REFLEXION

LA MARCHE DU 19 FEVRIER A ALGER : Quand la montagne accouche d'une souris

Lorsqu’on croit prévenir la bêtise d’un enfant en le mettant en garde, alors qu’il n’y songeait même pas, c’est le pousser, par défi, à la commettre. Après avoir suscité une montagne d'attention, la fameuse marche du 19 fevrier a finalement accouché d'une souris.



LA MARCHE DU 19 FEVRIER A ALGER : Quand la montagne  accouche d'une souris
Quelque 200 personnes avaient néanmoins réussi à atteindre la place du 1er-mai à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD).
Toutefois, deux d'entre eux, le secrétaire général du Snapap (Syndicat national autonome du personnel d'administration publique), Rachid Malaoui, se sont évanouis sous la pression exercée contre eux par l'important cordon policier et ont dû être évacués par les pompiers, a constaté un journaliste de l'AFP.
14h00. La majorité des manifestants a quitté la Place du 1er Mai. Les leaders de la CNCD sont également partis. Said Sadi, président du RCD, était absent à la manifestation. Samedi matin, il se trouvait toujours à Paris. Les militants du RCD ont été invités à se rendre au siège du parti à Didouche Mourad.
13H50. Consultez les photos de la marche sur notre page Facebook 13H15. Les manifestants sont éparpillés aux environs de la Place du 1er Mai, occupée par la police antiémeute. Par petits groupes, ils tentent de se rassembler, mais les policiers les en empêchent. Les manifestants scandent des slogans hostiles au pouvoir comme « Ouyahia serak, y en a marre de ce pouvoir ».
13h00. Le député du RCD Tahar Besbas serait dans le coma à l’hôpital Mustapha, après avoir été agressé par des policiers à la Place du 1er Mai, selon nos informations.
12h55. Plusieurs manifestants de la CNCD ont été arrêtés par la police à la Place du 1er Mai, ont constaté nos journalistes. Aucun chiffre n’est disponible sur ces arrestations.
12h50. Le député Tahar Besbas du RCD a été agressé par la police à la Place du 1er Mai, selon le député Boubekeur Darguini. Il est actuellement aux urgences de l’hôpital Mustapha. Des groupes de manifestants continuent de scander des slogans hostiles au pouvoir.
12h45. Place du 1er Mai. Ali Yahia Abdenour à la presse : 30 000 policiers à la place du 1er Mai et 10 000 à l’entrée d’Alger. « On veut le changement du système et pas un changement dans le système, a-t-il expliqué. Certainement ils lèveront l’état d’urgence le 28 février. Nous sommes des citoyens qui voulons libérer la liberté. Personne ne peut arrêter l’accélération de l’histoire. Personne ne peut empêcher la rue de se révolter. On demande aux Algériens de se soulever».
12h40. Les manifestants de la CNCD – 200 personnes, selon nos estimations- tentent de se regrouper à la Place du 1er Mai. Ils sont dispersés par la police.
12h 35. Une vingtaine de personnes manifestent en scandant des slogans favorables à l’ex FIS. Ils exigent la libération du « cheikh », sans doute en allusion à Ali Benhadj, interpellé en fin de matinée aux Anassers alors qu’il se rendait à la Place du 1er Mai.
12h30. Les policiers antiémeute empêchent tout rassemblement à la Place du 1er Mai. Ils repoussent agressivement toutes les personnes, jeunes ou âgées, qu’ils trouvent debout, sur les trottoirs ou devant les arrêts de bus. Les manifestants sont dispersés, un peu partout, aux alentours de la Place du 1er Mai, notamment devant la Maison de la presse et tout au long des rues Hassiba et Belouizdad. Les policiers fortement présents utilisent les matraques et les boucliers pour éloigner toutes les personnes, manifestants, curieux et passants, de la Place du 1er Mai.
12h10. Aux cris de « Sadi ya taghoute satamoute satamoute » (Sadi le mécréant, tu vas mourir, tu vas mourir) et de slogans favorables à Bouteflika, des manifestants pro-pouvoir –une trentaine selon nos estimations– continuent de manifester sans être inquiétés par la police. Les manifestants tentent de se rassembler mais chaque tentative de rassemblement est dispersée par la police.
