REFLEXION

LA SECURITE D’ELEVES A MOSTAGANEM : Psychose manifestée chez les parents



LA SECURITE D’ELEVES A MOSTAGANEM : Psychose manifestée chez les parents
Batailles rangées entre familles où quartiers et coups et blessures volontaires. Le vécu des habitants de la wilaya est marqué par une recrudescence de la violence notamment en milieu urbain. Pour un oui ou pour un non, des bagarres éclatent, malheureusement, beaucoup de belligérants recourent aux années blanches pour trancher les différents et parfois des organes. Ce qui se traduit par des handicaps et même la mort de plusieurs personnes. Les chiffres du groupement de la gendarmerie et de la sûreté de wilaya corroborent cette recrudescence en concluant à une hausse de la criminalité. Ces chiffres indiquent également que toutes les catégories sociales sont concernées par ce phénomène. Le stéréotype du criminel pauvre et ignorant n’a plus cours. Des universitaires, des professions libérales et même des femmes sont cités à la barre et dans le PV de police et de gendarmerie comme des auteurs de crime de toutes sortes. Les familles qui sont censées transmettre les valeurs de paix, de tolérance et d’entraide sont elles aussi engagées dans des affaires de violence quand ce n’est pas à l’intérieur même de la cellule familiale que des bagarres éclatent. Les sociologues sont appelés à étudier ces données et surtout examiner leur portée. Mais les observateurs notent déjà l’influence de la décennie noire, la dégradation du pouvoir d’achat qui a eu pour conséquence la paupérisation de la société, et surtout l’action des nouveaux modèles pour ne pas dire l’invasion culturelle et sociologique comme facteurs explosifs ayant fait éclater les valeurs qui faisaient la force de la population. La perte de ces valeurs explique pourquoi pratiquement chaque citoyen fait sa loi. Pire, il cherche à l’exécuter. Ce phénomène a pris une ampleur certaine avec la multiplication des rapts d’enfants. Ce fait rare et surtout grave. Si les élèves ne peuvent pas rejoindre leurs classes où est ce qu’on va?. On ne peut pas imaginer pire situation. Pourtant, c’est ce qui se passe dans la wilaya, hier des femmes rencontrées devant une école primaire où les discussions sur le kidnapping. Cette conversation a transformé l’inquiétude chez les parents d’élèves. Il n’y a qu’à voir l’après-midi à la sortie des classes pour s’en rendre compte. Les parents ne lâchent plus leurs enfants au risque de laisser tomber travail et occupation. Pour ceux qui ne sont pas véhiculés, la situation est pire. Une femme rencontrée qui tenait un bébé dans un bras et prenait la main d’un autre enfant attendait la sortie d’un troisième devant l’établissement. Comme elle doit le faire matin et soir, on imagine sa détresse. Enfin le traitement de cette situation ne doit pas être sécuritaire exclusivement. Toute la société doit se mobiliser pour lutter contre ce phénomène. L’Etat a un grand rôle à jouer. Le retour de la confiance des administrés, l’application de la loi et la transparence et la justice des décisions sont des éléments positifs pour améliorer la relation entre les autorités qu’elles soient locales ou centrales et la population. Le mouvement associatif peut également apporter son concours, atténuer ce phénomène qui peut atteindre des résultats encore plus graves s’il n’est pas traité. La paix sociale est importante. Encore faut il que la paix tout court soit concrète.

T.B.Aek
Mercredi 29 Septembre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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