L’exode rural : La classe conservatrice victime de son éducation

Scientifiquement et socialement parlant et par expérience et surtout à titre d’exemple à savoir que dans le domaine agricole lorsque l’on déracine un arbre de ses origines et qu’on le plante ailleurs à savoir sur une terre non fertile ou non conforme à ce genre de culture, cet arbre ne pourra jamais donner ses fruits. Cet exemple pourrait être calqué sur ce fléau social qui est l’exode rural.



L’exode rural : La classe conservatrice victime de son éducation
Qui est responsable de l’exode rural ?
 Ce phénomène d’exode rural est un fléau social à l’échelle internationale et surtout dans les pays sous développés ou en voie de développement  et  en guise de référence   en Algérie où le problème se pose avec acuité. Une société rurale qui depuis la nuit des temps vit de la terre et de ses dérivés  et ayant sa culture obsolète, ses us et coutumes  entachés de préjugés  et d’obscurantisme  ne pourra jamais donner un plus à quelque niveau que ce soit pour le développement du pays sauf dans leur milieu qui est le monde rural car  le monde rural et le monde citadin sont deux mondes diamétralement opposés. Mais posons nous la question de savoir  qui peut on accuser et rendre responsable de ce genre de situation ? Peut-on leur en vouloir et les rendre responsables de tout ce qui résulte de cet exode rural en masse dans les villes ?  Pour comprendre ce genre de phénomène  à savoir l’exode rural qui par la force des choses est devenu un fléau social  entrainant avec lui tel un tsunami tout sur son  passage,  il faudrait revenir environ deux siècles avant pour pouvoir faire la genèse et l’historique  de ce mal qui ronge la société depuis l’indépendance de l’Algérie en allant crescendo.  Tout d’abord, il faut  incriminer le colonialisme français  qui avait deux objectifs malsains  en nous colonisant  à savoir  un but économique d’une part car il agonisait économiquement et donc nous spolia de tous nos biens matériels entre autres l’agriculture car l’Algérie était le poumon de l’Europe  et donc les populations les plus  affectées  étaient les populations rurales et d’autre part son second objectif était  l’impact idéologique  qu’il voulait à tout prix atteindre à savoir ébranler la société algérienne  dans son âme et donc  essayer de la rendre païenne et la vider de son idéologie  (Islam)    ainsi que de sa culture arabo musulmane . C’était les objectifs essentiels que s’était tracé le colonialisme français en Algérie. Un grand penseur algérien dans ses réflexions  disait : «  Un peuple ne peut être colonisé que s’il est colonisable ». C'est-à-dire  qu’il faudrait que toutes  les conditions négatives soient réunies  pour  pouvoir être colonisé.  Durant 132 ans  de colonisation, les colons ont appauvri le peuple algérien matériellement à savoir  qu’ils l’ont spolié de ses terres et réduit à la misère en utilisant toute sorte de stratégie pour pouvoir l’asservir et le vider de toute substance pouvant  l’élever au rang d’être humain bénéficiant de droits et devoirs comme le stipule si bien leur déclaration des droits de l’homme de1789 et dont  les français sont si fiers  mais qui ne reflétait absolument  rien de tout cela  et qu’ils piétinaient sans scrupules  et sans vergogne alors qu’ils prétendaient venus nous civiliser  mais malgré tous les moyens de coercition  mis en œuvre  afin de  nous déraciner de  nos valeurs morales et religieuses mais cela a été un pari de prime abord perdu d’avance car le peuple algérien avait une foi inébranlable  et c’est  devant  cette richesse morale et religieuse  bien ancrée dans le moi de l’algérien que la France  a abdiqué  devant  la ferveur et l’obstination incommensurable du peuple algérien  qui voulait vivre libre et indépendant à disposer de soi même car la France a essayé par tous les moyens possibles et inimaginables  pour soit disant nous intégrer en  utilisant toute sa démagogie et son mensonge mais malheureusement  comme le disait si bien l’un des présidents américains en l’occurrence  M. Abraham Lincoln : « On peut tromper un homme toujours, on peut tromper un peuple quelques jours, mais on ne peut pas tromper un peuple toujours » .
Un peuple trahi par la « boulitique »
  Donc un peuple ne peut pas être convaincu par des paroles mais par des actes.  Le peuple algérien sorti vainqueur de cet enfer qui est le colonialisme croyant  aux belles promesses de ses compatriotes dirigeants algériens qui lui ont promis   monde et merveilles et une vie meilleure imprégnée  de justice sociale et de bien être   a été d’une manière ou d’une autre trahi car après avoir cru aux belles promesses de leurs dirigeants  à savoir  instaurer une politique basée sur les principes islamiques et une politique conforme aux réalités sociales algériennes  à laquelle ils ont dévié et  ont opté  pour  un  système politique sclérosé  qui n’est autre que le socialisme dont  ils étaient les fervents défenseurs durant  la révolution du fait  que les intérêts personnels primés  sur l’intérêt  général. En somme, ceci créa un choc  entre les intérêts  des dirigeants et leurs convictions , ce