REFLEXION

LA POISSONNERIE DU MARCHE COUVERT DANS L’ANARCHIE : Le commerce informel du poisson empeste les lieux



LA POISSONNERIE DU MARCHE COUVERT DANS L’ANARCHIE : Le commerce informel du poisson empeste les lieux
Le poisson, produit alimentaire de large consommation surtout en été, est vendu aux abords du marché couvert et à travers ses allées par des jeunes, qui ne respectent pas les normes d’hygiène et les conditions réglementaires de la vente de ce produit de la mer qui se périme rapidement et peut être à l’origine des toxi - infections trop fréquentes en cette saison estivale. Avec l’avènement de la période estivale, certains jeunes chômeurs et vendeurs ambulants saisissent l’occasion pour profiter également de cette frénésie des achats et se convertissent en un laps de temps très court en vendeurs occasionnels de poissons, des jeunes et moins jeunes s’adonnent à ce métier dans les rues et à côtés des marchés, ils transforment certains quartiers, trottoirs et autres places publiques en marché de poissons. A l’entrée du marché couvert de Mostaganem, un nouveau spectacle se dessine atrocement et sans le respect d’aucune norme d’hygiène. Dès les premières heures de la matinée , des quantités énormes de caisses en bois, remplies de poisson varié allant de la simple sardine à d’autres variétés de poisson , sont étalés à même le sol ou parfois sur les caisses en bois avec du papier journal pour emballage près des bouches des égouts , les couloirs du marché n’échappent à l’étalage, ils sont pris d’assaut dès que cet ensemble d’espaces ouvre ses portes, ils sont squattés de bout en bout , la vente commence dans des conditions qui restent loin d’être idéales, notamment en ce qui concerne le respect de la chaine de froid et de l’hygiène. Ces produits périssables sont exposés au soleil, à la poussière et aux échappements des gaz de voitures, les caisses sont insalubres, elles ne sont pas couvertes, pire encore, elles sont sans glace pour permettre au poisson de garder sa fraicheur, en outre les conditions de vente qui ne respectent absolument aucune norme. En matière de transport, aussi aucune mesure de contrôle n’est respectée, le poisson est généralement acheminé au consommateur sur des mobylettes, où le poisson est soumis à toutes les souillures le long de son trajet, et parfois dans des véhicules totalement insalubres sans le moindre respect de la toute petite exigence de la qualité, or le poisson à l’image des autres produits périssables, doit être conservé à basse température durant tout le trajet de son transport jusqu'à sa vente finale. Les poissonniers clandestins, qui échappent à tout contrôle, ne se soucient pas de la qualité du produit, leur unique souci est de réaliser de gros bénéfices coûte que coûte .Hélas, il est trop difficile pour le simple consommateur de distinguer un aliment frais d’un autre avarié puisque certains d’entre eux poussent le zèle jusqu'à vendre du poisson congelé qu’ils décongèlent au préalable .Quant à la santé du consommateur , ce n’est point leur souci ,l’essentiel c’est d’écouler la marchandise quelque soit sa nature . Ces produits qui transitent par nos cuisines doivent être soumis à des contrôles d’hygiène draconiens pour parvenir un tant soit peu, a minimiser les risques de contaminations microbiennes, ces risques peuvent être moins nocifs si le service d’hygiène décide de faire au moins son travail en imposant des normes de sécurité et de salubrité du transport des produits de la mer, destinés à la vente. En ce qui concerne la taille du poisson exposé, la plupart des consommateurs conscients des conséquences que peuvent engendrer la pêche de ces poissons non matures , reste perplexes sur la non - application de la réglementation régissant la dimension et les caractéristiques des produits pêchés sur nos larges marins, avec la complicité se ceux censés interdire de telles pèches prohibées. Il nous reste d’éviter de mettre nos aliments au contact avec un environnement souillé par son exposition a travers les milieux malsains, afin de limiter les risques de contamination par les microbes qui sont des êtres invisibles à l’œil nu, car continuer à ignorer ce secteur commercial qui favorise la pullulation anarchique et la multiplication des retombées sanitaires négatives telles que la recrudescence des toxi-infections ,est un leurre qui doit prendre fin ,et l’enjeu est de taille et il n’est pas à dire seulement qu’il y a problème , mais il faut qu’on trouve des solutions pour améliorer la qualité des aliments et assurer de très bonnes conditions de transport et de vente à ces marchands, quitte à les leur faire imposer . Les produits alimentaires qui se vendent sur la rue, sont un problème majeur de santé publique, chacun de nous a peut être ,été victime même de façon isolée d’une toxi-infection due à la consommation d’aliments provenant de la rue ou de ces arnaques sur la qualité de produits quelconques, malheureusement ,plusieurs cas de ces intoxications restent isolés ,et passent souvent inaperçus. Seules les intoxications collectives qui sont rapportés par la presse en général qui font la une des journaux, et les cas individuels restent uniquement comptabilisées sur les registres, mais, ces maux nuisent à la santé publique en engendrant de fortes dépenses en soins. La vente des produits de la mer sur des lieux insalubres, est une marque la décence des services concernés et pourtant les prescriptions d’hygiène et de salubrité applicables à la vente des produits de la pêche et cités dans le décret exécutif n°99-158 du 20 juillet 1999 préconisent que lors de leur mise en vente les produits de la pêche doivent être : bien couverte de glace finement broyés, classé par qualité et triées de telle manière que tous les produits d’une caisse soient de même espèce de même taille et de même qualité, tenue à l’abri des souillures et soustraits à l’action du soleil et toute autre source de chaleur, ils ne doivent pas être en contact avec le sol , livrés dans des emballages conformes à la réglementation en vigueur, l’usage du papier journal est interdit . Or toutes ces conditions ne sont pas remplies dans le domaine de la vente de ces poissons en pleine rue !

M.S
Mercredi 30 Juin 2010 - 10:43
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MOSTAGANEM
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