REFLEXION

LA VILLE CROULE SOUS LES PROBLEMES : Le parcours contrarié du tramway



LA VILLE CROULE SOUS LES PROBLEMES : Le parcours contrarié du tramway
Oran comme toutes les grandes villes d’Algérie souffre du problème lancinant du transport et des embouteillages, pour y pallier un tant soit peu, les autorités ont décidé de réaliser un tramway. Mais ce qui devait être une solution est aujourd’hui un vrai problème. Depuis le lancement des travaux en octobre 2008, le projet s’est avéré une source intarissable de désagrément pour les habitants. Voies interdites à la circulation, déviations multiples générant d’importants embouteillages, ralentissement de l’activité pour des centaines de commerces situés le long du tracé… pis encore pour diverses raisons, le délai de 26 mois initialement imparti à la réalisation du projet devrait être prolongé dans le meilleur des cas, d’une année. Et comme un malheur n’arrive jamais seul aux désagréments de la circulation viennent s’ajouter ceux des ordures qui jonchent les trottoirs et même parfois les artères. La commune qui rencontre des difficultés pour la maintenance du matériel de collecte des ordures et l’acquisition de nouvelles bennes tasseuses est dépassée par la situation. De nombreux projets de réfection et de nouvelles structures ont certes été lancés mais les citoyens continuent de souffrir de la qualité déplorable des prestations. Sur le plan social, la situation n’est guère reluisante pour de nombreux travailleurs, depuis le lancement des travaux en octobre 2008, le projet de réalisation du tramway d’Oran dont le délai était prévu pour 26 mois initialement devrait être prolongé en raison des retards enregistrés pour diverses raisons ( aléas climatiques manque de matériel…) pourtant dès le début des travaux, une commission multisectorielle avait été installée pour suivre l’avancée de la première phase des travaux de réalisation du tramway, composée de représentants de la commune d’Oran, de la direction des transport de l’entreprise du métro d’Alger (EMA) et du consortium espagnol Tram-Nour, cette commission technique devait veiller au respect des délais fixés pour le démarrage de la deuxième phase et, plus globalement à ceux impartis à la réalisation entière du tramway. Mais ni cette commission, ni les différentes ministérielles pour constater l’avancée des travaux et, au besoin prendre des mesures palliatives qui s’imposeraient en cas de risques de retard n’ont évité le constat que le monde reconnaît aujourd’hui même de manière informelle dans le meilleur des cas, le délai de réalisation devrait être prolongé d’une année, les chiffres pour autant qu’ils soient fidèles à la réalité avancée par la direction des transport sur le taux d’avancement des travaux sont de 70% pour le génie civil prés de 60% pour le terrassement, un peu plus de 30% pour la réalisation des ouvrages d’art et de 36% pour le dépôt de Sidi Maârouf. Des chiffres qui inquiètent beaucoup de monde y compris parmi les techniciens impliqués dans la réalisation du projet qui remarquent que les travaux devant toucher le centre ville (sans nul doute les plus délicats) n’ont même pas encore été lancés, d’où la décision, annoncée il y a plus d’un mois, par le directeur de l’EMA d’accélérer la cadence du travail par l’adoption du système « 3X8 » afin de tenter de rattraper le retard dont la facture risque d’être lourde. Mais force est de constater que cette mesure n’a pas encore été concrétisée pour semble-t-il une question de moyens défaillants et que les retards accumulés restent entières. Une autre mesure quelque peu désespérée prise ces derniers jours par les responsables du projet est la désignation au sein de chaque concessionnaires de réseaux (Sonelgaz, Seor, Algérie Télécom, direction de l’hydraulique et des travaux publics) d’un responsable qui serait chargé du suivi des travaux de déviation des réseaux aux fins de donner un coup d’accélérateur à la cadence des travaux. A quelques mois de l’écoulement des délais initialement impartis, il est devenu clair même pour l’homme de la rue que le tramway ne sera pas livré à temps et qu’il faudra se résoudre à une prolongation du délai, la question qui taraude mon esprit qui se pose désormais est de savoir qui est le responsable des retards accumulés et de l’inévitable prorogation qui se profile, surtout il faudra déterminer qui de la partie Espagnol ou Algérienne assumera les lourdes pénalités de retard qui en découleront pour rappel, il y a lieu de noter que le tracé du tramway devrait passer quelque 31 stations qui seront réparties sur l’itinéraire de 17,7 Kilomètres séparant Sidi Maârouf (est de la ville) de l’université de Senia ( Sud de la Ville) entre ces deux terminus le tramway desservira successivement Haî Sabah, l’usto, le carrefour des trois cliniques, le futur palais de justice, Dar El Beîda, le quartier de plateau st Michel, la place du 1er novembre ex place d’armes, M’dina J’dida, boulanger pour enfin prendre la direction de Senia . Le coût de ce projet qu’il faudra désormais revoir à la hausse est la bagatelle de plus de 39 milliards de dinars.

N.Bentifour
Mercredi 8 Septembre 2010 - 12:40
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