REFLEXION

LA CNCD APPELLE A UNE NOUVELLE MARCHE LE 26 FEVRIER : L’échec recommencé ?

Va-t-on une fois de plus parler d’occasion historique ratée d’imposer un changement démocratique après l’échec de la manifestation du 19 février ?



LA CNCD APPELLE A UNE NOUVELLE MARCHE LE 26 FEVRIER : L’échec recommencé ?
S’il est vrai que le déploiement impressionnant des forces de sécurité a découragé beaucoup d’Algériens susceptibles de rejoindre le champ de la contestation, il est tout aussi vrai que les acteurs de la coordination nationale n’ont, en particulier certains d’entre- eux mus par des ambitions purement partisans, ni la crédibilité ni l’autonomie de décision pour mobiliser de larges couches de la société.La coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) qui s’est tenue mardi 22 février a décidé d’organiser une nouvelle marche pacifique à Alger le 26 février prochain. L’itinéraire de cette nouvelle manifestation est fixé de la Place du Martyrs vers la Place du 1er mai. Si la décision a été prise à la majorité, des composantes de la Coordination ont décidé de se désolidariser de cette initiative en refusant d’y prendre part. Mustapha Bouchachi, porte-parole de la Coordination n’a pas assisté à cette réunion.N’étant dupes de rien, le reste des membres de la coordination, partis politiques et associations et autres collectifs, ont vite compris la manœuvre. Il faut dire qu’ils voyaient les choses venir, dés dimanche dernier, lorsque la réunion d’évaluation de la marche du 19 février a été ajournée à mardi, décision unilatérale de la ligue et du SNAPAP.Dés Lundi, les représentants des partis politiques et des associations membres de la coordination savaient que la ligue a réuni un certain nombre de syndicats et de collectifs pour peaufiner une stratégie de division de la coordination en deux pôles ou, à défaut, la faire imploser. Et, comme à chaque fois que la réunion coince, il y a ce vétéran des luttes militantes, Me Ali Yahia Abdenour, pour débloquer la situation.C’est lui, prenant la parole, qui apaisa les tensions. Mais il n’a pas fait que cela. Il a proposé de maintenir la dynamique et de remarcher sur Alger non seulement le samedi 26 février mais tous les samedi.Sa proposition a été fortement appuyée.La décision de remarcher le samedi et tous les samedis recueille la majorité.

L’OPPOSITION SE DIVISE EN DEUX : Divorce entre le RCD et la CNCD

L'opposition algérienne a étalé de nouvelles divergences face au pouvoir qui poursuit sa reconquête de l'opinion publique en annonçant une levée imminente de l'état d'urgence ainsi que des mesures en faveur de l'économie, de l'emploi et du logement.
La Coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNCD) qui a fait deux tentatives de marche à Alger pour demander un "changement du système" politique incarné par le président Abdelaziz Bouteflika et dans lequel l'armée tient un rôle majeur, s'est divisée en deux entités à la suite d'une réunion houleuse mardi à Alger. Née dans la foulée des émeutes du début de l'année qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, la CNCD subsiste avec comme principale composante le parti du dirigeant laïc Saïd Sadi, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Elle veut continuer à faire des marches tous les samedis à Alger où elles sont interdites. En parallèle, une Coordination de la société civile veut continuer aussi à militer pour un "changement du système" mais avec les "forces sociales" et sans les partis politiques, leur image étant écornée auprès de l'opinion publique. L'état d'urgence, instauré alors pour enrayer la guerre islamiste, va être levé par une ordonnance qui "entrera en vigueur dès sa publication imminente au Journal officiel", a annoncé mardi soir un communiqué du Conseil des ministres. Cette décision était réclamée avec insistance par les partis qui se plaignent d'une restriction du champ des libertés politiques. Une demande d'autant plus justifiée, selon l'opposition, que le pouvoir se réjouit du retour à la paix grâce à la politique de réconciliation nationale du président Bouteflika qui effectue un troisième quinquennat après avoir été élu pour un premier mandat en 1999.

Ismain
Mercredi 23 Février 2011 - 23:01
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ACTUALITÉ
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