REFLEXION

LA SITUATION LAISSE A PENSER : le Maghreb, le pétrole, le gaz ‘’oua bess’’ !



LA SITUATION  LAISSE A PENSER : le Maghreb, le pétrole, le gaz ‘’oua bess’’ !
A l’aube de ce 21e siècle, alors que les prix du pétrole ne cessent de grimper sous l’effet de la demande mondiale et que toutes les organisations écologiques confondues dénoncent l’utilisation de l’énergie nucléaire, le gaz est en passe de devenir la première matière énergétique exploitée à travers le monde. On comprend alors l’une des plus profondes motivations qui poussent désormais l’Europe à se rapprocher davantage du Maghreb. Ce Maghreb là, qui constitue en raison de sa configuration géostratégique un véritable centre d’intérêt qui attire outre les Européens, les Américains. Washington qui considère officiellement le Maghreb comme une zone d’importance secondaire traditionnellement et exclusivement européenne laisse néanmoins transparaître des signes révélateurs d’une attention accrue vis-à-vis de tout ce qui touche de près ou de loin à l’évolution politique et économique dans l’ensemble maghrébin. Se débarrassant définitivement des différents prismes avec lesquels elle avait l’habitude de lire les événements à travers la politique étrangère de la France, elle tente ces dernières années de concevoir sa propre politique maghrébine. Avec l’arrivée du Président Bouteflika à la tête du pouvoir en Algérie, Washington a réalisée que l’ouverture « économique » en Algérie depuis 1999, à entrainée une course « au trésor » entre différents continents, chacun s’intéressait à l’Algérie. Un territoire vierge depuis son indépendance en 1962. A cela s’ajoutait la politique étrangère adoptée par Bouteflika a fait jusqu’à maintenant éviter à l’Algérie de devenir une zone d’influence. Ce n’est pas évident, en tout cas pour l’heure actuelle, avec une économie nationale totalement inféodée aux institutions financières, engendrant les écarts sociaux difficiles à supporter et qui sont à l’origine des tensions sociales qui touchent les différents secteurs d’activité, et dont on comprend aujourd’hui qu’ils constituent de véritables bombes à retardement. Un économiste Algérien en exil, a été surpris de constater qu’uniquement un pays Européen avec la quantité d’importations du gaz Algérien, a réussi à faire travailler des milliers de sa population. Les Etats-Unis d’Amérique aussi, rien qu’à El Paso des milliers de travailleurs chargés de reconvertir le gaz algérien liquéfié en matière gazeuse. Le Maghreb n’a pas encore consolidé sa position dans l’UMA. Cet état de fait permet de voir s’étendre rapidement la zone d’influence américaine dans toute la Méditerranée sur sa rive sud du moins. Là où seul le Maghreb pourrait encore, s’il se réveille et fait preuve d’une véritable conscience unitaire, défendre dignement ses propres intérêts et freiner les interférences étrangères d’où qu’elles viennent. Seulement là aussi tant de choses restent encore à faire car le processus d’intégration engagé ne va pas sans hésitations et les obstacles de tous ordres à la construction maghrébine risquent de se révéler plus puissants que la rapide évolution de la situation ne laisserait le penser. Il n’y a qu’a observer les péripéties des relations entre les uns et les autres pour constater que les démons du bilatéralisme ne soient pas tout à fait morts et que toutes méfiance n’a pas disparu. A chaque brouille se profile alors une nouvelle faille vite exploitée par ceux qui d’outre-Atlantique et d’outre-Méditerranée profitent de ce qu’il y ait faiblesse et division pour y consolider leurs assises.

Ibn Khaldoun
Mercredi 20 Juillet 2011 - 10:40
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ACTUALITÉ
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