qui entraina  le peuple vers une politique qui  ne pouvait être qu’une dictature plus ou moins déguisée par des  slogans car si l’Islam a été la barrière  à toutes les initiatives de dépersonnalisation du peuple algérien pendant un siècle, comme il a été le ferment idéologique de son effort héroïque pendant les années de la révolution et donc si le climat moral dans lequel nous vivons depuis l’indépendance s’est tellement détérioré et est arrivé à son summum,  c’est précisément parce que la politique officielle instaurée sous le règne culturel des transhumants a oublié ou négligé de garder  pour support  l’idéologie   islamique qui avait soutenu l’effort  révolutionnaire et pouvait encore fournir un support à l’édification sociale après l’indépendance  mais un Islam pas comme il est conçu actuellement par certaines tendances, ce qui entraina à la mise en place d’une politique sans morale.  Donc à ce niveau, on peut se demander,  en faisant une rétrospective  historique de l’Algérie, nous    constaterons amèrement que quand  on hurle dans la foire, quand on gesticule, quand on parle au peuple uniquement de ses droits, sans lui rappeler ses devoirs, quand on prône les modalités de facilité, on fait de la « boulitique ».  Dans ce contexte, il  y a lieu d’expliquer et  de définir ce qu’est la politique  qui est appliquée dans les pays occidentaux  et la « boulitique » c’est celle qui est appliquée   dans les pays sous développés ou en voie  de développement  à savoir que la  politique  est une réflexion  sur la manière de servir le peuple  et œuvrer pour son bien être et son épanouissement  et c’est ce qui  se passe dans les démocraties occidentales quant à la « boulitique » c’est une somme de hurlements, de gesticulations pour se servir du peuple en le dupant par des  discours fleuves  qui en fin de compte ne  donnent aucune solution aux différents problèmes dont a hérité le peuple algérien  après 132 ans de colonisation car les systèmes politiques hybrides mis en place par nos premiers dirigeants de l’époque étaient obsolètes et révolus.  Voulant  imiter  leurs confrères socialistes (Chine, URSS),  dans leurs systèmes, ils ont malheureusement inversé les choses à savoir  qu’au lieu de commencer par la révolution culturelle qui est la base   du développement  d’une société  qui avait besoin de  l’éducation  et  du changement des mentalités de tout  un peuple qui venait de se libérer des griffes d’un monstre ( le colon) grâce à sa foi et sa témérité.  Contrairement à tout cela, nos dirigeants abandonnèrent  l’agriculture d’une certaine façon et donnèrent le coup de grâce au monde rural par  le choix de la révolution agraire et en parallèle industrialisèrent le pays à outrance et ce fut une occasion  en or pour cette population rurale  d’où une migration définitive et massive  des campagnes vers les villes    soit disant  pour un monde meilleur (la ville) dont ils ont été privés depuis des siècles et auquel ils aspiraient  depuis des lustres. 
Les conséquences  de cet exode rural
Malheureusement  c’est un système  auquel ils n’étaient pas préparés.  Assoiffés    et avides  de jouir de tous les bienfaits soit disant  de citadin, se ruèrent vers les villes pour essayer de s’accaparer  de tout  et se mettre au même diapason  que le citadin  mais c’était peine perdu  car la vie de citadin s’acquiert au berceau et c’est pour cela que ne pouvant l’acquérir et la vivre sainement on l’acquiert par la violence à outrance,   le dérapage,  le vol,  la prostitution,  et la corruption où tous les moyens sont bons pour y arriver et à cela s’ajoute le laxisme , le laisser faire  et l’absence  de l’Etat en tant qu’autorité pour maintenir l’ordre et réguler la société car un Etat fort doit détenir trois choses à savoir  l’Autorité, l’Ordre et la Justice. Envahissant la ville de toutes parts tels des rapaces et d’une façon anarchique  se retrouvant  confrontés  à une réalité amère  de la ville à savoir que ce n’était pas l’Eldorado dont ils rêvaient.  Mais  constatant que l’étau se resserrait contre eux  et se retrouvant pris entre  le marteau et l’enclume et ne pouvant faire marche arrière, ils ont décidé de s’imposer dans la société en employant la force et la violence  à savoir  semer la terreur en ville et créer une psychose  à travers la population    pour pouvoir  régner en maitre. Par ailleurs, pour pouvoir s’infiltrer dans la société citadine, ils essayent tous les moyens possibles et imaginables pour tisser des liens et des alliances  en essayant de se marier avec des jeunes filles citadines pour faire partie des grandes familles citadines  et cela à part entière mais malheureusement et du fait que ce sont deux milieux différents sur tous les points à savoir sociologique, culturels et   us et coutumes conduira inéluctablement au divorce avec tous les dégâts qui peuvent en résulter.  Donc, nous pouvons dire que la classe moyenne conservatrice  est victime de son éducation devant  ce royaume des gueux. En conclusion, nous pouvons dire que si Science sans conscience n’est  que  ruine de l’âme, une politique sans morale ne peut être que la ruine d’une Nation.   

