REFLEXION

LA VILLE NE SAIT QUOI FAIRE DE SES ORDURES : Le service d’hygiène dans la mélasse



LA VILLE NE SAIT QUOI FAIRE DE SES ORDURES : Le service d’hygiène dans la mélasse
Des tonnes d’ordures ménagères jonchent les rues d’El Bahia Wahran qui croyait pourtant profiter d’un programme d’embellissement lancé en grande pompe, mais qui est resté au stade du vœu pieux embryonnaire. Pourtant la ville n’a pas pu tenir cette situation décriée par le wali lors de son passage au forum de la radio locale FM El Bahia. Ce dernier n’a pas manqué de hausser le ton et rejeter la balle sur les responsables de la direction de la division d’hygiène de la commune précisant. « La responsabilité du citoyen est minime par rapport à celle des responsables, qui font preuve de laissé aller ». Le wali avait souligné qu’il est inconcevable qu’on laisse traîner les choses à cette allure décevable qui dessine les contours de l’ex-Ifri (Oran) ternis par la dégradation de cadre de vie qui périclite au- delà des limites sans frontières. On n’immobilise pas un camion benne pour des plaquettes de frein ou pneu crevé pour la simple raison que l’enveloppe affectée à l’entretien de la ville n’a pas été votée par l’assemblée populaire communale d’Oran, offre aujourd’hui un triste décor fait de tas d’ordures, qui ornent, les trottoirs notamment ceux de la rue Khemisti et les entrées des cités telles celle de Mouloud Ferraoun qui croule sous des centaines de quintaux d’ordures ménagères éparpillées aux coins de chaque aile. Alors que le moment propice à toute sorte d’épidémie de faire le lit de sa mitose (reproduction de cellule dans un organisme) ce qui permet aux multiples bactéries de se proliférer et aux rats de trouver leurs festins ainsi que de multiples facteurs portant atteinte à la santé du citoyen. Les habitants ne savent plus comment faire et d’où la sortie de cette anarchie qui trône par les facteurs qui président à sa création. Les incessants appels, via le mouvement associatif et les médias sont restés vains. Pour les responsables de la direction de l’hygiène, la situation est gérable si elle offre, l’aspect d’une véritable catastrophe écologique. Mais la réalité est tout autre, la situation est devenue incontrôlable avec l’arrivée des grandes chaleurs. Malgré la campagne de volontariat entamée dernièrement par les agents chargés de la collecte des ordures et des déchets ménagers appuyés par les ouvriers des chantiers « blanche Algérie », les décharges sauvages se sont multipliées à travers la ville. Plusieurs citoyens n’hésitent pas à pointer du doigt la direction de l’hygiène et la commission de même nom. « Plusieurs délégations d’élus ont séjourné dans le cadre de protocole de jumelage à Montréal, au cap à Barcelone et à Bordeaux pour s’imprégner des expériences de ces villes dans la gestion de leurs ordures ménagères mais tout cela est inutile. On continue de gérer ce secteur dans l’insouciance totale. La ville a bénéficié d’un programme d’embellissement dans le cadre de la tenue du 16ème GNL mais tout cela n’a pas suffit, ni servi à donner à Oran un visage accueillant et une image valorisante nous diront des citoyens désorientés par la cascade de chiffres sur le volume d’ordures ramassées quotidiennement et annoncé pompeusement par les responsables de la direction de l’hygiène à travers les journaux ou la chaîne de radio locale, la ville d’Oran produit quotidiennement plus d’un millier de tonnes de déchets ménagers en période basse. En été, ce volume double carrément pour atteindre près de 2000 tonnes souligne-t-on.

N. Bentifour
Mardi 3 Août 2010 - 11:27
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