12H05. Des journalistes agressés par des policiers antiémeute à la place du 1er Mai. Ratiba Bouadma, journaliste au quotidien arabophone El Bilad, a affirmé à TSA qu’elle a fait l’objet d’une tentative d’agression de la part de deux policiers antiémeute. « Les policiers m’ont repoussée violemment. Ils nous empêchent de travailler », a-t-elle expliqué.
11h50. Ali Belhadj interpellé. Selon un communiqué de sa cellule de communication, le numéro deux de l’ex-FIS (dissous) a été arrêté par la police à El Anasser alors qu’il se dirigeait vers la Place du 1er Mai pour participer à la manifestation de la CNCD.
11h45. Des mères de disparus, une centaine selon nos estimations, ont rejoint la manifestation contre le pouvoir à la Place du 1er Mai. Elles scandent des slogans tels que : « Ya Bouteflika Rak Khaif mina El Hakika » (Bouteflika, tu as peur de la vérité !), Ouladna, kadiyatena, hata chai mai khaoufna » (Nos enfants sont notre cause. Rien ne nous fait peur).
11h40. Said Sadi n’a toujours pas rejoint la Place du 1er Mai où les manifestants sont malmenés par la police. Selon l’agence AFP, le président du RCD devait revenir de France dans la matinée et participer à la marche. M. Sadi était à Paris depuis mercredi où il a participé à de nombreuses émissions de télévision.
11h05. Le président du Snapap, Rachid Malaoui, a été passé à tabac à la Place du 1er Mai, a indiqué un membre de ce syndicat. Il a été évacué à l’hôpital. Des voyous se livrent à des vols et à des agressions contre des citoyens. La police n’intervient pas. Des voitures continuent de circuler à la Place du 1er Mai. Les habitants du quartier semblent observer une neutralité même s’ils commentent les événements.
11h00. Les pro-pouvoir entrent en scène. Quelques manifestants proches du pouvoir scandent des slogans favorables au président Bouteflika et à son Premier ministre Ahmed Ouyahia et jettent des pétards sur les manifestants de la CNCD. Ils sont tolérés par la police.
10h50. Devant la mairie de Sidi M'Hamed. Discussion entre des manifestants et des habitants du quartier. Ces derniers ont demandé à Mustapha Bouchachi de partir et de ne pas déranger les habitants du quartier. Le président de la LADDH et des députés du RCD ont répondu que la capitale appartient à tous les Algériens, qu’ils ont le droit d’y manifester pacifiquement et ont demandé à leur vis-à-vis de ne pas tomber dans la manipulation du pouvoir qui cherche à diviser les Algériens.
10h45. Des policiers tentent de repousser Ali Yahia Abdenour dans un immeuble d’une ruelle voisine de la Place du 1er Mai. Une dizaine de manifestants entourent Ali Yahia Abdenour, 90 ans, et tentent de le protéger. Les policiers utilisent des matraques. Samedi dernier, Ali Yahia a été violemment bousculé par des policiers.
10h40. Premiers affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Deux manifestants se sont évanouis, a constaté notre journaliste. A 20 minutes du début de la marche, le nombre de manifestants est en hausse.
Le comportement de certains automobilistes à la Place du 1er Mai suscite des interrogations. Des voitures tentent en effet de passer en force parmi les groupes de manifestants.
10h35. Premières arrestations parmi les manifestants. La police a procédé aux premières interpellations, a constaté notre journaliste sur place. Les membres de la CNCD commencent à arriver. Parmi eux : Mustapha Bouchachi. Vive tension sur les lieux. Les manifestants tentent de se regrouper mais les policiers les repoussent vers Belcourt.
10h30. 40 000 policiers ont été déployés à Alger pour empêcher la manifestation, a affirmé Ali Yahia Abdenour. Selon lui, c’est ce qui explique la faible présence de manifestants sur la Place du 1er Mai.

Ismain
Samedi 19 Février 2011 - 23:01
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