REFLEXION

LA DEGRADATION DE LA SITUATION EN LIBYE A RATTRAPE L’AMERIQUE : Obama regrette son intervention contre Kadhafi !!!

L’aide apportée par l’administration Obama à l’intervention de l’Otan en Libye pour soutenir la révolution du 17 février 2011 s’avère, deux ans plus tard, une erreur. Elle nuit aux intérêts américains et remet en cause leur nouvelle approche en politique étrangère.



LA DEGRADATION DE LA SITUATION EN LIBYE A RATTRAPE L’AMERIQUE : Obama regrette son intervention contre Kadhafi !!!
Il n’y aurait rien d’étonnant à ce que de nombreux membres du gouvernement de Barack Obama se disent de temps en temps que Muammar Kadhafi leur manque. Si ce n’est pas le cas, ils ont tort. Et ce n’est pas uniquement à cause des tentes que l’ancien dictateur pourrait planter pour faire du camping à New York. [En septembre 2009, pour sa première visite aux Etats-Unis à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies et après une longue polémique, Kadhafi a été autorisé à planter une tente bédouine dans le parc d'une somptueuse demeure appartenant au milliardaire Donald Trump et située dans une banlieue huppée de New York.] En fait, la disparition de l’ancien dictateur libyen serait regrettable pour l’administration Obama, parce qu’aujourd’hui on peut constater que l’intervention libyenne dirigée de l’arrière (« leadingfrombehind ») par les Etats-Unis a finalement été une erreur tactique considérable de la part de la Maison- Blanche .En effet, la stratégie de « l’empreinte légère » choisie par l’Otan [19 mars – 31 octobre 2011] a permis de faire tomber Kadhafi, mais n’a laissé personne sur le terrain pour restaurer l’ordre à l’issue de cette intervention. La situation a été exacerbée par le fait que le peu d’infrastructures que possédait la Libye ont été détruites par l’invasion, sans compter les dizaines de milliers de Libyens qui sont morts pour établir la contre-utopie actuelle. Deux ans plus tard, de grands pans du pays demeurent incontrôlés et des milices lourdement armées sillonnent les campagnes en toute impunité. La dégradation de la situation en Libye a rattrapé l’actualité américaine à la suite des attaques qui ont eu lieu le 11 septembre 2012 contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi. L’assaut – que la Maison-Blanche a confondu, à tort, avec la réaction de manifestants à la diffusion sur Internet d’une vidéo anti-islam – s’est avéré une véritable plaie pour le gouvernement à l’échelle nationale .Le point crucial, toutefois, reste que l’intervention en Libye a permis à Al-Qaida de regagner le terrain perdu pendant le « printemps arabe ». Avant l’opération de l’Otan, les manifestations étaient généralement pacifiques et Al-Qaida avait été relayée au second plan des révolutions qu’elle tentait de mettre en œuvre depuis plusieurs décennies. L’incursion américaine en Libye a rouvert la voie à l’organisation terroriste, pour qui les dictateurs devaient être renversés par la force. Depuis, AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique) a étendu son territoire et a notamment conquis une zone gigantesque dans le nord du Mali, ce qui a déclenché l’intervention de la France [11 janvier 2013], pour une durée indéterminée, dans son ancienne colonie. S’est ensuivie une expansion des milices en Algérie [prise d'otages sur un site gazier, à In Amenas, le 16 janvier 2013], qui a entraîné la mort de nombreux ressortissants étrangers originaires du monde entier. 

Ismain
Lundi 4 Mars 2013 - 11:08
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ACTUALITÉ
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