REFLEXION

LA HIDJAMA OU LA MEDECINE DES VENTOUSES :Une pratique médicale traditionnelle bien de chez nous

Depuis l’avènement de la religion musulmane et son prophète Mohamed (que le Salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui) qui reçu de son créateur par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel afin qu’il pratique sur sa communauté le procédé médical de la Hidjama qui est bénéfique à plus d’un titre et d’un effet préventif et curatif contre presque toutes les maladies. Mais, tout d’abord et avant de s’étaler un peu plus sur le sujet qui est très vaste et que l’on ne peut expliquer d’une façon exhaustive car complexe, nous essayerons de donner un petit aperçu sur le thème.



La Hidjama ou comme on l’interprète en terme médical  la médecine des ventouses  était pratiquée d’une façon traditionnelle  par nos ancêtres, nos parents et grands parents. Cette pratique est un don de DIEU et  il n’y avait que quelques familles qui  exerçaient cette pratique médicale héritée du prophète  que le Salut et la Bénédiction d’ALLAH soient sur lui. La Hidjama est une pratique traditionnelle propre au monde arabo musulman mais qui n’était pas très développée  et que le monde occidental  ne prenait pas  du tout  en considération et ne s’intéressait pas à cette dernière la considérant comme une pratique coutumière banale sans aucun intérêt car n’étant pas scientifique. Cette pratique traditionnelle  ou médecine des ventouses comme on l’indique s’exerçait  tout d’abord sans trop prendre en compte les mesures d’hygiène qui s’imposent au préalable.  Mais toujours est-il que la pratique de la Hidjama se faisait par des professionnels et c’est très rare où  on était confronté à des cas  d’hémophilie. Il est à préciser que la hidjama selon la pratique traditionnelle  se faisait  chaque 17, 19 et 21ième jour de chaque mois lunaire  et que le patient doit faire ses grandes et petites ablutions avant  de la  subir. Il y a lieu de signaler qu’actuellement ,il y a plusieurs  sortes de Hidjama à savoir  la Hidjama à l’aide de ventouses où la méthode consiste à  choisir le dos du patient et plus précisément une place tout près de chacune des deux omoplates  que l’on appelle communément le cimetière des globules rouges  afin d’extraire le sang impur et  d’autres plus scientifiques où  certaines règles élémentaires sont exigées  à savoir tout d’abord que cette pratique ne doit se faire que dans les hôpitaux ou des centres spécialisés du secteur de la santé d’une part et que d’autre part il n’y a que les médecins ou les infirmiers  confirmés dument agréés par l’Etat qui peuvent l’exercer.  Par ailleurs,  une hygiène de rigueur et  que l’on peut qualifier même de  draconienne est strictement imposée à ces derniers à savoir stériliser tous les instruments servant à la Hidjama  et  que la pratique de  cet acte chirurgical ne peut se faire qu’après avoir fait un bilan médical complet au patient pour  voir s’il ne présente  aucune pathologie pouvant lui porter préjudice  à savoir que le patient ne présente  n i  une hypotension (faiblesse) ou qu’il soit cardiaque.  Il  y a lieu de noter que ces  autres sortes  de Hidjama  comme par exemple celle du massage  ou de l’acupuncture sont appelées la Hidjama sèche.  A ce propos, il y a lieu de signaler  qu’il est impératif de donner un petit aperçu bien que succinct sur ces nouvelles méthodes pour pouvoir comparer la Hidjama traditionnelle de nos aïeux avec ces dernières techniques.  Cette nouvelle technique de la hidjama décèle plusieurs points d’application modernes de la Hidjama, à savoir  que pour les spécialistes de la Hidjama moderne ils ont décelé 98 points  qui se situent comme suit à savoir que 55 se situent sur le dos  et 43 sur le visage et le ventre. A  chaque maladie, il y a  des points bien précis pour pratiquer la Hidjama.  Le plus  important de ces points se trouve au niveau de la 7ième vertèbre cervical, il est aussi l’endroit commun de toutes les maladies et par lequel nous commençons toujours, c'est-à-dire au niveau de l’épaule et en bas de la nuque. En effet, la multiplication des  endroits du corps où se pratique la Hidjama revient aux multiples implications et influences sur les fonctions du corps. Elle fonctionne à partir des Méridiens de l’acupuncture chinoise. Sachant qu’avec  la Hidjama, on arrive à obtenir des résultats dix fois meilleurs que ce que  l’on obtient avec les pratiques chinoises. Ceci est peut être du à ce que l’acupuncture ne vise qu’un point infime et bien précis, alors que la Hidjama fonctionne sur une position circulaire d’environ 05 cm de diamètre. Ainsi, on a pu déterminer les positions de ces points par un acupunctoscope.  