REFLEXION

L’exemple de Zouvga



L’article intitulé ‘’Zouvga la république villageoise’’, paru dans El watan du 7 juin, sous la plume de notre confrère Djamel Alilet, a retenu notre attention en ce sens qu’il relate un système de vie communautaire vieux comme le monde et qui, au fait, existait un peu partout en Algérie, plus particulièrement dans les villages et les douars. Si les habitants de Zouvga sont revenus vers cet ancien système c’est parce qu’ils sont conscients qu’il n’y a pas meilleure solution que de se prendre en charge par eux-mêmes. IL est des problèmes ou des situations, dans une communauté quelconque, que seuls les citoyens sont en mesure de gérer. Les Ibadites (Mozabites) ont conservé jusqu’à l’heure actuelle ce système de fonctionnement, aussi bien à Ghardaïa, qu’à El Ateuf, Mélika, Benisguène et autres. Ce mode de fonctionnement, ne demande rien d’autre que de la volonté, la disponibilité et l’esprit d’initiative. Un système fondé sur le collectif, car il y va de l’intérêt de tous les citoyens résidant au sein d’une même communauté. Cette pratique avait pour nom ‘’Touiza’’ qui consistait à s’entraider dans l’accomplissement de certaines tâches telles la construction d’une maison, le creusage d’un puits, travaux des champs etc... Lors des mariages ou décès tous les voisins aidaient les familles concernées par une contribution en numéraire. Cette aide leur permettait de faire face aux dépenses exigées par ces cérémonies. Tous les habitants se connaissaient entre eux et il n’y avait aucune différence entre les pauvres et les riches. Après l’indépendance, malgré qu’il en reste quelques traces dans certains douars ou villages, cette pratique a disparu progressivement pour laisser place à l’individualisme et ce, pour diverses raisons. D’abord parce qu’il y a eu éclatement des composantes sociales dû à l’exode rural. Le changement de mode de vie a perturbé en quelque sorte l’esprit communautaire, parce qu’en ville c’est le chacun pour soi. Puis ce fut au tour des jeunes de quitter leurs familles soit pour poursuivre leurs études dans les universités, soit pour rechercher un travail ailleurs. Tous ces bouleversements ont fait que l’esprit communautaire n’a pas pu se maintenir. Certes, on trouve aujourd’hui dans certains villages ou quartiers de la ville une autre forme de participation collective, par le biais de cotisations financières, qui consiste en l’achat d’une tente, de nattes et quelques ustensiles de cuisine que les uns et les autres utiliseraient lors des cérémonies duiverses. Tous ceux qui ont lu cet article se sont certainement interrogés sur ce dont sont capables les hommes quand ils décident de conjuguer leurs efforts pour le bien-être de la communauté et la sauvegarde de l’intérêt collectif. Ce sont là des principes islamiques sans plus.

Réflexion
Samedi 11 Juin 2011 - 10:37
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CHRONIQUE
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