REFLEXION

L’humiliation de trop !



Enfin, un terrain d’entente a été trouvé entre le personnel gréviste et la direction d’Air Algérie. Pendant quatre jours, le trafic aérien de et vers l’Algérie a été fortement perturbé mettant sur le carreau des milliers de passagers à travers les différents aéroports tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Quatre jours de grève pour quatre longues journées d’humiliation pour des Algériens qui ont payé au prix forts leurs places à bord des avions d’une compagnie (nationale) qui n’a jamais pu se hisser au rang des compagnies internationales. Au-delà de cette grève qui a fait couler beaucoup d’encre, Air Algérie n’a jamais été gérée comme une entreprise commerciale à caractère public. En fait, elle doit sa survie à un monopole imposé et dépassé sur le transport aérien. Malgré les milliards engloutis à travers l’assainissement financier et l’achat de nouveaux appareils, la compagnie tourne toujours en rond. Toujours les mêmes tares à Air Algérie : mépris envers les passagers, manque de rigueur et de ponctualité dans la programmation, des scandales à répétition, manque de prévisions et de prévoyance, absence de communication et en plus des billets excessivement chers. Notre unique compagnie aérienne n’est finalement qu’une arrière cour pour un système dans lequel sont casés coquins et copains pour service rendu. L’incompétence et la médiocrité enfoncent davantage l’entreprise dans un bourbier qui fait honte au pays après un demi-siècle d’indépendance. Pendant que des milliers de passagers sont pris en otage, les pouvoirs publics se sont murés dans un silence de plomb qui en dit long sur une méthode, si singulière à nous, pour gérer des conflits sociaux. Les TV étrangères ont fait leurs choux gras des malheurs des passagers d’Air Algérie. France 24, TF1, Euronews, Al-djazira,… ont relayé ces images de détresse qui ont mis à mal l’image de l’Algérie. Pire, en cette journée symbolique du 14 juillet, le ministre des transports français, Thierry Mariani, a fait la leçon à notre ministère! En réunissant les différents partenaires pour mettre un terme au cauchemar des milliers de passagers bloqués et abandonnés à un mauvais sort, il a insisté sur les obligations de la compagnie (algérienne Ndlr) envers ses clients, notamment le devoir d'assurer l'information la plus complète aux passagers. A l’aéroport d’Orly, Un compatriote dépité et au bout des nerfs déclara : « ils nous abandonnent. On est pire que du bétail. Ils s’en foutent de notre sort. » Quelle honte ! Mais, notre frère n’a pas du tout tort. Nous sommes toujours les moutons et eux, toujours, les bergers. Partant de ce postulat là, on comprend mieux les agissements des bergers et l’attitude des troupeaux.

Adda Abdelwahab
Samedi 16 Juillet 2011 - 11:17
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CHRONIQUE
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