REFLEXION

LA LOI DES PLANTONS A TIARET : Le règne des " Bouweb"

L’administration n’est qu’au service du Citoyen, tel était le leitmotive des differents responsables de l'etat ,et ce,durant toute les reformes qu'a connu l'administration.



LA LOI DES PLANTONS A TIARET : Le règne des " Bouweb"
Seulement cette affirmation au fil des années, est devenue une sorte de slogan creux. S’il est vrai qu’à un certain niveau des institutions de la République, l’on ait, à un moment, décidé d’améliorer les relations entre les organismes publics et leurs administrés, on ne peut dire objectivement que les choses ont fondamentalement évolué depuis. Pour détendre ces relations, l’on a pensé, au niveau des ministères, des agences CNAS et jusque dans les commissariats, à aménager des salles de réception plus accueillantes pour le public. Des chaises y ont été installées et les lieux ont été agrémentés de plantes vertes, mais dans la réalité, cela ne sert qu’à faire attendre dans de « bonnes conditions ». Assis sur ces chaises, les citoyens peuvent patienter des heures durant. Partout où on est de passage, le constat est le même. L’on s’aperçoit que cette notion de service public est une donnée qui est rudement mise à mal quand elle n’est pas tout simplement ignorée, ce qui a contribué à entretenir des relations crispées entre le citoyen et les services publics censés être à son service. On a l’impression que l’on vient demander l’aumône quand on s’aperçoit que l’agent auquel on s’adresse, entend faire savoir qu’il est là pour «rendre service» et non pour s’acquitter du service sollicité, ce qui représente une sacrée différence. Ce sont là des comportements qui sont comme une sorte de seconde nature, où tout sentiment de courtoisie est exclu, une situation omniprésente partout dans les administrations algériennes. Ce qui est encore plus étonnant, lorsqu’on se rend dans un quelconque organisme, c’est de découvrir parfois et à sa grande surprise, que certains préposés ne sont pas encore arrivés pour occuper leur poste de travail, ou bien alors de s’entendre dire qu’il faudra revenir parce que l’agent chargé de gérer un service déterminé est «en congé de maladie», à croire qu’il est irremplaçable. « Revenez un autre jour » est le mot souvent répété de ces agents de bureaux qui en réalité n’on rien de cela. Et qu’importent alors votre lassitude et vos désagréments, des situations dont personne ne semble se soucier. Parmi les tares, devenues familières à l’administration algérienne, c’est cette propension à ne pouvoir communiquer avec ses concitoyens, ou bien à le faire très mal. Combien sont-elles les personnes qui pour une simple information ou orientation se voient dans l’obligation de tenter de trouver des moyens détournés pour régler leurs problèmes. Ce qui donne naissance et permet de développer ce qu’on appelle un «système des passerelles». Confrontés à une sorte de mur infranchissable, des citoyens ont, en effet, pris l’habitude de se mettre aussitôt à la recherche de «connaissances» ou bien de personnes travaillant à l’intérieur même des administrations dont ils ont été refoulés, quitte à payer le prix qu’il faut pour qu’elles facilitent l’accès à un service ou donnent un coup de pouce au rapide règlement d’un dossier. À quoi servent les plantons ? Dans toutes les administrations, sans distinction aucune, il existe un excédent d’appariteurs (plantons). Il y en a dans les halls d’accueil, mais aussi deux, trois, voire quatre par étage. Ils sont là en principe pour accueillir et renseigner les visiteurs, mais constituent, en réalité, autant d’obstacles à franchir pour rencontrer la personne désirée. Chaque chef de service, en plus de disposer d’une secrétaire, possède «son» planton attitré. L’un et l’autre jouent, à quelques différences près, la même fonction. Ils sont chargés de surveiller les approches de leur «chef» et de «filtrer les importuns». Au préalable il faut subir un questionnaire : «Vous voulez voir le directeur ? C’est à quel sujet ? Je vais voir s’il est là. Ah, désolé, il est en réunion de travail» ou bien encore : «Il est en mission». La réalité de ce qu’on raconte là, on l’a vécue . Lors de notre passage, en premier lieu au niveau de la daira de Frenda,d'ou le planton du chef de daira est considere comme un super " Bouweb" ,rien ne passe sans se "posterné" devant ces exigeance,et ce n'est pas cette femme qui nous dira le contraire,de sus fonctionnaire a la meme daira,des insultes et obscenité profere a son encontre en presence du sg??? pour des informations concernant les cartes grises de véhicules, nous avons été priés de nous rapprocher du service concerné à Tiaret. Arrivés sur les lieux, un agent pas trop accueillant nous répond d’une manière propre à ses semblables. Sans trop accorder d’intérêt à notre qualité de journaliste, ce dernier dira tout simplement que le chef de service n’est pas encore arrivé à son bureau alors que les aiguilles de l’horloge indiquaient 10h 45. De là, et dans le souci d’apporter quelques réponses à notre question nous nous sommes dirigés vers la daira de Tiaret. D’un guichet à un autre, aucun des employés n’a daigné, du moins, nous orienter. Pire, l’un d’entre eux est allé plus loin en laissant entendre cette phrase : vous êtes de la presse, et qu’est ce que ça change ? L’Algérie est malade de son administration, à quand le remède ?

Maloufi Mahdi
Lundi 31 Mai 2010 - 09:46
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