. Ne voyant toujours pas sa fillette rentrer, elle s’adresse aux voisins et aux commerçants de la cité, en quête d’une trace de la fille. On cherche partout. Vainement. Le père, Abdelkader, 32 ans, sans profession signale cette mystérieuse disparition à la sûreté urbaine la plus proche. Puis à la station radio locale. Au niveau de cette dernière, on lui signifie qu’il faut un avis de recherche visé par la police pour pouvoir passer l’annonce, et auprès de la police, il apprend qu’il faut patienter 24 heures avant d’enregistrer la disparition. Jusqu’à l’aube, les recherches, tout comme le ratissage des zones proches et lointaines, demeurent infructueuses. Hier matin, vers 8h30, le corps frêle tant recherché, est retrouvé, sans vie, devant la porte de la demeure familiale. La malheureuse Nadia était égorgée avec un objet contendant, et son dos présentait plusieurs blessures, alors que son visage était plein d’ecchymoses, selon les dires de son oncle incapable de trouver les mots pour évoquer la façon abjecte et effroyable dont a été assassinée son innocente nièce.
Le dernier crime à Tipaza : « Houssem jouait dans la cité »…
Disparu depuis mercredi en début d’après-midi, l’enfant Houssem Belkacemi, âgé de 8 ans, a été retrouvé mort, ce samedi 1er juillet, dans la forêt de Sidi Slimane, non loin du domicile familial, dans la wilaya de Tipaza. L’enfant avait disparu alors qu’il jouait dans la cité à proximité du domicile familial. Les services de la Protection civile ont entamé des recherches dans cette forêt mais ils n’avaient rien trouvé, jusqu’à ce 1 er juillet 22017 où le corps sans vie de l’enfant a été retrouvé devant une mare d’eau, non loin de l’autoroute et du barrage d’eau près de Khmisti. Sa famille demande l’application de la peine de mort aux auteurs d’enlèvements et d’assassinats d’enfants. « Les services de la protection civile le cherchaient depuis hier dans cette localité. Ils ont finalement fini par le retrouver non loin de la maison », nous a déclaré Mohamed Belkacemi, père de l’enfant. « Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été tué ailleurs puis transporté jusqu’à l’intérieur du barrage d’eau pour faire croire à une noyade ou autre. Mais pour aller là-bas, il aurait fallu traverser l’autoroute. Je connais mon fils, il est vrai qu’il a 8 ans mais jamais il n’aurait traversé cette autoroute tout seul », ajoute-t-il. « Nous n’avons aucun autre détail. La nouvelle nous est tombée dessus comme un coup de massue. Ils vont peut-être l’emmener à l’hôpital de Blida pour pratiquer une autopsie. Je ne connais pas exactement la suite des événements ni quand aura lieu l’enterrement », précise-t-il. « Qui a fait ça ? Honnêtement il m’est impossible de m’exprimer là-dessus. Je ne veux accuser personne à tort », conclut le père.
 

Par Ilies Benabdeslam
Vendredi 14 Juillet 2017 - 21:15
Lu 358 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 22-11-2017.pdf
3.42 Mo - 21/11/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+