REFLEXION

LA MISERE ORGANISEE : Un pouvoir d’achat dramatique et une spéculation déterminée



LA MISERE ORGANISEE : Un pouvoir d’achat dramatique et une spéculation déterminée
Plus que les années précédentes, cette année s’est traduite par la ruine des pauvres citoyens algériens devant un pouvoir d’achat exceptionnel qui a bel et bien martyrisé même les travailleurs, devant la cherté de la vie qui ne cesse de se dégrader. Pour cela, bien souvent, certains journalistes ont tenté de déterminer, à travers la politique du marché de notre pays, les responsabilités de chacun dans cette inflation qui a appauvri la majorité des algériens. Evidemment, les premiers concernés seraient les députés qui devraient plaider la cause de leurs électeurs qui ne sont courtisés que pendant les campagnes électorales. De toute évidence, la politique du marché, épousée par l’inflation, a montré ses limites et ses défaillances. L’ouverture du marché et du système politique économique, n’ont servi qu’une catégorie d’opportunistes pour s’enrichir en mettant à leur profit des milliards et des milliards. Importation de tous les produits avec imposition des prix au-delà de la réalité et de la logique. Cette électrocution économique et cette syncope de la morale politique a mis le pauvre algérien dans un coma profond..Un vrai fléau pour une couche sociale déjà paupérisée par tout le poids de maux sociaux consécutifs. L’accélération des augmentations continuelles sur les produits alimentaires ainsi que sur les différentes prestations publiques n’en finit pas, par ailleurs sa course verticale. Le chômage se conjugue avec l’incapacité du pouvoir d’achat, devant une spéculation prohibitive d’autant plus opportuniste sur la faiblesse sociale jamais vue de mémoire d’algérien. Contrairement aux aspirations de la population, en cette période, on assiste toujours, spécialement en ce mois sacré du Ramadhan, à un appétit immodéré des commerçants charognards, une cupidité plus « farfelue » d’autant plus que ces commerçants se prétendent des musulmans, et se précipitent toujours vers les premiers rangs pendant les prières !! Le pauvre algérien, devant ce magma, flou et intolérable, bien sûr, tente en vain de comprendre pourquoi y a-t-il absence des structures de contrôle de l’Etat sur le terrain ! Nous mêmes, journalistes, avons entendu le ministre du commerce déclarer qu’il va y avoir une guerre contre les commerçants spéculateurs. Cependant entre le discours et la réalité sur le terrain, un espace beaucoup plus vaste que le bassin méditerranéen. En attendant, le pauvre citoyen algérien espère du fond de lui-même que ce marasme cesse, que cette spéculation disparaisse, que les spéculateurs et les fraudeurs soient condamnés, que les corrompus soient «déportés » et leurs biens récoltés de la corruption soient saisis. Tout en priant Dieu que demain sera meilleur. Car l’Algérien ne peut subir une situation encore atroce que la cherté de la vie. D’ailleurs, il est très difficile d’imaginer pire que l’importation de l’Inde d’une viande surgelée qui sera proposée aux pauvres citoyens pour le prix variable entre 500 et 600 DA le kg ! Peut être elle servira à ceux qui touchent plus de trente millions mensuellement, mais jamais pour celui qui vit du filet social, les fonctionnaires et le reste des travailleurs. Ammi Ahmed 76 ans, qui met en cause toutes nos données en nous précisant que pendant le colonialisme, il mangeait régulièrement de la viande et du poisson avec son salaire mensuel de 155 F (quinze mille cinq cent) Et qu’il vit la nostalgie de cette époque ! Allez y comprendre quelque chose.

A. Ben Brik
Lundi 2 Août 2010 - 11:21
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ACTUALITÉ
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