REFLEXION

LA PRESIDENTIELLE FRANÇAISE A PARTIR DE l’ALGERIE : Alain Juppé courtise la diaspora algérienne

Le maire de Bordeaux, candidat à la présidentielle française Alain Juppé, est en Algérie pour un séjour de trois jours. Pour le candidat au primaire de la droite, ce voyage est un point d'étape fondamental du parcours d'un présidentiable.



L'occasion d'abord de rencontrer son homologue, le maire d'Oran, avec laquelle la ville Bordeaux est jumelée. Mais également de s'entretenir avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika et traiter quelques dossiers cruciaux pour la France .  Sa première visite a eu lieu à Oran, où le candidat avait réservé sa première étape à la découverte de la grande mosquée Abdelhamid Ben Badis (photo). Il tiendra également une séance de travail avec le wali d’Oran, Abdelghani Zaalane, et rencontrera aussi, les jeunes de l’association Santé Sidi Houari (SDH), « partenaire de l’Association des centres d’animation de quartiers de Bordeaux (Acaqb) en matière d’animation socio-culturelle » !
« Pour moi, l’Algérie est un partenaire essentiel de la France », a soutenu M. Juppé, dans une allocution prononcée devant les représentants de la communauté française à Oran. Benjamin Stora, historien spécialiste, dans un article publié par le Figaro, considère qu’Alain Jupé le candidat à la présidentielle marche dans les pas de ses prédécesseurs : « il y a une diaspora algérienne très importante en France, qui représente une clientèle électorale de plusieurs millions de voix. Aujourd’hui, ils s’abstiennent, mais en 2012 ils ont voté massivement en faveur de François Hollande». Il est vrai que le maire de Bordeaux multiplie depuis plusieurs années les appels du pied à la communauté musulmane. Alors que l’immigration sera sans conteste un des enjeux de la prochaine élection présidentielle, le positionnement d’Alain Juppé risque-t-il de le couper d’une base acquise ?
Incontournable, l’Algérie est en effet une étape incontournable sur le chemin de l'Elysée. François Hollande s’y était rendu en décembre 2010, Nicolas Sarkozy en novembre 2006. Le premier y avait formulé pour la première fois le concept de "président normal", décliné ensuite pendant toute sa campagne avec succès. Jacques Chirac, lui, s'était rendu en Algérie une fois réélu, en 2003, et y avait reçu un accueil triomphal.
La diaspora algérienne représente un enjeu électoral considérable. Plus de 20.000 Français sont recensés au consulat de France à Alger. Surtout, on compte en France plus d'1,5 million de binationaux franco-algériens.

 

Riad
Lundi 1 Février 2016 - 19:29
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