REFLEXION

LA VIOLENCE S’AMPLIFIE A MOSTAGNEM : Une agression toutes les deux heures..!

Mostaganem n’a pu être en marge de ce phénomène de l’agression qui se caractérise par le vol des objets personnels de la victime, la fréquence en a atteint le seuil de l’intolérable, une agression s’enregistre toutes les deux heures à l’un des commissariats de la ville



LA VIOLENCE S’AMPLIFIE A MOSTAGNEM : Une agression toutes les deux heures..!
Mostaganem n’a pu échapper à ce cycle infernal de violence qui s’est emparée des grandes villes du pays où cette dernière semble régner en maitresse, en toute quiétude sur des quartiers qui paraissent être sous le joug de gangsters qui autres font la pluie et le bon temps. Ces « agresseurs » font partie de clans qui se partagent les villes en se spécialisant, chacun en un domaine. Malheureusement, la cité des mimosas a également son gang qui opère à travers ses quartiers chauds, son marché public et sa gare routière, rien ne leur échappe, malheur a celui qui ose les menacer, il en payera chèrement son audace. Ces jeunes délinquants exercent en bande de deux à cinq, sous la coupe d’un chef de réseau qui négocie avec les autres chefs ,le partage du territoire d’actions ,chaque bandit respecte les consignes et ne s’aventure jamais en territoire étranger, ils se surveillent de loin, choisissent les victimes et les attaquent souvent par surprise, l’objectif recherché par ces agressions, reste le vol d’objets personnels dont les sacs a main, les portefeuilles, les portables, les bijoux, les montres et des effets vestimentaires de valeur. Ils utilisent les armes blanches qu’ils n’hésitent point a en faire usage en cas d’opposition de l’agressé. Plusieurs victimes se sont retrouvées au bloc opératoire pour avoir osé se défendre ou riposter à ces bandits. C’est le mode de vie qu’ils ont choisi de suivre, certains de ces malfaiteurs tombent à travers les de la sureté urbaine et ne dénoncent jamais les autres membres du réseau, selon l’un d’eux, qui s’est repenti après une purge de 03 années à l’ombre à Sidi Othmane. L’ex-agresseur, devenu vendeur ambulant, de cosmétiques et d’articles divers, connait presque tous les chefs et les réseaux qui activent à Mostaganem ,il est tombé dans un piège qui lui a été tendu par la police qui le suspectait suite aux déclarations d’un « indicateur » qui le filait depuis des mois et l’a vendu lorsqu’il est rentré au sein d’une boite clandestine à Mazagran ,c’est là qu’il a été pris comme un rat. Selon ce bandit revenu sur le droit, les agresseurs activent selon la stature et l’objet convoité de la victime, qu’ils repèrent de loin, s’appellent telephone,decident du nombre qui doit pister la proie, s’échangent les nouvelles sur elle par téléphone, optent pour un lieu d’attaque et c’est toujours sous l’effet de la surprise qu’ils agressent la proie et n’hésitent point a faire usage de leurs armes en cas de besoin, autres sont mieux équipés et utilisent d’autres moyens sophistiqués telles les bombes lacrymogènes et ses « filets » pour paralyser la victime. En ce qui concerne les lieux où les agressions sont devenues de plus en plus fréquentes, la palme revient aux cités nouvellement construites et qui restent le plus souvent sans sécurité et où l’absence des forces de sécurité se fait âprement ressentir, elles ont été batices loin de toute densité populaire des autres tissus urbains, et demeurent éloignés de la ville. Elles sont venues aux autres quartiers chauds de la ville (El Arsa, la cité El Houria, Tigdit, le Plateau) où il est déconseillé, de s’aventurer en ces lieux, dés la tombée de la nuit. Quant à la sûreté urbaine, elle ne cesse de déployer ses effectifs à travers ces lieux où l’agression a fini par devenir une de ses sales habitudes de ces quartiers et cités qui l’endurent quotidiennement, ses unités mobiles en sillonnent régulièrement les rues et les moindre coins et veillent au maintien de l’ordre public, malheureusement ces bandits finissent par les tromper et leur végélence commettent encore des agressions. Selon un officier chargé de la lutte contre la criminalité, le bilan du mois de Juin, n’augure rien de bon ,386 cas d’agressions ont été commis juste en ville et à travers sa proche banlieue, une fréquence quotidienne qui tend à s’élever surtout en ces jours d’été ,elle varie à présent , de 12 à 15 agressions , le motif des plaintes portoujours sur les agressions poursuivies par des vols d’objets personnels dont les portables et les portefeuilles, le bilan laisse apparaitre que les victimes ont été toujours seules et les 60% de ces dernières ,sont des femmes âgées, des jeunes filles et des jeunes dont l’âge ne dépassent guère la vingtaine, les lieux d’agressions sont des coins isolés à moindre fréquence de passagers, et rares sont les lieux publics où ces agressions se commettent. La fréquence des agressions s’accentuent dés 20 heures, et n’épargne personne au delà de cette ci, toutes les catégories de personnes semblent être concernés au cours de la nuit. Sur le volet social, nous sommes allés voir un sociologue, pour nous expliquer l’ampleur de ce nouveau phénomène qu’est l’agression qui s’accentue de jour en jour à Mostaganem, qui était une ville très calme et si hospitalière ; M. H.N,professeur de faculté en sociologie à l’université « Abdelhamid Ibn Basis » nous déclare tout de go, que plusieurs facteurs entrent en jeu, dont les plus importants sont d’ordre social, dont l’exclusion sociale des personnes dites marginalisées, le chômage qui ne cesse de progresser, la paupérisation de larges de la société, l’exode rural du au terrorisme qui a déplacé beaucoup de citoyens vers les milieux urbains et qui ne savent plus quoi faire et dont beaucoup ont opté pour le gain facile en recourant au vol et à l’agression, et que cette « forme d’expression illégale » ne peut prendre fin qu’avec la suppression radicale de ces facteurs qui l’alimentent. Quant à la prévention de cette forme de banditisme, l’officier chargé de la lutte contre la criminalité, continue de nous expliquer que la répression seule, ne réglera nullement le problème, l’emprisonnement des agresseurs ne résolve aucunement cette forme de délinquance, ni mettra fin à la violence de cette frange de la société, la lutte nécessite également l’implication de tant de partenaires sociaux, dont la famille ,l’unité de base de la société ,les membres de la famille doivent s’engager corps et âme avec le membre délinquant ayant été emprisonné pour avoir agressé autrui, ils doivent le prendre en charge et l’assister pas à pas en lui permettant de s’insérer de nouveau, la famille reste le lieu de choix pour dispenser l’éducation nécessaire pour faire de bons citoyens qui respectent le civisme et les lois sociales ;les gens du cultes doivent également être de la partie en apprenant aux citoyens la bonne morale pour le respect d’autrui, le monde des médias est encore appeler a diffuser davantage d’informations sur ces sujets là en sensibilisant l’opinion publique a dénoncer ces malfaiteurs là où ils sont ,pour que les éléments de la sécurité les traquent et les arrêtent ,pour qui règne la quiétude et la paix au sein de la société.

L. Ammar
Samedi 3 Juillet 2010 - 09:59
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