REFLEXION

LA GRANDE POSTE D’ORAN : La peinture sur le marbre



Il y a quelque jours, la façade de marbre du siège de  la grande poste d’Oran a été entièrement recouverte d’une très laide couche de peintre grisâtre, l’initiative ordonnée dit-on par un responsable qui a horreur du marbre ne cesse de soulever les critiques et les interrogations des passants. Une façade en marbre « se nettoie mais ne se peint pas », affirment tous ceux qui regardent cet étrange décor aussi absurde qu’intrigant, d’autres plus volontiers critiquent ironisent sur cette esthétique urbaine  qui convient bien au final à tout le décor  urbain de la ville, le revêtement des trottoirs de la rue Khemisti refait il n’y a pas longtemps en »dalle de béton imprimé », avait-on s’en souvient soulevé bon nombre de questionnements sur cette technique imposée, gris, terne et poussiéreux en été noirâtre et suintant en hivers après une chute de pluie le trottoir des rues du centre ville est loin des goûts et des attentes des oranais déçus et frustrés « voila comment on gaspille de l’argent public » affirment les plus emportés par la colère lancinante nourrie par les désagréments et les déplaisirs au quotidien. Evoquant tous les présumés aménagements entre depuis quelques années de l’ancienne statue du chahid Zabana  tellement hideuse qu’elle a été remplacée jusqu’à la carcasse de la grand mosquée en éternelle voie d’achèvement, les oranais avisés s’indignent et se lamentent au rythme des tâtonnements et des incertitudes forgés par leurs gouvernants, ainsi va Oran aujourd’hui, entre une vacation inassumée et un mythe entretenu, la ville en rupture avec son histoire se morfond dans un total désagrément des normes devant marquer son urbanisme, sa culture, ses meurs et ses goûts. Pernicieusement exposée à des courants nostalgiques d’un douloureux passé, Oran cependant a rompu avec le prestigieux passé d’une cité andalouse rêvant de devenir le carrefour des mondes et la capitale du Maghreb, la nuit coloniale avait certes commencé à balayer cette ambition déclarée plus tard ville ouverte par les gardiens du temple de la prédation. Oran fut plongée dans la décadence et la perversion organisée, aujourd’hui beaucoup rivalisent d’intelligence pour démontrer comment Oran pourrait devenir une grande métropole méditerranéenne avec un rythme de développement pouvant susciter des transferts de capitaux, d’expertise, de savoir faire de technologies. Encore faut-il se débarrasser de tous ces hideux handicaps qui la marquent et la défirent dans une réalité innommable à l’image du fléau médiéval, la peste qui frappait aux portes de la ville, il y a moins de cinq ans de cela, hygiène santé publique, espace urbain, transports et circulation, commerce et environnement c’est un peu partout le règne de l’improvisation et de l’anarchie résorber le grave déficit en grandes infrastructures est loin de suffire à redorer le blason d’une ville ternie pour  longtemps par le laisser aller et la non gestion dans tous les domaines de la vie communautaire, on ne dénoncera jamais assez toutes ces malfaçons ces replâtrages et ces dérives impunément érigées en modèle de gestion àl’image des scandales et des agitations qui secouent très souvent les arènes du pouvoir municipal, le décor urbain et social reste livré au désordre marquant plusieurs secteurs de gestion des préoccupations des citoyens de l’état civil déplacé à la foire d’exposition EMEC, les lampions d’alerte urbaine ne cessent de clignoter au rouge un peu partout à travers la ville de Sidi El Houari, malgré les grands efforts et les moyens financiers considérable consacrés part Etat au développement local, les carences et les insuffisances demeurent ici  très alarmantes.         

N. Bentifour
Vendredi 24 Décembre 2010 - 11:09
Lu 900 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+