REFLEXION

L’informel persiste et signe à Sayada

Ils sont légion. Même le mauvais temps n’a pas eu raison de ces récalcitrants qui devraient labourer leurs champs ou faire paitre leurs chèvres au lieu de s’adonner au commerce là où est censé battre le cœur des wilayas de Mostaganem, Oran, Relizane.



L’informel persiste et signe à Sayada
Les Halles de Mostaganem, appelées communément Souk Ellil ne sont pas prêtes de plier à la règlementation.  Là où l’on vient s’approvisionner de Béchar même est devenu un champ libre à la pagaille et aux gros bras. La terre est désertée pour le gain facile et les campagnes environnantes manquent de main d’œuvre. Avant d’y accéder, en longeant la RN 90A, une baraque, chose interdite sur la voie publique, vous propose fruits et légumes.  Et puis des sachets à même le sol vous proposent pommes de terre, choux-fleurs, carottes et tomates  à des prix défiant toute concurrence. Moins de 40 dinars le kilogramme de pommes de terre, alors qu’elle fut acquise au prix de gros à 43 dinars le kilogramme. Vente à perte ? Que nenni. Le vol à la pesée est généralisé. Un sachet de pomme de terre d’un poids de 30 kg, vous  le payez  à 1200 dinars. Vérification faite, la balance est graduée en livres (lb), une unité de mesure anglo-saxonne. Vos 30 kg ne sont en fait que 14 ! Et vous aurez payé le kg de pommes de terre à 85 dinars le kg donc plus cher que sur les étals du marché de Tindouf ou Tamanrasset. Les préposés à la vente vous auraient escroqué  640 dinars. Ni impôts à payer  ni Tva  ni droits de stationnement ni droits de place et d’étalage et ceci constitue une perte  à l’Etat et une répercussion sur  les détaillants de tous bords aussi bien au niveau des  marchés règlementés que sur  les souks hebdomadaires. En plus, les mêmes faits ont été rapportés en début janvier de cette année. « Aucune mesure n’a été prise par les concernés à tous les échelons, s’étonne un citoyen, alors que commerçants, citoyens et presse  dénoncent avec vigueur des comportements indignes. Pourquoi laisser couver un mal qui risque de se généraliser aux dépens de l’autorité de l’Etat et du humble citoyen ? » Sur le côté ouest de Souk Ellil, contre la clôture,  se constitue un embryon de bidonville qui, du jour au lendemain constituera un nouveau Typhus,  la célèbre gangrène de Mostaganem, qu’il sera difficile d’éradiquer. Et l’on se rappelle les émeutes de juillet dernier qui ont dégénéré suite à un manque de vigilance qui a laissé des informels s’accaparer de lieux inappropriés au commerce et illégaux. Pourquoi doit-on relâcher ce qui peut dégénérer en émeutes,  pneus brûlés, jets de pierres, blessés et même mort d’homme quand on a l’occasion et les moyens de prévenir de tels comportements  et de démêler  ce qui pourrait devenir un enchevêtrement   difficile à démêler ?L’entrée à Souk Ellil est désormais payante pour les particuliers. Au moins une vingtaine de bras s’agitent autour du conducteur apeuré par tant d’agents préposés à lui soutirer  30 dinars. « A la tête du client »  est de règle, certains sont exonérés de cette nouvelle taxe et d’autres pas.
 Le véhicule est immobilisé à l’entrée à défaut des 30 dinars. En début d’août dernier, des  malfaiteurs ont extirpé une forte somme à un vieillard sur ce même souk tout en l’envoyant dans un état critique vers  les urgences médicales. Les agresseurs venaient d’un bidonville voisin, mais certainement habitué au marché et ce scénario risque de se répéter une énième fois.

Benatia B.
Samedi 11 Février 2012 - 10:55
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MOSTAGANEM
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