REFLEXION

LA POLYCLINIQUE DU ‘’POINT DU JOUR’’ DRESSE SON BILAN : 25% des accouchements se font par césarienne

L’établissement hospitalier spécialisé en gynécologie obstétrique, pédiatrie et chirurgie pédiatrique «Benyahia Zohra» situé à Point du Jour, dresse le bilan de ses activités hospitalières.



Il ressort que le nombre des hospitalisations a atteint les 11.297 contre 6.996 accouchements dont 1.572 césariennes. Le même établissement révèle que 1.189 consultations en gynécologie obstétrique ont été réalisées ainsi que 2.123 consultations pédiatriques. Le plus préoccupant dans ce bilan, est la progression des accouchements par césarienne. Ce mode d’accouchement d’exception, semble devenir une règle dans les hôpitaux et les cliniques privées.  Jadis considérée comme l’ultime recours pour sauver la mère et son bébé, la césarienne est actuellement si pratiquée qu’elle est perçue comme une opération de routine.   Ce mode d’accouchement a sans doute sauvé des mamans et des bébés. Cependant, on assiste depuis quelques années à des demandes croissantes de césarienne par les femmes elles-mêmes ou décidées par des professionnels de santé, mais sans raison médicale évidente. Une enquête mondiale de surveillance de la santé maternelle et infantile, enquête transversale réalisée par l’Organisation mondiale de la santé dans 24 pays répartis sur 3 continents (Asie, Afrique et Amérique latine), a été sanctionnée par des conclusions ahurissantes. Le taux de césarienne à travers le monde est de 25,7% dont 1% sans indication médicale. Les césariennes sont pratiquées soit à la demande de la femme, soit en l’absence d’une indication médicale attestée. La palme revient à la Chine pour laquelle les données révèlent un taux de césariennes de 46,2% dont 11,6% sans indication médicale.   Les femmes veulent choisir une date fétiche ou bien accoucher avant le 1er  septembre pour que leur bambin ne rate pas une année de scolarité. En Algérie, les spécialistes en la matière, entre gynécologues et sages-femmes, tirent la sonnette d’alarme devant le nombre croissant de césariennes pratiquées. Ils estiment que 50 à 60% des césariennes sont pratiquées dans les cliniques privées.

Medjadji. H
Dimanche 28 Juillet 2013 - 13:36
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Oran
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