REFLEXION

LA CONTESTATION ESTUDIANTINE PREND DE L’AMPLEUR : Les raisons de la colère



LA CONTESTATION ESTUDIANTINE PREND DE L’AMPLEUR : Les raisons de la colère
L’origine de la colère
Entamée début février, cette contestation avait pour origine un décret présidentiel (N° 10 315) fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires, publié au mois de décembre 2010. Ce sont les étudiants des grandes écoles qui ont amorcé ce mouvement avec une grève illimitée initiée par l’École supérieure d’informatique. L’ensemble des grandes écoles et quelques universités ont rejoint quelques jours plus tard ce mouvement scandant un seul et unique slogan : « non au décret de la honte ». Ce décret dévalorise leurs diplômes selon les étudiants. Les négociations entre la tutelle et quelques délégations n'ont pas abouti. Des rassemblements sont depuis organisés quotidiennement devant le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Ben Aknoun. L’intervention des forces de l’ordre qui a fait plusieurs blessés n’a pas altéré leur détermination. Bien au contraire.

La réaction des autorités
Lors du dernier conseil des ministres, le décret présidentiel, l’élément déclencheur de la protestation, a été abrogé. Moins de vingt quatre heures après, le département de Rachid Haraoubia transmet une note à tous les établissements d’enseignement supérieur précisant que des débats seront entamés pour l’élaboration de nouveaux textes en vue de remplacer ce décret. Des débats auxquels les étudiants seront désormais associés. Mais entre l’abrogation du décret et la transmission de la note, des réunions ont été tenues entre étudiants. Si certains ont exprimé quelques réticences, l’écrasante majorité a décidé de continuer la contestation jusqu’à satisfaction de toutes les revendications formulées par les étudiants.Même s’ils dénoncent leur exclusion des débats au niveau des conférences nationale et régionale, phase décisive dans l’élaboration des nouveaux textes, les étudiants interrogés par TSA affirment : « L’abrogation du décret n’était que le déclencheur ». D’autres revendications avaient été formulées dont la tutelle a visiblement fait abstraction. Si les écoles supérieures exigent un statut particulier, l’instauration des écoles doctorales et le changement de conditions d’accès, certains établissements universitaires réclament la résolution du problème de recrutement des titulaires du Magistère aux postes d’enseignement supérieur. Les revendications exprimées par les étudiants des universités diffèrent également d’une faculté à une autre. Ainsi, certains évoquent par exemple le problème de sécurité dans les campus. C’est le cas notamment des étudiants de la faculté des sciences sociales de Bouzaréah.Outre les rassemblements tenus presque quotidiennement devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les étudiants examinent actuellement des actions un peu plus radicales. Des grèves de la faim et des sit in devant la présidence de la république à El Mouradia sont ainsi envisagés et font l’objet de débats entre les différentes structures. Le reflux définitif du mouvement de contestation, devenu l’expression éloquente des maux qui rongent les écoles supérieures et les universités algériennes, ne semble pas devoir intervenir à court terme.

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Mardi 8 Mars 2011 - 10:22
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ACTUALITÉ
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