REFLEXION

LA MAL VIE GAGNE LA CATEGORIE DES FONCTIONNAIRES A MOSTAGANEM : La survie, un combat au quotidien

Longtemps épargnés par la misère rampante et sévissant au sein de larges couches de la société, les fonctionnaires des administrations et des établissements publics viennent de se faire rattraper par la mal vie. Elle a fini désormais, par devenir la compagne privilégiée de leur amer quotidien et de ces redoutables fins de mois les obligeant de se noyer davantage dans la spirale de l'endettement.



LA MAL VIE GAGNE LA CATEGORIE DES FONCTIONNAIRES A MOSTAGANEM : La survie, un combat au quotidien
Dahou, un jeune agent de bureau au sein d'une mairie ne parvient plus à s'en sortir, son "mois" de 20.000 dinars ne lui permet point de satisfaire la facture salée de l'épicier, il emprunte souvent à sa mère bénéficiaire d'une pension de retraite, qui l'aide à boucler les difficiles fins de mois et lui éviter de tendre la main. Ses trois gosses fréquentent tous l’école primaire et l’un d'eux étudie sans manuels scolaires par manque de sous. Les 02 autres ont bénéficié de la gratuité des livres. Son menu quotidien est identique le long de la semaine, il ne varie point et se compose du riz servi à midi, de couscous au lait "coupé" avec beaucoup de lait tous les soirs. Quant aux cafés du matin et du soir, cette famille les a sautés depuis si longtemps, ses membres ont perdu le gout selon l'avis du père. La viande est interdite de séjour au sein de ce foyer, elle ne se consomme qu'à titre de charité par les bons voisins lors de l'Aid El Adha. D'autres "Dahou" supportent difficilement les fins du mois qui deviennent de plus en plus dures, ils dépensent plus qu'ils n’en gagnent en face d'une cherté galopante d'un mois à l'autre. Ces dramatiques situations ne sont pas sans graves conséquences sur la santé  et le comportement social de certains individus, elles ont fini par causer de graves pressions sociales et psychologiques et la poussée de maladies chroniques dont des troubles digestifs, et les redoutables insomnies. Ce déséquilibre flagrant entre les prix de large consommation, qui s'enflamment de mois en mois et de pénurie en pénurie et les minables salaires perçus, n'a fait qu'aggraver davantage la misérable situation des fonctionnaires, cette catégorie censée mieux vivre et loin de tous soucis, mais malheureusement, le pouvoir d'achat de ces derniers s'est dégradé totalement au fil des dernières années, et faire d'eux "des mendiants salariés" selon la déclaration d'un autre agent de bureau. Aujourd'hui, certains fonctionnaires ne parviennent plus à satisfaire le minimum vital de leurs familles, le salaire reçu ne peut pas aller au delà de 15 jours de résistance, la flambée des prix le lamine en quelques jours. Le carnet de crédit est revenu en force meubler le misérable décor de la cuisine et beaucoup de fonctionnaires demeurent cernés par de lourds endettements en face des exigences de cette folle spirale des prix. En face d'un pouvoir impuissant de contrer la hausse des prix, les malheureux fonctionnaires ne demandent que l'amélioration de leurs dures conditions d'existence pour une vie digne et conforme à leur statut, qui ne leur permet pas de mendier le pain quotidien dans une Algérie si riche ....!

L. Ammar
Dimanche 3 Février 2013 - 10:10
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