REFLEXION

LA CAMPAGNE ELECTORALE EN ATTENDANT LES URNES DU 29 NOVEMBRE 2012 :Le suspens

Qui sortira majoritaire des urnes le 29 novembre prochain ? Tout reste tributaire, cela va de soi, de la capacité des appareils des partis politiques à faire preuve d’une grande mobilisation de leurs militants au vu de la campagne, des programmes, et des candidats proposés aux électeurs.



LA CAMPAGNE ELECTORALE  EN ATTENDANT LES URNES DU 29 NOVEMBRE 2012 :Le suspens
Rien n’est acquis, car jamais les formations politiques algériennes n’ont été soumises à une telle situation .A  la mi- campagne électorale, la population semble toujours désintéressée des urnes, un sentiment  qui prédit aussi la grande abstention. Devant un vide d’institutions  de sondage d’opinion. À l’exception de quelques prétendues évaluations d’hommes politiques ou journalistes, aucun sondage d’opinion digne de foi n’a été organisé. Une telle vacuité devrait être comblée au vu de lever nombre d’équivoques.
 
Confusion générale
Dans cette confusion générale le mieux que l’on puisse dire, c’est que l’option démocratique est loin d’être installée dans notre pays. Avec une commission nationale de surveillance des élections locales boiteuse, rangée par une bataille politique sur fond de scandales financiers ; tiraillée aussi dans ces fronts par ses propres membres accusant  les uns les autres de se servir de l’argent du peuple au profit de leurs intérêts personnels, le doute continue de semer la peur au milieu des fractions politiques. Alors que certains chefs de partis islamiques épinent  la population par des discours accusateurs, quant à la transparence du scrutin, d’autres partis cherchent à maquiller leurs images en imputant sur le dos des décideurs  tous les maux de la société. Pour l’Algérie, l’échéance du 29 novembre constitue un défi  pour l’exécution  du programme de développement du président  quel que soit la tendance politique qui sortira vainqueur de ce scrutin.
 
FLN ,RND :je t’aime  moi non plus !
Si l’on croit  les deux leadeurs des  deux grandes formations FLN , RND, dont la rage de remporter la majorité s’explique par la montée en puissance des discours de Belkhadem, qui pari sur  le rafle 
de 1000 communes .Le Vieux routier de la politique, le parti du FLN  possède une architecture  diabolique –remplacer les mêmes par les mêmes pour éviter les surprises- le RND, quant à lui est un parti né des décombres de la jeunesse du parti  FLN, l’UNJA et les organisations révolutionnaires, c’est une formation qui prétend plaider pour une démocratie  qui gouverne contre un Islamisme menaçant. Pour Ouyahia , le patron du RND, il nécessaire de sortir vainqueur de cette course pour égueuler  tous les bouches qui l’accusaient auparavant de fraude quand il gérait le gouvernement et en même temps les opérations des échéances électorales .Aujourd’hui , hors du sphère du gouvernement , le défi et de plus en plus énorme pour concrétiser son souhait et  témoigner de la force de son parti sans aucun  soutien de l’état. L’impact des révolutions arabes ne présente  aucune menace ni même un changement sur la scène politique,pour la simple raison  que le peuple est enraciné dans la mémoire de la décennie noire  et pour le plus cher au monde n’acceptera de revivre le scénario des années 90.
 
Le MSP au secours des islamistes
Sans le parti de d’Abdallah Djaballah , qui a brandit tôt le drapeau blanc ; les autres partis islamiques qui fanfaronnaient pour un éveil islamique à l’image du parti d’En-Nahada Tunisien ou les frères musulmans en Egypte, se sont cassés les dents durant les dernières législatives et  ont vu leurs bases militantes dissipées. Le MSP qui vit sous le choc de la montée du Taj d’Amar Ghoul a été contraint de  faire alliance avec El-Islah et En-Nahda pour  confectionner ces listes de candidatures. Une alliance entre ces trois partis islamiques ne serait ni surprenante ni contre nature mais ne sera jamais majoritaire dans les prochaines  urnes. Toute la classe politique qui est appelé à jouer le match barrage du 29 novembre sera consciente des enjeux quel que soit la formation politique qui en sortira gagnante.  Mais avec la menace de l’abstention le jeu risque d’être dangereux.
 


Riad
Lundi 12 Novembre 2012 - 00:00
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