REFLEXION

LA CLINIQUE « SANOUCIA »MOSTAGANEM : Un projet ou un rêve qui n’arrive pas à se concrétiser



LA  CLINIQUE « SANOUCIA »MOSTAGANEM : Un projet ou un rêve  qui n’arrive pas à se concrétiser
LA CLINIQUE « SANOUCIA »MOSTAGANEM : Un projet ou un rêve qui n’arrive pas à se concrétiser

Une louable initiative entreprise par M. Senouci Charef, propriétaire et investisseur à Mostaganem, qui consiste en la réalisation d’une clinique médico-chirurgicale de premier rang tant sur le plan infrastructurel que sur le plan de l’équipement. Un véritable bijou des temps modernes. Située dans un quartier résidentiel à quelques centaines de mètres de la Salamandre, elle sera, de l’avis de tous les spécialistes, d’un apport considérable dans le cadre de la prise en charge des malades.
Bâtie sur une superficie globale de 2000 M2, répartie sur trois niveaux équipés d’un ascenseur, elle dotée d’un style architectural, des plus splendides, notamment de l’intérieur. La clinique « Senoucia », appellation future de cette nouvelle structure, se veut un pôle médico-chirurgical au service du citoyen de la wilaya de Mostaganem et de toutes les wilayas limitrophes, notamment Tiaret, Tissemssilt, Chlef, Mascara, Relizane et même celles du Sud-Ouest. A notre demande, M. Senouci Charef, a bien voulu nous accorder un entretien sur les différentes étapes de la réalisation, tout en mettant en exergue les difficultés rencontrées qui ont été à l’origine de beaucoup de retard quant à l’inauguration de la clinique. Ainsi, notre interlocuteur, nous a invités avec d’autres collègues de la presse écrite, à effectuer une visite guidée au sein de l’établissement, pour constater de visu, l’état actuel de la structure et les travaux réalisés depuis le lancement du chantier en 2003. Selon M. Senouci, le coût de l’investissement destiné uniquement aux infrastructures et ses dépendances a été de l’ordre de 32 milliards de centimes, financé dans sa totalité par lui même. Les travaux ont été lancés en 2003 et achevés en 2005. Cette clinique privée ou « Etablissement hospitalier privé » (EHP), selon la nouvelle nomenclature, assurera plusieurs spécialités à savoir, la cardiologie médicale et chirurgicale, la chirurgie générale, la gynécologie, l’ophtalmologie, la neurologie et l’orthopédie. Dans ce cadre, la clinique s’engagera à prendre en charge toutes les consultations spécialisées, du fait qu’elle disposera de 70 lits et de plusieurs services spécialisés. Au rez-de-chaussée, on y trouve le service des urgences médico-chirurgicales qui dispose à lui seul de 7 lits, deux blocs opératoires de 47 M2 chacun et de deux salles de réanimation, le tout sera doté d’un équipement de dernière génération selon notre interlocuteur. Ce palier comprendra également, un service de neurologie, d’une salle de rééducation en cardiologie et d’un laboratoire d’analyses sanguines et d’analyses pathologiques. A noter que chaque médecin spécialiste disposera d’une salle pour les consultations médicales. En sus des différents compartiments cités plus haut, le rez-de-chaussée, de l’entrée principale, on y voit un grand hall à l’allure moderne digne des grandes infrastructures, un hall imposant de par sa dimension et son étendue en hauteur et sa qualité architecturale. Ce hall dispose d’un vaste espace destiné à la réception et l’accueil, d’une cafétéria destinée aux employés de l’établissement et aux visiteurs, ainsi que d’une salle de prière et une pièce pour les ablutions. Sur le versant Sud du palier, on y trouve la morgue d’une capacité de quatre places, qui donne sur la cour de l’établissement, pour permettre l’évacuation des corps à partir de la sortie Sud de la clinique, et d’une vaste cuisine dotée de toutes les commodités nécessaires pour la préparation des repas et autres menus diététiques recommandés par les médecins pour certains malades. Au niveau du premier étage, l’établissement dispose d’un espace aménagé en réception de standard Européen, d’une salle et d’un bureau pour le médecin de garde, ainsi qu’une issue de secours située au fonds du couloir donnant accès sur la partie nord de la cour de l’établissement. Le 2° étage, étant un pavillon d’hospitalisation, composé de plusieurs chambres de deux malades chacune. Chaque chambre est équipée de tous les instruments médicaux permettant ainsi toute intervention de jour comme de nuit, soit par l’infirmier de garde ou par le médecin lui-même. Elles sont dotées également, pour le bien être du malade, d’un téléviseur couleur, relié au satellite. Des fauteuils entreposés en face des lits des malades, destinés aux visiteurs, d’où ils communiqueront en