REFLEXION

LA CITE DE L’ALN-MOSTAGANEM VOMIT SES ORDURES : Les solutions existent… mais ?

Le problème de la gestion des ordures ménagères semble être difficile à solutionner eu égard à la situation dans laquelle s’engouffrent nos cités urbaines. S’agit-il d’une incapacité de gestion ou de manque de moyens ?



LA CITE DE L’ALN-MOSTAGANEM VOMIT SES ORDURES : Les solutions existent… mais ?
De prime abord, compte tenu de la situation qui perdure, il nous viendrait de suite à l’idée que le problème des ordures, ménagères, au niveau de l’ensemble de nos cités urbaines, est avant tout lié à l’absence de civisme des résidents. Il suffit de se poser la question : d’où viennent ces ordures ? Inutile d’attendre la réponse car elle est toute simple, à tel point qu’un gamin pourrait la donner sans avoir à réfléchir. S’il est en mesure de la donner c’est parce que le plus souvent c’es lui que la maman charge de déposer (pour ne pas dire jeter…) le sachet contenant les ordures là où tous les voisins déposent les leurs. Une fois la mission accomplie il a droit à une friandise ou à la permission d’aller jouer dans la rue. La cité de l’ALN, connue communément sous le nom de 800 (El 800) n’est pas un cas particulier. Tous les quartiers se ressemblent comme toutes les cités urbaines, d’ailleurs. Le même problème se pose. Les ordures ménagères jonchent le sol offrant un spectacle désolant voire écoeurant même. Toutes les solutions proposées par les services concernés de l’APC semblent loin de répondre à celle qui réglerait le problème définitivement. Les rares endroits réservés au dépôt des ordures ménagères ne répondent guère aux normes d’hygiène et de prévention des maladies dues aux différents parasites et insectes tels les moustiques, les mouches et autres. Le système des bennes n’a pas fonctionné non plus. Nous savons tous que ces endroits sont visités par les enfants qui cherchent on ne sait quoi et par les bêtes (chiens et chats) qui cherchent leur nourriture. Nous apprenons à juste titre qu’à Oran, l’une des grandes cités urbaines d’Algérie, le problème de l’hygiène de la ville à été confié à un bureau d’étude marocain, pour le quel travaille une douzaine d’experts que les autorités locales ont chargé d’élaborer une étude diagnostique visant la « mise à niveau de l’organisation de l’hygiène et de la gestion des déchets. » C’est à croire que nos voisins de l’Ouest sont en avance sur nous en matière de gestion des ordures ménagères et que chez nous les têtes pensantes se font rares. A notre humble avis il n’existe pas de problème insoluble. Les solutions existent, seulement il faut savoir les chercher là où elles sont censées se trouver ! A condition aussi de disposer des moyens nécessaires à mettre en œuvre pour y parvenir. Sinon, se serait peine perdue. Le tâtonnement comme le colmatage n’est pas des solutions à envisager du fait qu’elles ne règlent pas les problèmes d’une manière scientifique et raisonnable. Ces petites solutions, irréfléchies, prises à la hâte face à une multitude de problème ne font qu’aggraver la situation. D’ailleurs c’est ce qui se passe au niveau de nos cités. Les ordures jonchent le sol 24h sur 24 et témoignent d’une situation désastreuse. Nos élus semblent tourner le dos à leurs cités en laissant les problèmes s’accumuler, au lieu de s’atteler à la tâche, en impliquant le mouvement associatif, les comités de quartier, les imams et tous ceux qui sont susceptibles d’apporter leur contribution. Il y a un an à peine l’association « Les enfants de Tigditt » avait fait venir des jeunes espagnols pour nettoyer le quartier « le Belvédère ». Demain on demandera aux chinois, de le faire. A vrai dire il n’y pas que les ménagères qui jettent leurs ordures par-dessus les balcons des immeubles. Les commerçants, pour leur part, déposent leurs cartons vides à même les trottoirs qui, en principe, sans réservés aux prêtons. Un autre problème, concernant les éboueurs, est à prendre au sérieux. Lors de l’enlèvement des ordures ménagères il leur arrive d’en déverser sur la chaussée parce que pressés de finir leur tournée. Les balayeurs des rues, quant à eux, ils ne ramassent que l’essentiel c'est-à-dire le gros. Ce qui sous entend que nous sommes loin d’une gestion appropriée de la ville ; une ville propre où les résidents y trouvent leur bonheur et peuvent aspirer au bien-être.

M. Bentahar
Samedi 16 Janvier 2010 - 10:55
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MOSTAGANEM
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