REFLEXION

L’impureté de l’âme



L’homme rechigne pour accomplir les bonnes actions tout en étant conscient et reconnaissant que ce manquement, semble une chose naturelle. Certes l’être humain de nature est inconditionnellement faillible et peut commettre des bavures, mais à des degrés différents de souillure de l’âme au point où le mal peut parfois se substituer au bien pour devenir un délice, une vraie délectation pour soi ou le plaisir de se morfondre devient une indescriptible béatitude. Alors le mal devient une vraie passion, et macule entièrement d’une vraie tache noire le cœur qui devient totalement insensible et ténébreux. Le moindre conseil se transforme en venin mortel qui se rejette et s’honnit telle la lèpre. Dans ce contexte, il a été rapporté par l’histoire qu’un de nos éminents érudit ayant tenté l’expérience de convaincre un de ces innombrables âmes impures de rechigner à sa dépendance vis-à-vis d’un de ces vices qu’est l’alcool, le possédant en entier tel un diantre fantomatique , tout en implorant de toutes ses forces le Créateur le tout puissant à exhausser son vœu pour que cette créature humaine pourra se débarrasser définitivement de son mal, mais à la grande désolation de ce savant est d’avoir constaté amèrement la réplique du fauteur de demander à Dieu de ne pas exhausser son vœu, car pour lui se débarrasser de ce vice est une peine affligeante pour son âme qui trouve son bonheur et sa plénitude qu’à travers l’ambroisie de ce liquide alcoolisé. Vraisemblablement, quant la sensation du plaisir devient une substance invétérée dans le mal, c’est le cœur en entier qui en jouit au lieu d’en pâtir. Un autre exemple parmi tant d’autres, l’un des Cheikhs, aurait voulu porter conseil à l’un de ses voisins très connu pour sa passion pour la drogue, notamment en ce mois sacré de ramadhan seule occasion propice pour se débarrasser définitivement de ce poison pernicieux, et reprendre gout à la vie afin qu’il soit guidé dans le droit chemin qui mène à Dieu. Malheureusement ces bons conseils ont été reçus comme un dard par ce fourvoyé qui osa hocher la tête en fixant de ses yeux exorbités le cheikh en disant, « Je vous en prie ne me met dans l’embarras, car j’ai déjà obtenu un visa pour l’enfer » ! C’était l’unique réponse inattendue prononcée avec acerbité par ce possédé, ce damné du mal dont le cœur et l’âme se trouvent irrémédiablement incrustés voire emprisonnés dans les plaisirs éphémères d’une vie impétueuse qui ne vaut pas une aile d’un insecte. L’homme ne pourra jamais être un vrai homme que s’il emprunte le chemin de la sagesse, qui pourrait le conduire inéluctablement vers la paix de son intérieur et la sérénité de son cœur, alors il pourra peut être atteindre le summum et devenir un « surhomme ».

G.A
Lundi 30 Août 2010 - 11:25
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CHRONIQUE
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