REFLEXION

LA DECONTAMINATION DE LA REGION DE REGGANE A L’ETUDE : La radioactivité ambiante est aujourd'hui de 22 fois supérieure aux normes internationales

La décontamination des sites algériens près de Reggane serait à l’étude. Un comité conjoint franco-algérien aurait été mis en place après la visite en 2007 du président Nicolas Sarkozy, rapporte le Nouvel.Obs dans son édition d’hier.



LA DECONTAMINATION DE LA REGION DE REGGANE  A L’ETUDE : La radioactivité ambiante est aujourd'hui de 22 fois supérieure aux normes internationales
Ce comité serait chargé de réaliser une expertise des sites nucléaires avec la collecte de données et d’études, ce comité d’experts est appelé à établir un état des lieux quant à la dangerosité des sites et parvenir à un diagnostic sérieux. Toujours selon l’auteur de l’article, ce groupe technique, dont les travaux sont parait-il confidentiels, travaille depuis un an ‘dans une bonne entente’ et a déjà bien avancé. Le ministre des affaires étrangères M.Mourad Medelci, aurait souhaité de son côté le 19 janvier que ce groupe de travail conjoint puisse réaliser des avancées avant la visite à Alger de son homologue français Bernard Kouchner dans les semaines à venir. Le problème ne réside pas seulement dans l’indemnisation mais dans la décontamination, aurait-il auparavant insisté. Lors de son reportage, l’auteur met en relief le courroux des associations qui ne se contentent plus d’une indemnisation des victimes. Une loi d’indemnisation des victimes ‘insuffisante, une décontamination des sites ‘inexistante’ ; 50 ans après le premier essai nucléaire français dans le Sahara, la société algérienne dénonce ses conséquences que des experts franco-algériens tentent de calmer. « Nous rejetons l’indemnisation, insuffisante, prévue par la loi française du 22 décembre 2009, car ce n’est pas avec quelques sous qu’on va régler un problème qui affecte plusieurs générations » propos de M. Abderrahmane Lekssassi, vivant à Reggane et vice président de l’association du 13 février 1960, recueillis par le reporter de l’AFP. Sur un autre registre, l’auteur met en exergue les dangers qu’encoure toute la région exposée aujourd’hui aux radiations, avant de revenir sur l’opération Gerboise bleue, qui a vu l’explosion de la première bombe nucléaire près de Reggane, dans le grand sud algérien. Trois autres essais nucléaires atmosphériques suivront, avant que le site ne soit déplacé plus au sud près de Tamanrasset, où 14 autres essais souterrains seront réalisés. Aujourd’hui, « il est difficile d’estimer le nombre exact de victimes de ces essais nucléaires, car toute la région a été exposée aux radiations qui persistent et il n’y a eu aucun dépistage affirmait toujours M.Abderrahmane Laksassi au journaliste de l’AFP. Se référant aux propos de M. Mohammed Bendjebbar, qui dirige l’Association algérienne des victimes des essais nucléaires, l’auteur fait état de l’inconscience des uns et des autres du danger, sur le fait que la région comptait entre 16 et 20.000 habitants, et on n’a pas tenu compte des nomades qui traversaient la région. Ces derniers, selon toujours l’interlocuteur du journaliste, sont ‘inconscients du danger’, ils ont ramassé tout ce qui pouvait leur être utile : des déchets métalliques hautement radioactifs, tel que bidons, fûts et autres objets laissés par les Français. Aucune décontamination sérieuse n’a été effectuée par la France. La radioactivité ambiante est aujourd’hui de 22 fois supérieure aux normes internationales. Toutefois les relations algéro-françaises traversent aujourd’hui un froid, du fait de l’accumulation des dossiers sans règlement, s’ajoute à cela la décision de Paris d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risques, cette décision unilatérale et sans aucune concertation n’est pas passée sans engendrer de mauvaises répercussion sur des relations déjà tendues. Le report de la visite de Bernard Kouchner à Alger et l’annulation de la rencontre interparlementaire déférée à une date ultérieure sont autant de facteurs qui démontrent si besoin est que rien ne va plus entre les eux pays. Espérons, cependant que les victimes de Reggane ne seront pas une deuxième fois victimes d’un malentendu politique.

Amara Mohamed
Dimanche 7 Février 2010 - 23:01
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ACTUALITÉ
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