REFLEXION

L'habitat rural à Aïn Tedles: des familles en attente et des projets en perspective.



L'habitat rural à Aïn Tedles: des familles en attente et des projets en perspective.
La daïra d’Ain-Tedeles est avant tout une région à vocation agricole par excellence, une pièce maitresse, qui contribue généreusement dans la production agricole de par la fertilité de ses terres et la qualité de sa main d’œuvre.

Ainsi la région se constitue plus particulièrement de zones rurales, composée dont la totalité par plus de soixante douars, à travers les quatre localités d’Ain-Tedeles, Sour, Oued-El-Kheir et Sidi-Belattar, où le problème de logement se pose intensément, vu le nombre important de dossiers et de demandes déposés au niveau de l’administration, et ce malgré les efforts déployés par l’état dans ce cadre.

Il est évident que la daïra d’Ain-Tedeles a déjà bénéficié de plusieurs programmes d’habitat rural, à l’instar des autres communes de la wilaya, pourtant certains douars se disent toujours objet d’un manque flagrant, au moment ou d’autres n’arrêtent pas de crier à l’injustice par rapport au nombre de logements attribués pour chacun.

La réalisation des différents projets de « logement rural », entre dans le cadre de l’actuelle politique de l’état, comme meilleure formule à fixer les populations rurales dans leurs régions, au profit de l’agriculture et au service de la terre, et éviter par conséquent tout exode vers le milieu urbain. Pourtant ce processus commence désormais à prendre un caractère plutôt social, quant à revenir aux centaines de demandes de familles les plus démunies qui se disent des plus légitimes et qui manifestent par conséquent leur cri de colère et de mécontentement.

Passé de 50 à 70 millions de centimes, coût estimé d’un logement « Fonal », cette aide de l’état a mis d’avantage l’eau à la bouche des différents postulants, dans la mesure où la construction d’une pièce, d’une cuisine, des sanitaires et clôture, demeure pratiquement extensible.

A la joie de sa population, la commune de Sidi-Belattar connaitra dans le cadre de ce nouveau programme la réalisation de 70 logements ruraux à titre exceptionnel, par rapport aux autres communes de la daïra, dans le seul but de créer l’équilibre en liaison avec les anciens quotas attribués.

Cerise sur le gâteau, avec la part du lion, et une liste soigneusement arrêtée, le problème du logement sera relativement atténué à la commune de Sidi-Belattar dont le besoin et la souffrance de la population seront probablement allégés, surtout du coté des douars de Mezaraâ, Oouled-Belakhal, Khouassa, ainsi que du douar Sidi-Amar, l’un des plus éloignés.

La commune d’Ain-Tedeles, quant à elle, vient de bénéficier de 50 logements ruraux, les enquêtes sur terrain touchent à leur fin , elles ont pratiquement duré en vu du nombre consistant des dossiers déposés, et surtout en raison de la situation compliquée de certains grands douars qui regroupent à leur tour d’autres bourgades , tel douar Khedaichia qui compte à lui seul une grande majorité des cas et demandes à traiter. Par ailleurs la commune de Sour avec un quota de 60 logements, vient à peine d’entamer la procédure de travail des brigades, dans la perspective de toucher cette fois-ci, les douars les plus vastes ou démunis notamment Adjissa et Hachasta Ammour.

La commune d’ Oued-El-Kheir, et malgré le nombre de logements attribués dans ce cadre, au cours des années écoulées, reste un réel pépin, en rapport avec la situation générale de l’habitat et surtout en liaison avec la nature juridique des terrains objet de construction souvent en litige entre de nombreuses familles issues de la même localité, 50 logements à distribuer dans cette commune n’est surtout pas une tâche aisée, elle est même une responsabilité lourde à assumer vis-à-vis d’une population qui se voit toute prioritaire, notamment dans les douars les plus démunis à savoir Guenainia, Beni-Yefren, Kellailia, Selamnia et Sidi-Ladjel.Les différents douars Tédléssiens vivent ces temps-ci au rythme du Fonal entre la joie d’une famille qui a déjà reçu les éléments de la brigade d’enquête et qui espère figurer sur la liste et attente pour l’autre qui n’a pas encore reçu la visite des enquêteurs, qui demeure une étape obligatoire. La longue attente provoque parfois chez ces familles un désarroi inexplicable.

Wahida Tayeb
Dimanche 17 Mai 2009 - 08:05
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MOSTAGANEM
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