REFLEXION

L’hôpital !

Loin de nous d’apporter une quelconque appréciation sur la compétence de tel médecin ou tel spécialiste, comme il ne nous appartient pas d’ailleurs de juger la gestion des centres hospitaliers dans notre pays, toutefois, il est de notre devoir d’informer l’opinion publique et de relever les insuffisances constatées.



L’hôpital !
Il n’ y a pas lieu de mettre en avant un exemple précis pour la simple raison que tous les hôpitaux d’Algérie se ressemblent en matière de prestations médicales et de soins et sont confrontés aux mêmes réalités dans le cadre des missions qui leur sont dévolues. En effet, des patients qui vont se faire soigner dans certains hôpitaux en ressortent parfois plus malades qu’à leur arrivée. La négligence, le manque cruel de professionnalisme et d’hygiène en seraient les principales causes, selon certains témoignages. Les erreurs médicales se multiplient dans de nombreux centres hospitaliers. Négligences, fautes médicales, incompétence, prise en charge insuffisante…Pas un jour ne passe sans qu’un accouchement ne tourne au drame dans l’une des maternités du pays. Le manque de moyens matériels et l’organisation sont souvent évoqués par les spécialistes. Les dysfonctionnements dans ces structures, ces derniers temps, montrent, on ne peut plus clair, que des cas de fautes médicales , de négligence et d’insuffisance de prise en charge se multiplient de plus en plus. Le nombre de cas de morts révèle l’ampleur du phénomène, la situation est telle que certains établissements hospitaliers publics sont taxés de « Lits de mort ». Des patients qui ne cachent pas leur colère, racontent leurs mésaventures à qui veut les entendre, ils déplorent surtout le comportement négligeant du personnel médical et paramédical, le laisser-aller et le manque de professionnalisme chez cette catégorie de personnel. Pas seulement, le manque d’hygiène et l’insalubrité qui y règnent vous donnent la nausée, vecteurs d’infections nosocomiales, les vestibules bondés de gens à des heures interdites à la visite, telle une rue commerçante en plein centre ville. Une situation intolérable et inacceptable , résultat d’un « Je-m’en-foutisme généralisé à l’Algérienne ». Le secteur de la santé dans notre pays est malade, voire très malade et ceux qui sont à son chevet sont plus malade que lui et c’est là toute la difficulté. Pour preuve, aucun de nos dirigeants politiques ne s’aventurerait à être admis dans une structure médicale algérienne, ils sont tous transférés en urgence soit à Val-de-Grâce, ou à la Pitié ( Salpêtrière) ou encore à Cochin. Il ne faut pas se leurrer, le mal est plus profond et il est temps d’opérer une refonte de la politique de la santé publique dans notre pays, la situation est très grave.

Amara Mohamed
Jeudi 10 Septembre 2009 - 08:14
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CHRONIQUE
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