REFLEXION

LA DERNIERE INVENTION DE LA COMMUNE DE MOSTAGANEM : Une route bitumée en 2 heures !?

A la va vite, un tronçon de près de 300 mètres allant de l’école Belaidouni en face du tribunal jusqu’aux trois ponts a été revêtu dans un laps de temps ne dépassant pas les 3 heures. Une armada de machines a envahi la ruelle de Berrais Abderrahmane, alertant les commerçants de fermer leurs magasins pour une grève décidée à leur grand dam par l’entreprise chargée du goudronnage de la route. Quelques minutes seulement, ont suffi aux engins pour se lancer dans le bitumage sans nettoyer la route des déchets ménagers ou même la décaper et l’arroser.



 Un acte qui a déboussolé les citoyens et les commerçants présents, qui d’ailleurs plusieurs d’entre eux se sont posés la question sur ces milliards qui sont jetés à la rue au su et au vu de tout le monde. Voilà, un autre scandale qui s’ajoute aux autres scandales de la commune à la veille de la visite du premier ministre..!
En effet, les responsables de la commune de Mostaganem, où une autre autorité, car toutes se ressemblent aujourd’hui quand il s’agit de maquiller des projets rentables,  ont ordonné, hier après-midi, le revêtement de la rue Berrais Abderrahmane, mais sans veiller à faire respecter les normes en matière de goudronnage des routes. Ce manquement, s’il se confirme va faire couler beaucoup d’encre quant  au respect des responsables concernés des procédures et des règles en vigueur. Mais la question qui se pose avec acuité : est-ce que Mostaganem a-t-elle vraiment besoin d’une nouvelle opération de bitumage ?
Alors que la ville de Mostaganem manque cruellement d’avaloirs pour l’évacuation des eaux pluviales, les autorités n’ont pas trouvé mieux pour gaspiller de l’argent que de procéder à une opération de revêtement des routes du centre-ville. Cette opération, qui parait-il entre dans le cadre de la préparation de la visite du premier ministre Abdelmalek Sellal, a touché en premier lieu la rue Berrais Abderrahmane (route de l’hôpital) où l’entreprise, chargée de l’opération par les autorités, a choisi le mauvais moment pour entamer les travaux, vu que le moment choisi coïncidait avec la sortie des classes des élevés de l’école Belaidouni. Ces derniers ont risqué gros, hier, du fait de l’absence  d’un périmètre de sécurité qui devrait les protéger de tout risque. La décision hâtive de revêtir les routes du centre-ville n’a pris en  considération les tas d’ordures qui jonchent les rues proposées au revêtement. En effet, le bitumage a été effectué au-dessus des détritus. Les travailleurs de l’entreprise n’ont pas jugé utile de balayer les détritus avant de mettre le goudron. Une autre lacune a été soulevée, hier, celle de l’absence de décapage avant le revêtement. Selon un ingénieur des travaux publics, contacté par le journal, la route doit être décapée avant de faire passer ‘’le finisher’’. Cette obligation est une norme indispensable, selon notre interlocuteur. De ce fait, on s’est posé la question sur les conditions d’octroi du projet, quand il s’agit d’une opération qui nécessite au préalable un avis aux citoyens pour qu’ils se préparent aux éventuels désagréments que peut engendrer un tel projet et notamment pour les commerçants. Par ailleurs, on apprend que le premier tronçon, revêtu hier, était de près de 300 mètres et il a fallu près de 3 heures pour le goudronner complètement.  

Riad
Lundi 9 Décembre 2013 - 23:00
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MOSTAGANEM
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