REFLEXION

LA CHRONIQUE : L'obligation de paiement par chèque sera-t-elle efficace ?

La lutte contre la mauvaise gestion et la corruption qui se généralise tendant à être socialisée, implique avant tout l'efficacité des institutions et une moralisation de la pratique des structures de l'Etat eux-mêmes au plus haut niveau, niveau de dépenses en contradiction avec les pratiques sociales malgré des discours moralisateurs, avec cette montée de la paupérisation qui crée une névrose collective.



C’est seulement quand l'Etat est droit qu'il peut devenir un Etat de droit. Quant à l'Etat de droit, ce n'est pas un Etat fonctionnaire qui gère un consensus de conjoncture ou une duplicité provisoire, mais un Etat fonctionnel qui fonde son autorité à partir d'une certaine philosophie du droit d'une part et, d'autre part, par une assimilation consciente des besoins présents de la communauté et d'une vision future de ses perspectives. Dans ce cadre, la sphère informelle en Algérie est favorisée par l'instabilité juridique et le manque de visibilité de la politique socio-économique. Les entrepreneurs, qu'ils soient nationaux ou étrangers, demandent seulement à voir clair, du moins ceux qui misent sur les moyen et long termes (investissements inducteurs de valeur ajoutée contrairement à l'importation solution de facilité). Or, ils sont totalement désemparés face aux changements périodiques du cadre juridique, ce qui risque de faire fuir le peu de capitaux surtout en cette période de crise qui montre le rapatriement massif vers les pays d'origine et oriente les nationaux vers la sphère informelle. Que nos responsables visitent les sites où fleurissent l'informel de l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud, et ils verront que l'on peut lever des milliards de centimes à des taux d'usure mais avec des hypothèques, car il existe une intermédiation financière informelle. Le gouvernement ne peut empêcher cette pratique, ayant fait deux fois marche arrière. La dernière mesure a été d'exiger un chèque pour un montant supérieur à 500 000 dinars, mesure qui a été gelée en 2011 au même titre que la mesure précédente lorsqu'il avait été instauré l'exigence d'un chèque pour 50 000 dinars, officialisée au Journal Officiel par le décret exécutif n° 05-442 du 14 novembre 2005. Qu'en sera t-il de cette nouvelle mesure ? L''important est la mise en place de mécanismes de régulation transparents renvoyant à l'adhésion des citoyens – donc l'Etat de droit – et à la bonne gouvernance.

Abderrahmane Mebtoul
Dimanche 26 Juillet 2015 - 20:14
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