REFLEXION

LA MANDATURE 2002-2007 DE L’APC DE MOSTAGANEM PASSEE AU PEIGNE FIN (SUITE) : Les trois disparus… Un maire, un bureau de la culture et 390 millions de cts !



LA  MANDATURE 2002-2007 DE L’APC DE MOSTAGANEM PASSEE AU PEIGNE FIN (SUITE) : Les trois disparus… Un maire, un bureau de la culture et 390 millions de cts !
‘’L’APC s’est dotée en 2004 d’un bureau de la culture et des arts, il aurait été créé dans des circonstances mystérieuses et a disparu dans les mêmes conditions avec ses 390 millions de centimes’’. Autre dossier, qui a suscité moult interrogations de la part de plusieurs élus et contribuables. Ce dossier, n’est autre que celui concernant le budget alloué à l’époque au bureau communal de la culture qui a été dissous, sans pour autant trouver de trace des 390 millions de centimes alloués à ce même bureau. La commune de Mostaganem s’est dotée en 2004 d’un bureau de la culture et des arts, il aurait été créé dans des circonstances mystérieuses et a disparu dans les mêmes conditions avec ses 390 millions de centimes. En effet, en session extraordinaire et par délibération n° 58 datée du 1er avril 2004, l’assemblée populaire communale sous la houlette de son président, avait décidé de la création d’un bureau des arts et de la culture qui devait gérer les activités culturelles et tout ce qui a trait aux arts. Ce bureau selon la délibération précitée est venu remplacer le comité des fêtes de la commune. Ainsi et sur proposition de la commission des finances, la nouvelle dénomination a été adoptée à l’unanimité des membres présents. Aussi, il a été décidé dans la même séance, de dégager une enveloppe financière dans le cadre du budget supplémentaire «2004 », de 340 millions de centimes qui seront affectés au titre du fonctionnement de ce nouveau bureau, en plus du transfert d’un montant de 50 millions de centimes prévus initialement dans le budget primitif pour le compte de l’ancien comité des fêtes. Ainsi, le nouveau bureau s’est vu doté d’une enveloppe financière globale de l’ordre de 390 millions avec toutefois, une réserve, qu’il devait régulariser une partie des dettes contractées auparavant, par le comité des fêtes, fixée à 150 millions de centimes à l’époque. Rappelons que la totalité des dettes du comité des fêtes s’élèveraient à 1 milliard et 500 millions de centimes, contractés auprès des hôtels Royal, Sahel et Senoucia. La délibération entérinée, le président de l’APC de l’époque avait pris la décision n° 62 du 29.08.2004 portant officiellement création d’un bureau communal de la culture et des arts, dont l’élu T.H, en a été désigné président et depuis le comité des fêtes, n’existe plus juridiquement. Ceci a duré jusqu’en fin de mandat de l’ancienne assemblée, dans la mesure, où l’actuelle APC, ne gère plus ce fameux bureau de la culture et des arts, mais bel et bien le comité des fêtes. Ce comité des fêtes aurait reçu pas moins de 98 millions de centimes et un autre versement de la commune de l’ordre de 150 millions. Toute l’histoire est de savoir, qu’elle a été la destination du bureau communal de la culture et des arts et de sa dotation financière (les fameux 390 millions de cts), il devrait officiellement remplacer le comité des fêtes. Par ailleurs, il y a lieu de soulever un autre problème, le personnel affecté au bureau en question en 2004, était composé dans sa totalité d’élus, aucun agent relevant de la commune n’y avait mis les pieds, donc par déduction, le fameux bureau a disparu avec la disparition de l’ancienne APC. Etait-ce un leurre ? Existe-t-il une trace du budget qui lui a été affecté à l’époque? Aucune trace. Cette opacité dans la gestion des affaires de la commune laisse les plus avertis aussi perplexes, les uns que les autres. Si, le bureau devait être toujours opérationnel, alors pourquoi, aujourd’hui, on se retrouve avec un comité des fêtes, qui a fait l’objet de dissolution et remplacé par ce même bureau? Beaucoup de questions restent posées et ne trouvent pas de réponses. Un bureau créé à la hâte laisse supposer beaucoup de choses, d’autant plus que l’actuelle assemblée n’en fait même pas référence, alors que juridiquement il existe. C’est un dossier qui pourrait fortement intéresser la Cour des Comptes selon notre source. Rappelons par ailleurs, que l’APC de Mostaganem n’en est pas à sa première, en matière de demandes d’enquête formulées par les membres de l’assemblée. En 2005, un élu qui avait vivement critiqué la gestion financière de la commune, n’avait pas hésité à saisir par lettre officielle l’ex-wali, Mme Zerhouni en l’occurrence, sollicitant d’elle, la mise en place d’une commission d’enquête sur plusieurs dossiers qu’il avait énumérés dans son envoi. Quel que soit les dessous de ces fourberies, les magistrats de la Cour des Comptes, sont là pour élucider tous les mystères qui ont entouré la mandature 2002-2007 et d’autres périodes, et mettre à nu chaque dossier touchant à la gestion des affaires publiques de la commune. La mauvaise gestion qui a prévalu tout au long de cette mandature, a valu à la commune de Mostaganem le paiement de la bagatelle de 4 milliards 600 millions de centimes au titre de réparations civiles à différents entrepreneurs, qui ont esté l’APC en justice. Même l’avocat qui avait en charge les différents dossiers de l’APC, n’a pu être payé que grâce aussi à un jugement du tribunal de Mostaganem, lequel a sommé l’APC à l’époque de verser à l’auxiliaire de justice la modique somme de 39 millions de centimes au titre des honoraires impayés.

Riad
Lundi 8 Novembre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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