REFLEXION

LA VIE HUMAINE NE VAUT-ELLE PLUS RIEN : Aucune mesure n’a été prise depuis la mort de la jeune Naima



LA VIE HUMAINE NE VAUT-ELLE PLUS RIEN : Aucune mesure n’a été prise depuis la mort de la jeune Naima
Aucune mesure de sécurité n’a été prise après le décès de la jeune Hamou Naima âgée de 16 ans, renversée par un chauffard, le 31 juillet dernier... Elle est restée 10 jours dans le coma, elle a redu l’âme à l’hôpital de Mostaganem la veille du mois de ramadan, dans l’après midi du 10 Août 2010. Une atmosphère lourde et émouvante régnait au domicile de la défunte. Les habitants du voisinage ont fait part de leurs doléances sachant que c’est la septième victime depuis qu’ils sont là, c'est-à-dire depuis 2005, il y a trois ans un jeune enfant qui rentrait de l’école a été fauché mortellement par une voiture, un maçon âgé lui d’une cinquantaine d’année et qui travaillait sur un des chantiers du quartier, a connu le même sort par un matin d’hiver, il a laissé derrière lui une femme et des enfants, les habitants de la cité des 200 logements à « Hai Essalem » ont envoyé plusieurs correspondances aux différents services et administrations, mais malheureusement rien n’a été fait, la dernière en date du 1 er Août 2010, a été envoyée à Madame le Wali, la RN11 est réputée dangereuse depuis des années, elle a fait des milliers de victimes mais avant, sur cette route qui relie Mostaganem avec les localités de Abdelmalek-Ramdane, Hadjadj, Sidi-Ali, Sidi-Lakhdar et Aachaacha, était dépourvue d’habitants, ou du moins à la sortie de la ville de Mostaganem, le tissu urbain s’étendait jusqu’au 300 logements, après le rond-point, il n’y avait aucune cité, alors que maintenant la sortie Est de Mostaganem est devenue, un grand pôle d’habitats, en plus de l’université Abdelhamid Benbadis, la route a été aménagée en double voie, les voitures passent à des vitesses dépassant les 100 KM/heure parfois, le seul endroit où elles sont « obligées » de ralentir c’est devant le barrage de police qui se trouve juste à l’entrée de la cité 348 logements et un peu plus bas, c'est-à-dire devant le siège de la sûreté urbaine de Kharrouba, une fois dépassé ces deux obstacles, la majorité des chauffeurs appuient sur le champignon, les bus qui assurent le transport sur ce coté de la périphérie font la course pour faire monter le plus de clients, les habitants en ont marre de ce dictat, ils ne se sentent plus sécurisés à chaque fois qu’ils traversent cette route à double voie, ils demandent le strict minimum, soit des ralentisseurs, la meilleure solution pour l’heure actuelle serait que le bus dépose les citoyens à l’intérieur de la cité, en plus, le nouveau parc d’attraction de la ville va être inauguré juste à l’endroit où la fille a été fauchée le 31 juillet dernier, ce sera une calamité au cas où on ne prévoit rien pour la sécurité des piétons. Un voisin qu’on a croisé sur place, nous a déclaré ceci : « que la direction des transports, joue son rôle et impose aux transporteurs de nous déposer à l’intérieur de la cité au lieu de nous laisser au bord de la route, il n’y a plus de piste, l’état a bitumé toutes les routes du quartier », d’après un autre voisin qui nous a accosté lors de la veillée funèbre, les bus font le rallye chaque matin à l’intérieur de la cité pour prendre le plus grand nombre de places, il parait même qu’une fois ; un des bus qui roulait à vive allure s’est encastré dans une bâtisse parce qu’il a loupé le virage ! Les voisins mettent cela sur le dos de l’impunité, en début d’après midi quand on est venu, un des frères de la victime que nous avons croisé sur les lieux de l’accident voulait juste qu’un geste soit fait pour éviter d’autres accidents, il espérait que sa sœur survive et qu’elle revienne à la maison, le destin en a voulu autrement. Mais apparemment le décès de la jeune Naima n’a rien changé à la situation et aucune mesure de sécurité n’a été prise, les habitants continuent à subir la lois du plus fort, les bus les déposent toujours sur la route de la mort qu’ils sont obligés de traverser à leurs risques et périls, nous avons vérifié ce fait par nous même et nous avons pris des photos qui démontrent que la vie humaine n’a plus aucune considération à Mostaganem. Voici les photos qui nous démontrent que malgré une septième victime, les choses n’ont pas changé et les bus continuent à déposer les habitants de la cité 200 logements de Kharrouba à l’endroit même où la jeune Naima a été fauchée mortellement par un chauffard, il y a presque 20 jours, les citoyens sont obligés de traverser ce tronçon de la mort, les voitures passent des fois à des vitesses dépassant le 120 et 140 KM/H …

Mihoub Houcine
Samedi 21 Août 2010 - 14:13
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MOSTAGANEM
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