toute aisance. Selon notre interlocuteur, des consignes très strictes seront données quant à l’interdiction d’approcher le malade de trop près, ainsi qu’il sera fait interdiction absolue l’accès de tout produit ou denrée alimentaire de l’extérieur, la clinique s’en chargera et veillera à ce que le malade ne manquera de rien. Une salle d’attente aménagée au niveau du pavillon destinée également aux visiteurs, en attente de rejoindre leurs malades. Le 3° étage est réservé exclusivement à la direction de l’établissement et aux services administratifs et financiers. Juste à proximité du bloc administratif, une salle de repos a été aménagée pour les seuls professeurs liés par convention à la clinique, qui seraient appelés à exécuter des interventions chirurgicales. Dans le même étage, on y a aménagé une salle destinée au stock des produits médicaux et autre matériel pour les besoins des différents services, ainsi qu’une lingerie. Concernant le sous-sol, M.Senouci, dira qu’il aurait fait exprès de laisser en dernier à visiter, car celui-là est destiné exclusivement à l’imagerie. Pour ce faire, la clinique, selon M. Senouci, compte acquérir des équipements médicaux de haute technologie, à l’image d’un Scanner haute définition, option : scanner coronaire, vasculaire, pulmonaire, Exploration du Côlon, Deo scan…etc, d’un IRM permettant d’effectuer de nouveaux examens de haute définition : Angio IRM- IRM dessin, IRM Cardiaque, Salle cathétérisme cardiaque et vasculaire de haute performance, Radiologie conventionnelle numérisée, Mammographie numérisée, Echographie de dernière génération. Grosso modo, le Summum de la technologie avec un personnel hautement qualifié. Un chef-d’œuvre de la science et de la médecine, s’il venait à se concrétiser, car les problèmes n’en manqueront pas et perdurent jusqu’à la minute où nous mettons sous presse le présent reportage. Les difficultés s’articulent autour d’un souci financier qui a entraîné des retards considérables dans l’accomplissement d’un rêve que tous les Mostaganémois dignes de ce nom regrettent amèrement qu’il ne soit pas encore réalisé. Les infrastructures, étant achevées à 100 % en 2005, et ayant coûté la bagatelle de 32 milliards de centimes, financées dans leur totalité par M. Senouci, propriétaire de l’établissement, détenteur de l’agrément officiel délivré par le Ministère de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière, restait la 2° tranche de l’investissement à savoir les équipements. Selon toujours notre interlocuteur, des commandes ont été passées par le biais d’un représentant basé à Alger, en présence de spécialistes et de conseils en la matière, à la firme américaine « Général Electrics », basée à Paris (France). Cette dernière, a répondu favorablement et s’est montrée disposée à fournir tous les équipements objet du bon de commande. L’enveloppe financière devant régulariser tous ces achats est de l’ordre de 30 milliards de centimes. Sur ce, l’investisseur a constitué un dossier de prêt en 2005, en bonne et due forme appuyé de tous les arguments juridiques et administratifs susceptibles d’avaliser la demande de prêt auprès de la banque, mais en vain. Depuis cette date, soit deux années, ce qui n’était pas évident au départ, aucune décision n’a été prise à ce jour, et le dossier reste sans écho. La clinique étant fermée depuis deux ans maintenant, mettra n’importe quel citoyen jaloux pour son pays dans un état second. Car il y a de quoi se poser des questions. La personne concernée, n’aurait certainement pas jeté la somme faramineuse de 32 milliards de centimes par les fenêtres, si elle n’avait pas toutes les garanties d’accomplir cette merveilleuse démarche, sachant par ailleurs, que la clinique une fois opérationnelle, prendra en charge selon les prévisions établies pas moins de 60 % des malades, avec des équipes qui travaillent selon le système 3X8, tout en assurant un service de transport de malades externes vers la clinique en mettant 3 ambulances à leur service. L’établissement ouvrira plus de 120 poste d’emplois toutes catégories confondues (Personnel médical, Paramédical et Administratif). M. Senouci Charef, tout ému, ne sachant quoi faire, n’a d’autre choix que d’interpeller les autorités locales, de lui apporter toute l’aide souhaitée pour venir à bout de ce projet qui tient beaucoup à tous les citoyens de la wilaya de Mostaganem et sera sans nul doute leur fierté. Un investissement colossal, rêve à moitié réalisé.

Amara Med
Dimanche 19 Avril 2009 - 21:58
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MOSTAGANEM
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