REFLEXION

L’exécutif sous pression

C’est une affaire de quelques jours seulement, le gouvernement doit se prononcer sur le projet de loi criminalisant le colonialisme français, déposé par 125 députés le mois de février dernier.



L’exécutif sous pression
En effet, le 28 avril date butoir pour l’exécutif pour se prononcer sur le projet transmis par l’assemblée nationale. Mais les choses ne sont pas aussi aisées qu’on pouvait le penser. Il y a comme un recul qui se fait sentir de la part des autorités, pas dans le sens d’enterrer définitivement le dossier, mais de poursuivre dans le même sens en adoptant de nouvelles formules plus ambitieuses et qui s’étaleront à toutes les anciennes colonies pour que celles-ci puissent constituer un front uni et solidaire dans le sens de la criminalisation du colonialisme français. Pour ce, l’Algérie a déjà entamé des démarches auprès de nombreux pays concernés en Afrique et en Asie. Cependant, d’autres acteurs entrent en jeu et ne se sentent nullement concernés du moins pour l’instant par cette démarche et veulent que le gouvernement aille jusqu’au bout de ses engagements, à l’image de l’association du 8 Mai 1945 qui insiste sur l’adoption du projet de loi portant criminalisation du colonialisme français et qui affirme par ailleurs que toute tentative qui viserait de saborder cette initiative ne travaillera que les intérêts de la France. A l’état actuel des choses, le gouvernement est soumis à de fortes pressions. Accepter le projet de loi pourrait éventuellement précipiter les relations entre les deux pays dans une crise plus profonde, ce qui provoquerait entre autres des poursuites pénales au niveau des juridictions internationales contre des personnalités et d’anciens militaires français ayant participé à des massacres perpétrés en Algérie durant la guerre de libération nationale. Et de ce fait la France pourra dire adieu à son statut de patrie des droits de l’homme. Et c’est à ce moment là que commencera le jeu du chat et de la souris. Chacun des belligérants déterra ses armes longtemps mises en veilleuse pour le grand jour. Le patriotisme et le nationalisme d’Ouyahia seront-ils suffisants pour que l’homme aille jusqu’au bout de cette aventure politique ? N’y aurait-il pas un risque pour sa carrière ? En tout état de cause, l’opinion publique algérienne est plus que favorable pour l’adoption du projet, les algériens sont prêts à soutenir leur premier ministre jusqu’au bout, car ils estiment qu’il s’agit d’une réparation historique et une raison plus que valable pour les pouvoirs publics pour répondre aux initiatives tendancieuses et malveillantes des français qui n’ont pas hésité un seul instant à inscrire l’Algérie sur la liste noire des pays à risque terroriste. Par ailleurs, des élus et des historiens s’accordent tous à exiger de la France de présenter des excuses officielles au peuple algérien pour pouvoir non pas oublier le passé qui ne veut pas passer, mais de tourner au moins la page et rebondir vers un avenir meilleur dans l’intérêt des deux peuples. Les choses ont atteint un point de non retour hélas.

Amara Mohamed
Mardi 27 Avril 2010 - 11:55
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NON-DITS
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