Benyahia El Houcine
Mercredi 30 Mai 2012 - 21:36
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TRIBUNE LIBRE
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1.Posté par Ghodbane3labladi le 31/05/2012 00:46
Il ne faut pas mélanger et confondre déplacement des populations et exode rural ; il faut aussi éviter l'opposition simpliste et manichéenne paysan/citadin. A la veille de l'indépendance il y avait à Mostaganem parmi les autochtones, dans la périphérie, un sous-prolétariat urbain, des petits artisans, des petits commerçants, quelques moyens ou gros commerçants, et dans la partie européenne de la ville , quelques rares fonctionnaires et une petite communauté constituée surtout de "kouroughlous". Dans les campagnes, il y avait aussi un sous-prolétariat rural, des petits propriétaires et de gros propriétaires terriens qui constituaient l'aristocratie rurale. C'est parmi les enfants de ces deux dernières catégories que l'Algérie indépendante recruta la plupart de ses fonctionnaires.En 1975 je fut affecté par le Ministère de l'Education dans un lycée à Mostaganem en qualité de professeur. A l'époque il n'y avait aucun lycée dans les villages alentours. Un jour que je me rendais à mon village après une journée de travail, un énergumène me traita de 3roubi. Je lui ai répondu que le citadin qu'il était devrait me payer en devises comme mes collègues coopérants techniques (CT) de l'époque ou me construire un lycée dans mon village. C'est chose faite maintenant et je suis retourné chez moi.

2.Posté par Ghodbane3labladi le 31/05/2012 13:57
J'ai oublié de rappeler que Mostaganem se flatte de posséder parmi ses "sujets" le 3roubi métis Sidi Lakhdhar BenKhlouf et les deux autres 3roubia le Cheikh Hamada et le Cheikh El Djilali Aïn Dédlès. Le "Mostaganémois de souche" Maâzouz Bouadjadj est fier de chanter les poèmes du 3roubi métis Sidi Lakhdhar BenKhlouf. Il faut rappeler aussi que la waada de Sidi Lakhdhar Benkhlouf ne se déroule pas à Tabbana ou à Kadous El Meddah mais à Sidi Lakhdhar, chez les 3roubia.

3.Posté par Bendjeffal le 04/09/2012 11:47
MR Benyehia , veut bien passer la banir la France, qu'il considère responsable de la ruralisation de la ville. Il est un peu naif Notre Benyehia, car il croit que la France, les USA et les autres pays, n'ont dans leurs villes (urbaines) que les citadins, et qu'il est possible selon les lois démographiques et économique, de faire développer une ville seulement en autarcie. Désolé, il faut revoir toute ta philosophie.





Edition du 25-05-2013.pdf
4.3 Mo - 25/05/2013






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