REFLEXION

L’utopie du pire



Il semble que notre époque se distingue par son incapacité d'entrevoir un avenir radieux à cause des menaces qui se pointent: réchauffement climatique, développement de nouvelles épidémies, accentuation des écarts entre riches et pauvres, surpopulation, raréfaction des ressources naturelles, etc. Cette vision pessimiste de l'avenir affecte non seulement notre faculté de rêver, mais aussi celle d'imaginer un monde meilleur qui pourrait inspirer la construction d'une société différente de la nôtre. Ainsi l'utopie, genre littéraire florissant à certaines époques, semble bel et bien en voie de disparition. Elle a été remplacée par la dystopie, l'envers de l'utopie, qui connait un important succès, notamment au cinéma. Déjà le film catastrophe américain s'est occupé de nous rappeler les innombrables menaces qui pèsent sur nous. La dystopie rend le mal moins arbitraire : le problème vient de l'être humain qui se bâtit un monde invivable. La plupart du temps, ces histoires se déroulent dans un avenir plus ou moins rapproché, mais elles sont bel et bien conçues selon le principe de l'exacerbation de problèmes qui existent dans le présent. Parmi ces utopies, l'idée d'une société sans classe, défendue par les ‘’naifs’’, permettait d'entrevoir un futur où les inégalités seraient réduites au minimum. D'autres ont vu dans la vie commune la façon idéale de se libérer des contraintes. Toutes ces idées se développaient en même temps que la crainte d'une destruction imminente de la planète par une guerre nucléaire ou de catastrophes environnementales dont on commençait à évaluer les dangers. Des anecdotes populaires montrent jusqu'où peuvent aller les injustices et la misère provoquées par les inégalités sociales. D'autres, imaginent tout simplement la fin du monde. Il existe toujours aujourd'hui un certain espace réservé à l'utopie, mais qui s'est passablement transformé. Non seulement l'utopie est-elle sabordée dans sa nature même de représentation d'une société idéale, mais elle devient un prétexte pour éliminer des propositions qui pourraient provoquer des transformations profondes dans l'intérêt de la majorité

Said
Vendredi 19 Septembre 2014 - 18:19
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CHRONIQUE
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