REFLEXION

LA FAIM MENACE LA PLANETE : Déjà, près d’un milliard d’affamés à travers le monde !

Alors que certains citoyens aisés mangent à satiété et jettent annuellement au sein des décharges publiques, une importante quantité de produits alimentaires, estimée à 1,3 milliard de tonnes de nourriture, perdues à jamais, le sixième de l’humanité demeure malheureusement victime de sous-alimentation et finit par crever de faim !



Cet énorme gaspillage représente le tiers de la nourriture produite au plan mondial, et qui a été évalué par les experts de l’organisation  des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, dénommée en anglais  F.A.O (Food and agriculture organisation)  à un montant d’un milliard de dollars. Selon de nouvelles estimations publiées encore par cet organisme international, la faim dans le monde a atteint   déjà,  870 millions de personnes victimes de la faim. L’aggravation de la faim dans le monde  s’accentue d’une année à l’autre  et n'est point le résultat de mauvaises récoltes à travers le monde, comme certains tentent de le faire croire aux pauvres qui en souffrent.  La famine est la conséquence de la crise économique mondiale qui a provoqué une baisse considérable  des revenus et pertes d'emplois, réduisant de la sorte l'accès des pauvres à la nourriture, selon un rapport de  la FAO. Le directeur général de cette organisation internationale, M. Jacques DIOUF  a déclaré récemment  à ce sujet que la faim est aggravée par  un mélange dangereux constitué par le ralentissement de l'économie mondiale et la flambée persistante des prix des denrées alimentaires dans de nombreux pays a fait sombrer dans la faim et la pauvreté chroniques quelques 100 millions de personnes de plus à l’année 2013. La crise silencieuse de la faim  touche déjà  un sixième de l'humanité  et représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales. La  F.A.O  interpelle les Nations du monde de dégager en toute urgence  un large consensus pour l'éradication totale et rapide de la faim dans le monde et prendre les mesures nécessaires à cet effet, en mettant fin à la situation présente de cette insécurité alimentaire mondiale  qui ne peut plus laisser les  pays riches indifférents aux malheurs de la faim sévissant au sein de ces pays pauvres. Ces derniers  doivent recevoir les soutiens nécessaires en matière de développement, d'économie et de politique afin d'accroître leur production et leur productivité agricoles. Les investissements dans l'agriculture doivent être largement augmentés car, pour la majorité des pays pauvres, la bonne santé de ce secteur est fondamentale pour surmonter la pauvreté et la faim et constitue aussi une condition préalable à la croissance économique générale. Une grande partie des victimes de la faim et de la pauvreté sur la planète demeurent presque ces petits agriculteurs des pays en développement qui auraient pourtant le potentiel, non seulement de subvenir à leurs propres besoins, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire et de contribuer à une croissance économique plus large. Pour exploiter ce potentiel et réduire le nombre d'affamés dans le monde, les gouvernements, soutenus par la communauté internationale, doivent privilégier les investissements essentiels dans l'agriculture afin que les petits exploitants aient accès non seulement aux semences et aux engrais, mais aussi à des technologies adaptées, aux infrastructures, à la finance rurale et aux marchés. En attendant l’application de ces mesures tant souhaitées, la faim n’attend pas, sa progression rapide   finira par provoquer une gigantesque crise humanitaire. Le monde doit se ressaisir et s'activer pour satisfaire les besoins d'urgence en pensant à des solutions à long terme. Certes, des progrès appréciables ont été accomplis pour réduire la faim chronique dans les années 1980 et la première moitié des années 1990, mais  la faim a regagné du terrain, lentement mais sûrement, durant la dernière décennie, selon la FAO. Le nombre des personnes souffrant de la faim a augmenté entre 1995-97 et 2004-2006 dans toutes les régions, à l'exception de l'Amérique latine et des Caraïbes. Mais même dans cette région, les avancées obtenues en matière de réduction de la faim ont été inversées par la flambée des prix et la crise économique mondiale qui persiste encore .L’année 2014, compte tenu essentiellement des chocs de la crise économique et des prix des denrées alimentaires souvent élevés au plan national,  va encore voir le nombre des victimes de la faim  augmenter globalement d'environ 11%, selon les projections de la FAO qui s'appuient sur une étude menée par le Département de l'agriculture des Etats-Unis. La quasi-totalité des personnes sous-alimentées de la planète vivent dans les pays en développement : 642 millions de personnes en Asie et le Pacifique; 265 millions en Afrique subsaharienne; 53 millions en Amérique latine et les Caraïbes; 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord; et 15 millions au total dans les pays développés. Les pauvres des zones urbaines sont devenus probablement les plus confrontés aux problèmes les plus sérieux en cette période de récession mondiale. La baisse de la demande d'exportations et la diminution des investissements étrangers directs  ont fini par se traduire par une hausse du chômage urbain et a poussé les pouvoirs publics de certains pays sur la voie du développement à tenter de « déguiser » ce chômage par des dispositifs d’insertion à des formes d’emploi temporaire en attendant mieux . Les zones rurales ne seront cependant pas épargnées. Des millions de personnes qui ont migré vers les villes  ont été obligées de retourner dans leurs régions rurales d'origine, alourdissant encore le lourd fardeau déjà supporté par les ruraux pauvres. Les bouleversements touchent pratiquement toutes les régions du monde  où de fortes dépréciation du taux de change et des emprunts sur les marchés internationaux des capitaux se font âprement sentir en face  de ces  chocs macroéconomiques, résultant de cette crise mondiale qui persiste depuis plus de deux décades .Ne pouvant supporter davantage les méfaits de cette grave crise économique «chronique » , certains  consommateurs pauvres  dépensent malheureusement  plus de 60 % de leurs revenus sur les aliments de base, en subissant d’une année à l’autre une forte réduction de leur pouvoir d'achat qui s’est totalement détérioré et les a poussé à s’en priver de bien d’aliments qu’ils jugent trop chers !

 

L.Ammar
Mercredi 15 Octobre 2014 - 17:14
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ACTUALITÉ
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