En raison de l’existence sur la moelle épinière, de points communs entre les  nerfs qui partent vers certains organes internes et ceux  qui énervent certaines régions de la peau, la stimulation de celles-ci provoque une stimulation de ces organes. Ainsi, à chaque maladie apparait un réflexe dont la position dépend du terminus des nerfs de réflexe, que l’on appelle : le réflexe.  Par exemple, l’Estomac a deux (02)points dans le dos et quand il est atteint d’une maladie, on pratique la Hidjama sur ces deux endroits, de même pour le Pancréas, il a deux(02) points, le Colon a six (06) points… etc . La Hidjama se pratique aussi sur le système lymphatique, elle le réanime, ce qui renforce l’immunité du corps et par conséquent, elle l’aide à résister aux diverses maladies infectieuses. Elle se pratique aussi sur les vaisseaux et sur les nerfs, elle réanime aussi toutes les glandes, renforce l’immunité du corps et active le centre nerveux.       L’opération de la hidjama par extraction du sang impur et qui est considérée par les spécialistes comme la meilleure et la plus efficace par rapport aux autres et qui consiste tout d’abord à  nettoyer chacune des parties tout près des omoplates avec de l’alcool chirurgical puis bruler un bout de papier et l’introduire à l’intérieur de chaque ventouse et la placer sur la partie du lieu localisé afin d’aspirer et rassembler à l’aide de chaque ventouse tout le sang impur en un seul lieu pour quelques minutes et les enlever.  Ensuite procéder  à une deuxième opération qui est de pratiquer  à l’aide d’une lame « GILETTE » une quinzaine(15) de petites  incisions  dans chaque partie ciblée, puis utiliser de petits bocaux appelés ventouses, allumer  du papier journal et avant qu’il ne s’éteint, l’introduire à l’intérieur des  ventouses et  appliquer directement sur chaque omoplate une ventouse afin qu’elles retirent  tout le mauvais sang et cette opération dure au moins une dizaine de minutes car le dos est le cimetière des globules rouges et puis retirer les ventouses après avoir constaté que les ventouses sont remplies de sang. Cette opération de la Hidjama peut  être renouvelée une deuxième fois  avec le même procédé. Il  y a lieu de nettoyer les contours de la plaie à l’aide de compresses et  de « bétadine »,  et  par précaution couvrir la plaie d’une compresse stérile et un pansement. Cette dernière opération ne se faisait pas chez nos aïeux et parents.  Quand la hidjama est accomplie, le patient ne doit pas  à titre préventif prendre de douches durant quelques jours  afin d’éviter que la plaie ne s’infecte.  La hidjama  traditionnelle est effectuée depuis plus de 14 siècles sans aucune bavure.  Cependant, nous  constatons malheureusement que vers la fin du 20ième siècle et plus précisément au début de ce 21ième siècle que  cette pratique de la hidjama dont certains opportunistes,  des hommes sans foi, ni loi ainsi que beaucoup de charlatans qui n’ont aucune notion de cette  médecine des ventouses s’érigent comme des guérisseurs et qui prennent en otage des personnes sans défense en leur proposant de leur pratiquer la hidjama  en causant plusieurs dégâts  et même la mort  de plusieurs personnes.  C’est pour cela que l’Etat a décidé d’interdire l’exercice de cette fonction  et si une infraction à la loi est constatée et de quelque nature que ce soit, le contrevenant sera  sévèrement sanctionné.  Il nous a été donné de constater que durant le début de ce siècle la question de la Hidjama a dépassé les frontières  du monde arabe et est étudiée par les  scientifiques et les chercheurs occidentaux  qui  s’intéressent d’une façon particulière car ils constatèrent  que cette sorte de thérapie pouvait  résoudre plusieurs cas de maladies  dont le monde scientifique actuelle n’a pas pu trouver de solutions efficaces pour y remédier.   Les scientifiques occidentaux sont en train d’ouvrir des centres  pour exercer la Hidjama en Europe, aux Etats Unis, en Asie et en Egypte et poussent les recherches pour essayer de trouver par le biais de la Hidjama une solution aux différents cancers. Par ailleurs, des études  sont faites pour faire la comparaison entre l’ancienne (traditionnelle)   et la nouvelle méthode qui est soit disant plus scientifique  pour déterminer qui est la meilleure et la plus efficace.  Mais il s’est avéré que la méthode traditionnelle est  la meilleure selon certains spécialistes car il n’y a de vrais  que le naturel. Pour conclure, nous pouvons dire que bien que la médecine  soit arrivée à  une technique de pointe sauf que la médecine divine véhiculée par le biais de son prophète Mohamed (q.s.s.s.l)  ne soit pas ignorée  et prise sérieusement en considération.  

Benyahia El Houcine
Samedi 3 Novembre 2012 - 01:00
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ACTUALITÉ
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