REFLEXION

LA GRANDE MOSQUEE DE SIDI BEL-ABBES : Grande affluence de fidèles pour la prière de l’Icha et des Taraouihs



LA GRANDE MOSQUEE DE SIDI BEL-ABBES : Grande affluence de fidèles pour la prière de l’Icha et des Taraouihs
Chaque soir pendant le mois sacré de Ramadhan Moubarek, des centaines de fidèles rejoignent la grande mosquée de la grèba pour accomplir les prières de l’Icha et des taraouihs. L’allure pleine de majesté de cette mosquée, dont la construction remonte du temps de l’occupation coloniale en 1884. Avant de décrire son architecture et ces annexes composées de l’école coranique des locaux pour l’administration du Cadi et la salle d’ablution, il convient de rappeler dans quelle circonstance et comment est venu l’idée d’édifier ce lieu d’Allah et de prière. Selon des témoignages recueillis, l’on relève, vers les années 1878, une quarantaine de maison arabas construites au quartier arabe du faubourg Bugeaud, aujourd’hui appelé faubourg Emir Abdelkader. Ce qui était remarquable comme rythme dans le domaine du bâtiment, par la suite, les services des domaines de l’époque ont procédé à la vente des lots de terrain au profit des particuliers musulmans, pour y construire leur demeure. C’est ainsi que la nouvelle ville arabe a connu son développement séparé. Et dès lors, s’est posée, la nécessité de la construction d’une mosquée pour la communauté musulmane, qui était obligé de se regrouper dans une pièce dépourvue d’eau pour les pratiques religieuses. D’où, une poignée de souscripteurs musulman armé d’abnégation, de volonté et avec l’aide du tout Puissant ce fameux projet fut édifié en l’an 1892. D’une forme rectangulaire, quadrillée par la rue de la mosquée du coté du l’entrée principale, la rue Nemenchas, ex rue d’Austerlitz du côté apposé de la rue Mustapha Khider, ex Boulevard du 2ème spahis du côté où se trouve le minaret et enfin la rue Kadi Saïd, ex rue Flatters, ce lieu de prière fut construit sur un remblai d’une hauteur d’un mètre, car la canalisation et les égouts n’étant pas très développés dans ce quartier de la grèba et l’Oued Mékerra qui se trouve à proximité ne comportant pas encore des murs de protection. C’est donc, pour éviter les inondations que peuvent causer les eaux pluviales et les crues de la rivière que ce lieu de culte fut surélevé. Par ailleurs, à cette époque Sidi Bel Abbés était une ville nouvelle et la population n’était pas très importante. Et compte tenu de cette donnée, la superficie de la mosquée, n’était pas grande. La salle de prière est actuellement couverte de tapis de laine de couleur verte. L’architecture sobre, assortie de coupoles, de nefs et d’une construction, succession d’arcades, le minaret qui servais, jadis, à l’appel de la prière et pendant Ramadhan pour annoncer la rupture du jeune est de forme octogonale. Dans ce sillage, les moyens de levage autrefois n’étant pas très développés. Cet ouvrage, les piliers et la coupole furent achevés en 1892. Avec le développement de la ville et l’accroissement de la population, une première extension de la mosquée est réalisée en 1945, suivie d’une seconde en 1961. Ces extensions sont financées par des fidèles, nous affirment -ont. Concernant la salle des prières, celle-ci était considérablement agrandie en longueur et en largeur, suivi de la construction d’un logement de fonction, d’une école coranique et des locaux destinés à l’administration du Cadi et d’une salle d’ablution. L’architecture en générale fut conservée et donnait l’impression que la mosquée a été édifiée en une seule fois. Ceci, est remarquable et témoigne de la compétence de l’architecte et du maitre d’œuvre, tous deux des italiens d’après des témoignages. Autrefois, dans cette mosquée, les fidèles venaient effectuer leurs prières d’une part et d’autres parts, ils s’adressaient à l’Imam et le cadi pour trouver les réponses à toutes leurs préoccupations, relatives au statut personnel (mariages, successions, donations etc…. Sur un autre registre, les imams qui se sont succédés au sein de cette mosquée, mémoire de la ville de Sidi Bel-Abbés qui se sont succédés et dirigés les prières et enseignant le saint Coran, le Fkih. Les rares fidèles de cette mosquée qui sont encore de ce monde et auxquels nous souhaitons longue vie se rappellent qu’avant 1932, le muphti se nommait. M. Taleb, toujours selon un bref document, voici une liste des muphtis et imams qui ont activé dans cette mosquée. Le premier cadi qui a exercé au sein de cette mosquée et nommé M. Taleb, notamment Hadj Bouhafs Mustapha qui a exercé de 1953 à 1955, décédé en 1965. Tous les soirs, vers 21 heures, les fidèles se rendent vers les mosquées « Abou Bakr Seddik », à la « grande Mosquée », à la médersa située l’une prés de l’autre. Aussi Sidi Bel-Abbés compte plus 30 mosquées éparpillées à travers la ville. Avant la prière de l’Icha et des Taraouihs les fidèles écoulent avec intérêt les hadiths et autres dourosses animés par des professeurs, et par les Imams. Les Taraouihs Totalisent 10 rokaas, soit 2 Hizb et demi récité par les meilleurs récitants du livre saint du Coran.

Daouadji. M
Lundi 23 Août 2010 - 12:28
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