REFLEXION

L’exil !

Entre 1993 et 2003 plus de 100 000 algériens ont demandé de l’asile. A cette époque, seule la violence terroriste était à l’origine du flux migratoire qui a touché principalement les universitaires, journalistes et autres intellectuels. Mais maintenant quelles sont les raisons ?



L’exil !
L’exil, ce phénomène qui commence à gagner les algériens, nous donne le frisson dans le dos. Ils sont de plus en plus à vouloir quitter le pays pour s’installer sous d’autres cieux, sur des terres plus clémentes et plus tolérantes. Généralement, les algériens optaient pour des destinations en Europe, plus particulièrement la France qui a constitué pendant fort longtemps la destination privilégiée des prétendants à une vie meilleure, eu égards aux liens historiques tissés entre les deux pays, mais la tendance s’inverse, après le vieux continent, c’est vers d’autres destinations que les nationaux jettent leur dévolu, à l’image de l’Afrique du Sud. En effet, selon le délégué de l’UNHCR-Algérie, pas moins de 178 demandes d’asile d’algériens ont été enregistrées par l’agence en 2008 pour ce pays. Ils étaient majoritairement des algériens de conditions modestes qui tentaient leur chance au-delà de la méditerranée, contrairement à aujourd’hui, où toutes les couches de la société sont touchées par les phénomènes de l’éxil et de l’émigration clandestine. Cette nouvelle forme d’émigration algérienne pose, néanmoins la problématique de la fuite des compétences, car il ne s’agit plus de ces oisifs ou de ces chômeurs qu’on leur tourne le dos, mais malheureusement de l’élite qui vit un mal être à l’égard duquel les pouvoirs publics demeurent indifférents et impuissants. La vision de l’état dans ce contexte n’a certainement pas changé depuis des lustres, où l’émigration était perçue comme un moyen d’atténuer la pression démographique insoutenable, notamment en termes d’emploi de jeunes. A ce jour, toutes les politiques de l’état en matière de prise en charge des jeunes ont échoué, aucun résultat probant digne d’être signalé, les textes existent peut-être, mais l’application et la prise en charge ne suivent pas et c’est là toute la difficulté . La première barrière demeure bien sûr la corruption au niveau des services décentralisés de l’état, s’ajoutent la bureaucratie et le manque de formation. Ce sont là, à notre humble avis, les principaux éléments qui sont à l’origine du mal être de nos compatriotes et facteurs qui ont poussé notre élite à l’éxil et notre jeunesse à l’aventure meurtrière. Les chiffres sont de plus en plus inquiétants et démontrent si besoin est, le malaise des algériens qui n’en peuvent plus, le parcours du combattant n’a que trop duré pour eux, ils lèvent les bras, ils capitulent mais toujours avec cette volonté de partir là ils pourront s’exprimer et s’épanouir librement et sans contraintes.

Amara Mohamed
Vendredi 21 Août 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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